Selon la nouvelle étude monCVparfait menée auprès de 1 000
professionnels RH américains, 73 % des employeurs déclarent utiliser l'IA dans
leurs décisions d'embauche, et 65 % affirment que l'IA rejette automatiquement
les candidats avant même qu'un humain n'examine leur candidature.
L'intelligence
artificielle ne se contente donc plus de filtrer les CV, mais elle est déjà
largement intégrée dans les choix les plus délicats liés aux restructurations
et aux licenciements.
Chiffres clés
• 73 % des employeurs déclarent utiliser l'IA dans
les décisions d'embauche, contre 27 % qui ne le font pas.
• 65 % des responsables du recrutement déclarent que
l'IA rejette automatiquement les candidats avant tout examen humain.
• 14 % affirment que ces systèmes rejettent plus de
la moitié des candidats.
• 47 % déclarent que l'IA a pu écarter des candidats
par erreur.
• 52 % utilisent l'IA pour la planification des
effectifs, y compris les licenciements et restructurations, et 28 %
supplémentaires envisagent de le faire.
• 51 % se disent convaincus que l'IA est utilisée de
manière équitable lors des licenciements, tandis que 23 % expriment des doutes.
• 51 % utilisent l'IA pour signaler les candidats
jugés « à risque », tels que ceux qui changent fréquemment d'emploi ou qui ont
des trous dans leur CV, et 12 % supplémentaires envisagent de le faire.
Alors que
l'automatisation gagne en vitesse au détriment de la précision, les salariés
risquent de voir leur carrière brisée par des biais algorithmiques sans même le
savoir.
« Pour les salariés,
l’usage croissant de l’IA signifie qu’un nombre toujours plus important de
décisions de carrière peuvent être prises avant même qu’ils aient la
possibilité d’expliquer leur expérience, leur potentiel ou leur situation, explique Jasmine
Escalera, experte carrière chez monCVparfait. Lorsque l’IA écarte des
candidatures, considère comme risqués les changements d’emploi ou les
interruptions de carrière et influence les décisions de licenciement ou de
restructuration, les salariés peuvent être jugés sur les seules tendances
visibles dans leur CV, sans tenir compte du contexte global de leur parcours.
Les employeurs doivent veiller à ce que ces outils ne se substituent pas au
jugement humain, surtout lorsque l’issue peut déterminer si une personne
obtient une opportunité, progresse dans sa carrière ou conserve son emploi. »
L’IA s’étend du
recrutement à la gestion des effectifs
L’IA ne se limite plus
au recrutement : elle contribue désormais à définir la stratégie des
organisations et les décisions relatives aux effectifs.
• 52 % des employeurs utilisent l’IA pour planifier
leurs effectifs.
• 28 % envisagent de l’utiliser pour les décisions de
restructuration et l’évaluation des postes susceptibles d’être supprimés.
• 20 % ne prévoient pas de l’utiliser pour planifier
leurs effectifs.
L’IA est devenue le
premier filtre du recrutement
L’IA détermine quels
dossiers seront examinés par une personne et lesquels seront écartés sans
jamais être vus :
• 65 % des employeurs déclarent que l’IA
rejette automatiquement des candidatures avant tout examen humain.
Répartition des taux de
rejet :
• entre 1 et 25 % des candidatures rejetées :
26 % des employeurs ;
• entre 26 et 50 % : 25 % ;
• entre 51 et 75 % : 11 % ;
• seuls 5 % déclarent que l’IA ne rejette
aucune candidature.
Les employeurs
reconnaissent que l’IA se trompe
Alors même que son
adoption progresse, les employeurs signalent régulièrement des problèmes de
précision et de filtrage.
• 47 % pensent que l’IA a déjà écarté des candidats
qu’ils auraient fait avancer dans le processus.
• 17 % disent que cela arrive rarement.
• 7 % disent que cela n’arrive jamais.
L’IA porte des
jugements subjectifs sur les candidats
L’IA est de plus en
plus utilisée pour évaluer les comportements et les parcours professionnels, et
non plus seulement les qualifications.
• 51 % des employeurs l’utilisent pour signaler des
profils jugés « à risque ».
• 12 % envisagent de l’utiliser à cette fin.
La confiance dans
l’équité de l’IA divise, surtout pour les licenciements
À mesure que l’IA joue
un rôle plus important dans les décisions liées aux effectifs, la confiance
dans son équité reste inégale.
• 51 % se disent convaincus que l’IA est équitable
dans les décisions de licenciement.
• 23 % expriment des doutes.
• 26 % n’utilisent pas l’IA pour les décisions de licenciement.


