Connexion
/ Inscription
Mon espace
Etudes & Enquêtes
ABONNÉS
Partager par Linked-In
Partager par Xing
Partager par Facebook
Partager par email
Suivez-nous sur feedly

[Expertises] Salariés aidants : comment prévenir les risques psycho-sociaux

Les conseils de Christine Lamidel, Directrice générale et Fondatrice de Tilia, entreprise dédiée
à l’accompagnement des aidants.


Alors qu’un salarié sur cinq endosse aujourd’hui le rôle d’aidant, et bientôt un salarié sur quatre en 2030, la majorité d’entre eux continuent de porter cette responsabilité dans le silence. Le rôle d’aidant crée une charge mentale importante, parfois invisible. Une situation qui impacte leur bien-être, leur disponibilité, parfois leur carrière et les expose tout particulièrement aux Risques Psycho-Sociaux (RPS).

 

Face à cette réalité, les organisations ont un rôle essentiel à jouer pour alléger cette pression, prévenir les situations à risque et préserver la santé de leurs collaborateurs. Alors que l’aidance progresse et que la multi-aidance se développe, il devient urgent de lever ce tabou et de donner aux salariés les moyens d’être accompagnés, sans craindre d’en parler.

 

Plusieurs pistes existent :

 

- Reconnaître les situations d’aidance

De nombreux salariés n’osent pas en parler. Mettre en place un cadre confidentiel et bienveillant, une politique claire, ainsi qu’un message explicite de la direction permet de libérer la parole.

 

La réalisation d’un panorama de l’aidance permet d’identifier les situations, d’en améliorer la compréhension et de mieux cerner les besoins.

 

Il est également utile de donner accès à un référent interne ou de proposer des actions de sensibilisation pour déconstruire les idées reçues.

 


- Encourager une culture managériale inclusive

Un manager attentif, formé à repérer les situations et à dialoguer sans jugement, peut faire toute la différence. Reconnaître que la productivité n’est pas incompatible avec la vie personnelle, accepter des rythmes différenciés et valoriser la confiance plutôt que le contrôle, sont autant de leviers pour réduire la charge mentale.

 


- Offrir de la flexibilité

Jonglant entre rendez-vous médicaux, imprévus, responsabilités familiales et activité professionnelle, les aidants manquent cruellement de temps.

 

La flexibilité ne consiste pas seulement à accorder du télétravail “théorique”, mais à proposer des aménagements personnalisés et évolutifs, tels que :

• des horaires assouplis, avec la possibilité de commencer plus tard ou de partir plus tôt ;

• des autorisations d’absences courtes sans culpabilisation ;

• une adaptation temporaire de la charge de travail ou des objectifs.

 


- Proposer des dispositifs de soutien adaptés et concrets pour alléger la charge

De plus en plus d’entreprises mettent en place des partenariats avec des plateformes d’accompagnement telles que Tilia, des services d’assistance personnelle ou des cellules d’écoute psychologique.

 

Ces solutions, relativement simples à déployer, permettent aux salariés de trouver des informations, d’organiser leurs démarches administratives, de déléguer la prise de rendez-vous ou simplement de disposer d’un espace pour souffler.

Lire la suite...


Articles en relation