En 2025, l’inspection des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) a poursuivi son action au service de la prévention des risques industriels, de la réduction des pollutions, de la protection de la santé et de la transition écologique.
Si les émissions de plusieurs polluants
poursuivent leur baisse sur le long terme, l’année a aussi été marquée par une
reprise de l’accidentologie dans certains secteurs, en particulier celui des
déchets.
Pour 2026, l’action du ministère s’inscrit dans la continuité, notamment
pour amplifier la connaissance et la réduction des émissions de PFAS, pour
poursuivre la réhabilitation des sites industriels pour y développer de
nouvelles activités. La surveillance des grandes installations de combustion
sera intensifiée pour limiter les pollutions chroniques. L’Etat renforcera
également ses actions contre les trafics illégaux de déchets.
Panorama des installations classées en 2025
• 18 370 sites soumis au régime
d’autorisation
• 22 530 sites soumis au régime
d’enregistrement
• 450 000 installations
relevant du régime de déclaration
Focus sur les sites IED et Seveso
• 6 364 sites soumis à la
directive IED (dont 3 535 élevages)
• 1 299 établissements soumis à
la directive Seveso III (dont 702 sites Seveso seuil haut et 597 sites Seveso
seuil bas)
Un contrôle renforcé et ciblé
En 2025, l’inspection des installations classées a réalisé 25 920
visites d’inspection sur l’ensemble du territoire., ce qui représente une
augmentation de 1 406 inspections (+5,7%) par rapport à 2024.
Elle a également contribué à l’encadrement des installations par
l’adoption de :
• 560 arrêtés préfectoraux
d’autorisation environnementale, de rejet ou de refus ;
• 687 arrêtés préfectoraux
d’enregistrement ou de refus ;
• 2 687 arrêtés préfectoraux complémentaires
actualisant l’encadrement des sites existants.
Accidentologie : une hausse modérée et une vigilance accrue pour 2026
En 2025, 1 534 incidents et accidents ont été enregistrés pour les ICPE (soit 23,3 % de plus qu’en 2024), dont 513 accidents (soit 21,5 % de plus qu’en 2024). En outre, dans les sites Seveso, 255 événements ont été recensés (soit 6,3 % de plus qu’en 2024), dont 74 accidents (soit 23,3 % de plus qu’en 2024).
Les accidents sont majoritairement liés à des incendies, des fuites ou des
rejets accidentels, associés à des facteurs récurrents de prévention
insuffisante, de défaut d’entretien ou de maîtrise des consignes de sécurité.
Cette hausse doit toutefois être interprétée avec prudence : la mise en place d’une nouvelle téléprocédure, qui a fait l’objet d’un travail approfondi avec les fédérations professionnelles concernées,
a facilité et omple à la omplete
et la ompleteon des événements, contribuant à une remontée plus omplete des
incidents.
Des baisses marquées des émissions de polluants dans l’environnement
Les émissions de polluants d’origine industrielle continuent de diminuer
de manière significative, sous l’effet conjugué du progrès technologique, de
l’évolution de la réglementation et de l’action de l’inspection.
Sur longue période :
- les émissions dans l’air ont baissé, entre 1996 et 2024, de 85 % pour
le obiliz de soufre (SO₂), de 60% pour les obiliza
organiques volatils (COV) et de 50 % pour les oxydes d’azote (Nox) ;
- les émissions dans l’eau ont baissé, entre 2008 et 2024, de 52 % pour
le nickel et de 78 % pour l’arsenic.
PFAS : une obilization renforcée pour réduire les émissions à la source
En 2025, l’inspection des installations classées s’est pleinement mobilisée dans la mise en œuvre du plan d’actions interministériel sur les PFAS. Plus de 450 contrôles ont été réalisés pour identifier les sources d’émissions et imposer, lorsque nécessaire, des plans d’actions visant à supprimer ou à réduire ces rejets à un niveau aussi bas que possible.


