Les taux de crédit immobilier ont connu une faible remontée courant
janvier. Cette hausse est le fruit de la pression sur les coûts de
refinancement portés par les atermoiements autour du budget de l’Etat et l’OAT
10 ans, dont le taux a dépassé les 3,5% durant tout le mois.
Les perspectives d’un
accord sur le budget et l’arrivée du printemps, traditionnellement propice au
maintien des taux de crédit, devraient permettre de maintenir les taux à un
niveau proche de celui de janvier sur les mois à venir.
Quelques points de plus
pour les taux de crédit immobilier
En janvier, les taux de
crédit immobilier ont donc subi de légères hausses, quelle que soit la durée,
restant en moyenne dans une fourchette comprise entre 3,10 et 3,40 %. Sur le
mois, CAFPI a ainsi obtenu en moyenne pour ses clients des taux de :
• 3,18 % sur 15 ans (+7
centièmes par rapport à décembre 2025)
• 3,27 % sur 20 ans (+2
centièmes)
• 3,39 % sur 25 ans (+
4 centièmes).
Dans ces conditions,
les meilleurs profils connaissent également une légère remontée des taux
pratiqués, avec une hausse généralisée de + 5 centièmes. Sur janvier, ces
acquéreurs ont ainsi pu bénéficier de taux, pouvant atteindre :
• 2,95 % sur 15 ans
• 3,05 % sur 20 ans
• 3,15 % sur 25 ans.

Un marché stabilisé malgré
de nombreuses inconnues
En ce début d’année
2026, le marché immobilier semble avoir trouvé un nouvel équilibre après une
période d’ajustement. L’offre et la demande se réalignent progressivement,
tandis que les volumes de transactions repartent à la hausse, portés par des
acquéreurs plus sélectifs. Les prix évoluent désormais à un rythme proche de
l’inflation.
Si les fortes baisses
de taux appartiennent désormais au passé (43 % des Français estiment d’ailleurs
qu’ils resteront stables en 20261), le contexte actuel demeure propice à la
réalisation des projets immobiliers, dans un environnement plus prévisible et
lisible.
Malgré une légère
hausse, les taux de crédit restent à des niveaux encore attractifs au regard
des pics atteints en 2023–2024. Pour les emprunteurs dont le projet est mûr et
le dossier solide, la période actuelle apparaît donc comme une fenêtre
d’opportunité, avant un éventuel retour des taux vers le haut de la fourchette
prévue.
Banques : un
engagement maintenu, en particulier aux côtés des primo-accédants
Les banques restent
engagées aux côtés des primo-accédants, avec le maintien en 2026 d’offres
spécifiques : prêts complémentaires à taux zéro ou fortement bonifiés, pouvant
aller jusqu’à
20 000–25 000 € en supplément du PTZ, parfois avec frais de
dossier réduits ou offerts, ainsi que des enveloppes “coup de pouce” autour de
10 % du montant emprunté. Ces mécanismes, cumulables avec les prêts aidés (PTZ,
PAS, Action Logement), contribuent à sécuriser les plans de financement des
ménages modestes et des jeunes accédants malgré des taux de marché installés
sur un plateau haut.
Le pouvoir d’achat
immobilier s’effrite
Conséquence de la légère hausse des taux et de la fin de la baisse des prix, le pouvoir d’achat immobilier recule légèrement. Sur un an, pour un emprunt avec une mensualité de 1 000 euros sur 25 ans, toutes les grandes villes connaissent une légère baisse de celui-ci en majorité comprise entre -0,34 m² à Bordeaux et -1,84 m² à Rennes. En dehors de cette fourchette, Lyon affiche un recul de -2,73 m² et surtout les Rémois perdent une pièce avec 10,04 m².


