A l’occasion de la publication de son dernier Observatoire Interkab, La Boite Immo s’est adossé à Eloa.io afin de dresser le portrait de l’emprunteur type au premier trimestre 2026. Quel âge a-t'il en moyenne ? Quels sont ses revenus ? Et son apport moyen ?
Voici les
résultats, comparés au dernier trimestre 2025.
Un emprunteur de 38 ans, avec un revenu moyen de 3 715 €
Au 1er trimestre 2026, l'emprunteur type est âgé de 38 ans en moyenne et
perçoit un revenu mensuel moyen de 3 715 €, en hausse de 5% par rapport au
trimestre précédent. La majorité des acquéreurs sont des primo-accédants
(58,1%, en progression de +6,4 points), tandis que les acheteurs hors primo
représentent 41,9% du marché (-6,4 pts).
La résidence principale, moteur écrasant du marché
Sans surprise, 85% des projets concernent l'acquisition d'une résidence
principale (+1,8 pt), confirmant la dominance de ce motif d'achat.
L'investissement locatif représente 12,4% des projets (-0,5 pt), la résidence
secondaire 1,8 % (+0,6 pt), et la renégociation d'achat 0,8 % (-0,7 pt).
Les maisons devant les appartements, l'ancien largement majoritaire
En termes de type de bien, les maisons représentent 52% des transactions
(-2,4 pts), devant les appartements à 48% (+2,4 pts). L'ancien domine très
nettement avec 92,7% des ventes (-2,9 pts), contre 7,3% pour le neuf (+2,9
pts).
Des caractéristiques de prêt qui reflètent un marché sous tension
Les données relatives aux prêts immobiliers confirment l'effort accru
des ménages pour accéder au crédit :
● Un apport moyen de 83 926
€ (+20 %)
● Un capital emprunté moyen
de 243 296 € (-5 %)
● Une durée moyenne de prêt
de 272 mois (-5 mois)
● Une mensualité moyenne de
1 129 € (assurance comprise, +1 %)
Selon Olivier Bugette, CEO La Boîte Immo :
« Les chiffres de ce trimestre confirment une réalité que nous observons sur
le terrain : le marché redémarre, mais il ne se normalise pas encore. La
progression des primo-accédants est un signal encourageant — ce sont eux qui
donnent de la profondeur au marché. Mais la hausse de 20 % de l'apport moyen
dit quelque chose d'important : le crédit n'est plus le principal verrou, c'est
la solvabilité qui est devenue le vrai filtre. Les acheteurs sont là, ils ont
des projets, mais ils arbitrent davantage. Le marché repart, il devient aussi
plus sélectif. »
Des taux qui se stabilisent, avec des disparités régionales marquées
Les taux moyens des crédits immobiliers au 1er trimestre 2026
s'établissent à :
|
Durée |
Évolution |
|
|
10 ans |
2,9 % |
0 pt |
|
15 ans |
3 % |
0 pt |
|
20 ans |
3,2 % |
+0,1 pt |
|
25 ans |
3,3 % |
0 pt |
Sur le plan régional, les écarts sont sensibles selon la durée d'emprunt
:
|
Région |
10 ans |
15 ans |
20 ans |
25 ans |
|
Île-de-France |
3 % (+0,4 pt) |
3 % (0 pt) |
3,1 % (+0,1 pt) |
3,2 % |
|
Provence-Alpes-Côte
d'Azur |
2,7 % (-0,2 pt) |
3,1 % (-0,2 pt) |
3,4 % (+0,2 pt) |
3,3 % (-0,2 pt) |
|
Auvergne-Rhône-Alpes |
2,7 % (-0,4 pt) |
2,8 % (-0,7 pt) |
3,2 % (0 pt) |
3,3 % (0 pt) |
|
Nouvelle-Aquitaine |
3,0 % (+0,3 pt) |
3,1 % (0 pt) |
3,2 % (0 pt) |
3,3 % (-0,1 pt) |
|
Occitanie |
2,9 % (-0,1 pt) |
3,2 % (-0,4 pt) |
3,2 % (0 pt) |
3,5 % (-0,2 pt) |
L'Occitanie se distingue avec le taux le plus élevé sur 25 ans à 3,5 %, tandis qu'Auvergne-Rhône-Alpes et PACA affichent les conditions les plus favorables sur 10 ans à 2,7 %.


