Plus d’1 Français sur 2 n’aime pas son travail, mais 85 % accepteraient quand même un travail déplaisant en échange d’un salaire plus élevé.
Le travail plaît-il
encore vraiment aux Français, ou le salaire est-il devenu le dernier rempart
face au désengagement professionnel ?
L’agence How Much a
interrogé 2 615 actifs français pour mesurer leur rapport au travail, à la
rémunération et à l’épanouissement.
Selon Sandrine Dorbes - Conférencière - Experte en stratégie de rémunération, Créatrice de
« How Much » :
« Cette nouvelle
étude met en lumière un paradoxe très révélateur de l’époque : les salariés
aspirent à plus de plaisir et d’équilibre dans leur vie professionnelle, mais
ils restent profondément attachés à la sécurité financière. On parle beaucoup
de quête de sens, mais les chiffres montrent que le pouvoir d’achat demeure un
facteur déterminant, souvent même décisif. L’engagement ne doit pas reposer
uniquement sur le niveau de salaire, mais il ne faut pas non plus l’ignorer.
L’enjeu est désormais de construire une proposition de valeur complète, capable
de concilier rémunération, intérêt du poste, reconnaissance et perspectives
d’évolution. »
Le désamour du travail
gagne du terrain
Si « le travail,
c’est la santé », c’est encore loin d’être la panacée. En effet, 52 % des
Français déclarent que leur travail ne leur plaît pas, contre 47 % qui disent
encore y trouver du plaisir. L’engagement professionnel est-il plus que jamais
un enjeu majeur pour les entreprises comme pour les salariés ?
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Aujourd’hui, diriez-vous que votre
travail vous plaît ? |
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Réponses |
Pourcentages |
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Oui, tout à fait |
16 % |
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Oui, plutôt |
31 % |
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Non, plutôt pas |
29 % |
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Non, pas du tout |
23 % |
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Je
ne sais pas |
1 % |
Entre salaire et
passion, les Français réclament surtout le bon dosage
Tout est une question
d’équilibre, surtout pour 45 % des Français qui privilégieraient un salaire en
adéquation avec l’intérêt du poste. Cependant, 25 % font le choix du salaire à
tout prix et 19 % celui de la passion quitte à gagner moins. Le travail idéal
ne se résume plus à une fiche de paie, mais à une équation plus fine entre
sens, plaisir et sécurité financière.
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Si vous aviez le choix,
préféreriez-vous : |
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Réponses |
Pourcentages |
|
Gagner moins, mais faire un travail qui
me plaît vraiment |
19 % |
|
Gagner plus, même si le travail ne me
plaît pas |
25 % |
|
Trouver un équilibre entre salaire et
intérêt du poste |
45 % |
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Cela dépendrait de ma situation
personnelle |
11 % |
Le salaire reste
prioritaire
71 % des Français ne
sont pas prêts à baisser leur salaire pour un métier plus épanouissant. Dans le
détail, 33 % accepteraient une diminution en cas de forte insatisfaction et 38
% ne le feraient jamais. Seuls 27 % seraient prêts à gagner moins pour un
métier ayant plus de sens.
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Seriez-vous prêt(e) à accepter une
baisse de salaire pour exercer un métier qui vous plaît davantage ? |
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Réponses |
Pourcentages |
|
Oui, sans hésiter |
6 % |
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Oui, mais seulement si la baisse est
limitée |
21 % |
|
Non, sauf en cas de forte
insatisfaction |
33 % |
|
Non, jamais |
38 % |
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Je
ne sais pas |
2 % |
Quand le salaire
s’envole, l’intérêt du poste passe au second plan
À l’inverse, 85 % des
Français accepteraient un travail déplaisant en échange d’un salaire plus
élevé, dont 52 % à condition que l’augmentation soit très importante et 19 %
sans hésitation. Malgré la quête de sens, la rémunération reste le plus
puissant levier de décision professionnelle.
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À l’inverse, accepteriez-vous un
travail qui ne vous plaît pas pour un salaire nettement plus élevé ? |
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Réponses |
Pourcentages |
|
Oui, sans hésiter |
19 % |
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Oui, mais seulement temporairement |
14 % |
|
Oui, si l’augmentation est très
importante |
52 % |
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Non, je privilégie l’intérêt du travail |
12 % |
|
Je
ne sais pas |
3 % |
Travail moins stimulant
: le prix du renoncement est élevé
L’étude How Much
confirme le poids décisif de la rémunération : 75 % des répondants pourraient
accepter un travail moins intéressant contre une hausse de salaire, dont 35 %
uniquement au-delà de 30 %. S’il est clair que le désintérêt professionnel se
monnaye, il faut que le niveau soit suffisamment significatif pour compenser la
perte de sens.
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Quelle augmentation de salaire pourrait
vous faire accepter un travail moins intéressant ? |
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Réponses |
Pourcentages |
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Aucune augmentation ne suffirait |
12 % |
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Jusqu’à 10 % |
9 % |
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Entre 10 % et 20 % |
12 % |
|
Entre 20 % et 30 % |
19 % |
|
Plus
de 30 % |
35 % |
|
Je ne sais pas |
13 % |
Le poste épanouissant…
pas très tentant !
À la question « Avez-vous
déjà quitté ou envisagé de quitter un emploi mieux payé pour un poste plus
épanouissant ? », 57 % des Français répondent par la négative.
Seulement 11 % ont déjà privilégié un travail passion au détriment du salaire
et 25 % envisagent de le faire actuellement.
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Avez-vous déjà quitté ou envisagé de
quitter un emploi mieux payé pour un poste plus épanouissant ? |
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Réponses |
Pourcentages |
|
Oui, je l’ai déjà fait |
11 % |
|
Oui, je l’envisage actuellement |
25 % |
|
Non, mais j’y ai déjà pensé |
22 % |
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Non, jamais |
35 % |
|
Je
ne suis pas concerné(e) |
7 % |


