Connexion
/ Inscription
Mon espace
Etudes & Enquêtes
ABONNÉS
Partager par Linked-In
Partager par Xing
Partager par Facebook
Partager par email
Suivez-nous sur feedly

[Expertises] L’IA décide qui est recruté et qui est licencié, et 47 % des employeurs admettent qu'elle se trompe

Selon la nouvelle étude monCVparfait menée auprès de 1 000 professionnels RH américains, 73 % des employeurs déclarent utiliser l'IA dans leurs décisions d'embauche, et 65 % affirment que l'IA rejette automatiquement les candidats avant même qu'un humain n'examine leur candidature.

 

L'intelligence artificielle ne se contente donc plus de filtrer les CV, mais elle est déjà largement intégrée dans les choix les plus délicats liés aux restructurations et aux licenciements.

 

Chiffres clés

•   73 % des employeurs déclarent utiliser l'IA dans les décisions d'embauche, contre 27 % qui ne le font pas.

•   65 % des responsables du recrutement déclarent que l'IA rejette automatiquement les candidats avant tout examen humain.

•   14 % affirment que ces systèmes rejettent plus de la moitié des candidats.

•   47 % déclarent que l'IA a pu écarter des candidats par erreur.

•   52 % utilisent l'IA pour la planification des effectifs, y compris les licenciements et restructurations, et 28 % supplémentaires envisagent de le faire.

•   51 % se disent convaincus que l'IA est utilisée de manière équitable lors des licenciements, tandis que 23 % expriment des doutes.

•   51 % utilisent l'IA pour signaler les candidats jugés « à risque », tels que ceux qui changent fréquemment d'emploi ou qui ont des trous dans leur CV, et 12 % supplémentaires envisagent de le faire.

 

Alors que l'automatisation gagne en vitesse au détriment de la précision, les salariés risquent de voir leur carrière brisée par des biais algorithmiques sans même le savoir.

 

« Pour les salariés, l’usage croissant de l’IA signifie qu’un nombre toujours plus important de décisions de carrière peuvent être prises avant même qu’ils aient la possibilité d’expliquer leur expérience, leur potentiel ou leur situation, explique Jasmine Escalera, experte carrière chez monCVparfait. Lorsque l’IA écarte des candidatures, considère comme risqués les changements d’emploi ou les interruptions de carrière et influence les décisions de licenciement ou de restructuration, les salariés peuvent être jugés sur les seules tendances visibles dans leur CV, sans tenir compte du contexte global de leur parcours. Les employeurs doivent veiller à ce que ces outils ne se substituent pas au jugement humain, surtout lorsque l’issue peut déterminer si une personne obtient une opportunité, progresse dans sa carrière ou conserve son emploi. »

 

L’IA s’étend du recrutement à la gestion des effectifs

 

L’IA ne se limite plus au recrutement : elle contribue désormais à définir la stratégie des organisations et les décisions relatives aux effectifs.

•   52 % des employeurs utilisent l’IA pour planifier leurs effectifs.

•   28 % envisagent de l’utiliser pour les décisions de restructuration et l’évaluation des postes susceptibles d’être supprimés.

•   20 % ne prévoient pas de l’utiliser pour planifier leurs effectifs.

 

L’IA est devenue le premier filtre du recrutement

 

L’IA détermine quels dossiers seront examinés par une personne et lesquels seront écartés sans jamais être vus :

•   65 % des employeurs déclarent que l’IA rejette automatiquement des candidatures avant tout examen humain.

Répartition des taux de rejet :

•   entre 1 et 25 % des candidatures rejetées : 26 % des employeurs ;

•   entre 26 et 50 % : 25 % ;

•   entre 51 et 75 % : 11 % ;

•   seuls 5 % déclarent que l’IA ne rejette aucune candidature.

 

Les employeurs reconnaissent que l’IA se trompe

 

Alors même que son adoption progresse, les employeurs signalent régulièrement des problèmes de précision et de filtrage.

•   47 % pensent que l’IA a déjà écarté des candidats qu’ils auraient fait avancer dans le processus.

•   17 % disent que cela arrive rarement.

•   7 % disent que cela n’arrive jamais.

 

L’IA porte des jugements subjectifs sur les candidats

 

L’IA est de plus en plus utilisée pour évaluer les comportements et les parcours professionnels, et non plus seulement les qualifications.

•   51 % des employeurs l’utilisent pour signaler des profils jugés « à risque ».

•   12 % envisagent de l’utiliser à cette fin.

 

La confiance dans l’équité de l’IA divise, surtout pour les licenciements

 

À mesure que l’IA joue un rôle plus important dans les décisions liées aux effectifs, la confiance dans son équité reste inégale.

•   51 % se disent convaincus que l’IA est équitable dans les décisions de licenciement.

•   23 % expriment des doutes.

•   26 % n’utilisent pas l’IA pour les décisions de licenciement.

Lire la suite...


Articles en relation