Selon un sondage Ipsos, le non-recours aux droits financiers aggrave la précarité des ménages et pèse directement sur la productivité des entreprises.
Klaro, le service RH qui maximise le pouvoir d'achat des salariés en simplifiant l'accès à l'ensemble des aides financières, dévoile les résultats d’un sondage Ipsos mené auprès de
1000 salariés sur leur santé financière.
L’étude met en lumière un paradoxe alarmant : alors que 2 salariés sur 5 ont vu leur situation financière se dégrader en un an, une majorité d'entre eux abandonne les dispositifs de soutien existants face à la lourdeur administrative.
Le non-recours aux aides : un renoncement massif
La situation financière des foyers français est loin d'être sereine.
Selon le sondage Ipsos pour Klaro, plus de quatre salariés sur dix traversent
une situation financière précaire au quotidien. Parallèlement, l’étude met en
lumière un système d'aides jugé complexe. À peine 17 % des salariés estiment
percevoir l'intégralité des prestations auxquelles ils sont éligibles et 22 %
pensent n'en toucher qu'une partie. De plus, 45 % des actifs sont convaincus de
n'avoir droit à aucun dispositif, une perception souvent erronée. Au total,
plus d'un salarié sur deux passe potentiellement à côté d'un complément de
revenu, aggravant une situation de précarité.
Ce renoncement aux aides n'est pas qu'une question de méconnaissance :
c'est aussi une question de temps et de complexité. Parmi les salariés qui
pensent ne pas bénéficier de toutes les aides auxquelles ils auraient droit, 55
% ont déjà renoncé à demander une aide ou un dispositif social. La lourdeur des
démarches, le manque de temps, la multiplicité des interlocuteurs : autant
d'obstacles qui freinent l'accès aux droits et aggravent une précarité déjà
présente.
Quand le stress financier s’installe dans l’open space
Ce manque à gagner ne reste pas confiné à la sphère privée. L'enquête
démontre que les soucis d'argent s'invitent massivement sur le lieu de travail
: 64 % des salariés admettent penser à leurs finances durant leurs heures de
bureau.
Parmi les conséquences, la concentration est la première victime,
touchant 57 % d'entre eux, tandis que 35 % constatent une baisse réelle de leur
productivité. Le phénomène va parfois jusqu'à l'absentéisme ou la réduction du
temps de présence pour 17 % des répondants. Ces chiffres démontrent que le
stress financier n'est pas une affaire purement privée : il atterrit au bureau,
avec un coût humain et économique réel pour les entreprises.
« Le stress financier est devenu l'un des angles morts du bien-être au
travail. On parle beaucoup de santé mentale, de burn-out, de QVT, mais on
oublie que pour des millions de salariés, c'est la fin du mois qui empêche de
se concentrer. Chez Klaro, nous sommes convaincus que chaque euro auquel un
salarié a droit et qu'il ne perçoit pas, c'est un problème que l'entreprise
peut et doit contribuer à résoudre »,
déclare Gabrielle Sergent-Henry, cofondatrice de Klaro.
L’employeur jugé indispensable au bien-être financier
Face à ces obstacles administratifs, les salariés placent désormais l'entreprise au cœur de la solution.
62 % des sondés jugent important, voire
indispensable, un accompagnement au bien-être financier par l'employeur.
Au-delà des leviers classiques comme l'intéressement (plébiscité par 57 %),
l'intérêt pour des outils concrets est croissant : 34 % des salariés réclament
un simulateur pour identifier leurs droits aux aides sociales.
L’enjeu est de taille pour la performance globale : une action concrète de l’entreprise sur le pouvoir d’achat aurait un impact positif sur la motivation pour 68 % des salariés et sur l’engagement professionnel pour 63 % d’entre eux. En simplifiant l'accès aux droits, les entreprises ne répondent pas seulement à une urgence sociale, elles sécurisent également leur propre productivité.


