Étude Robert Half « Ce que veulent les candidats » 2026.
La période d’entretiens
d'évaluation de mi-année est souvent l’occasion pour les salariés de renégocier
leur package global. Si l'inflation marque le pas, les augmentations salariales
globales ralentissent dans son sillage, passant de 4,77 % en 2023 à 2,16 % en
2025 (Guide des Salaires Robert Half). Conséquence : les hausses de salaires
restreintes peinent aujourd'hui à combler la perte de pouvoir d'achat accumulée
par les collaborateurs. Face à ce constat, le curseur se déplace : 95 % des
salariés français estiment désormais que des avantages attractifs peuvent
compenser un écart de salaire.
Une tendance de fond
confirmée par l’étude Robert Half « Ce que veulent les candidats » 2026, qui
souligne l’intérêt croissant des salariés pour ces éléments de rémunération
complémentaires. Décryptage des attentes en termes d’avantages financiers et
non financiers.
Les avantages
financiers, des leviers concrets face à la pression économique
Si la rémunération
reste le premier motif de départ d’une entreprise pour 45 % des salariés, les
attentes à la table des négociations se sont élargies. Les collaborateurs
français plébiscitent des dispositifs capables de soutenir leur pouvoir d'achat
: 57 % des sondés déclarent ainsi être devenus plus exigeants sur leur
rémunération globale (salaire, bonus, variables) par rapport à l’année passée.
Le trio de tête des
avantages supplémentaires les plus souhaités par les salariés comprend :
• Le bonus annuel basé sur des objectifs (46 %)
• Les dispositifs de partage de la valeur comme
l'intéressement ou la participation (44%)
• Les avantages liés au CSE (42 %).
Fait marquant de l’enquête : les dispositifs de partage de la valeur enregistrent la plus forte hausse en
12 mois (+9 points). Cette dynamique, qui fait écho aux récentes
initiatives d’entreprise ouvrant leur capital à leurs salariés, démontre que
les organisations capables d’activer ce levier marquent des points décisifs
pour la rétention de leurs talents.
Flexibilité et
équilibre de vie : le nouveau contrat de base
Au-delà des aspects
financiers, les avantages liés à la qualité de vie sont devenus de véritables
prérequis. Pour la première fois cette année, un bon équilibre entre vie
professionnelle et personnelle devient le tout premier critère d'exigence des
candidats (59 %, soit +3 points), détrônant même le niveau de salaire.
La flexibilité, quant à elle, s’impose comme un critère d'exigence accru. Une attente en hausse pour
32
% des salariés sur les 12 derniers mois. L'importance du télétravail est
centrale : 42 % des candidats affirment qu'ils ignoreraient purement et simplement
une offre d'emploi si les options de flexibilité n'y sont pas clairement
mentionnées.
La clarté du package au
cœur de la stratégie RH
Ces éléments sont
devenus si structurants qu'ils influencent les décisions dès la première étape
du recrutement, et s'invitent logiquement aux évaluations annuelles. Les collaborateurs réclament une
transparence totale : 28 % des sondés attendent une description limpide des
avantages proposés lors d'un processus d'embauche, et 18 % exigent la même
clarté sur la flexibilité.
« Face à des enveloppes d'augmentation souvent contraintes par la conjoncture, managers et salariés doivent faire preuve de créativité lors des évaluations. Les dispositifs de partage de la valeur et la flexibilité constituent une véritable boîte à outils. Proposer un package global solide est aujourd'hui le meilleur moyen de prouver l'engagement de l'entreprise envers ses talents et de trouver un terrain d'entente. », commente Matthieu Imbert-Bouchard, Directeur Général de Robert Half France.


