À
l’occasion de la Journée mondiale de la procrastination le 25 mars, Empreinte
Humaine, cabinet spécialisé dans la prévention des risques psychosociaux et la
qualité de vie au travail, revient sur un phénomène très répandu mais encore
mal compris dans les organisations : la tendance à repousser certaines tâches,
parfois au prix d’une charge mentale accrue et d’un stress durable.
Contrairement aux idées
reçues, la procrastination ne relève pas uniquement d’un manque de discipline
ou de motivation. Elle est souvent le symptôme de mécanismes psychologiques
plus profonds liés à la gestion des émotions, à la pression ou à l’organisation
du travail.
Pourquoi
procrastinons-nous au travail ?
Plusieurs facteurs
expliquent ce comportement fréquent dans les environnements professionnels
1. La peur de l’échec
ou du jugement
Certaines tâches, très
visibles ou à fort enjeu, peuvent générer une anxiété de performance. Repousser
devient alors une manière de se protéger.
2. Le perfectionnisme
Lorsque l’on se fixe
des standards très élevés, commencer une tâche peut sembler intimidant.
L’attente de conditions « parfaites » conduit souvent à retarder l’action.
3. Le manque de clarté
dans les objectifs
Des consignes floues,
des priorités mal définies ou des missions mal cadrées peuvent créer un
blocage.
4. La surcharge mentale
Lorsque les
sollicitations se multiplient (mails, réunions, messages instantanés),
certaines tâches plus complexes sont repoussées car elles demandent davantage
de concentration.
5. L’épuisement
psychologique
Dans certains cas, la
procrastination peut aussi être un signal d’alerte : fatigue cognitive,
démotivation ou début de désengagement.
Comment sortir du cercle vicieux de la procrastination ? Certaines stratégies issues de la psychologie du travail permettent de sortir durablement de ce cercle vicieux.


