Le Groupe Bordet, acteur historique du charbon végétal en France, a interrogé 2 103 Français sur leur perception du renforcement des normes européennes sur la qualité de l’eau potable, entré en vigueur progressive et dont plusieurs obligations sont effectives depuis janvier 2026.
Si cette réforme majeure, qui encadre notamment les polluants émergents comme les PFAS, marque un tournant dans la gestion de l’eau, elle reste encore largement méconnue du grand public, tout en suscitant inquiétudes et fortes attentes en matière de transparence.
Cyril Flores, président du Groupe Bordet rappelle : « Depuis 2020, une directive européenne encadre l’amélioration de la qualité de l’eau potable, avec une mise en application progressive engagée depuis 2023. Cette directive introduit de nouvelles exigences concernant certains polluants émergents, comme les PFAS, le bisphénol A ou encore certains sous-produits chimiques. Contrairement à une idée répandue, il ne s’agit pas simplement d’un contrôle accru.
Cette réglementation marque une transformation du modèle de gestion de l’eau, fondée sur une approche préventive et une gestion des risques sur l’ensemble de la chaîne, de la ressource jusqu’au robinet.
2026 marque un tournant majeur, avec
l’entrée en vigueur d’obligations renforcées, notamment sur les PFAS, qui vont
mécaniquement intensifier les analyses et mettre les collectivités face à une
pression accrue pour adapter leurs infrastructures. La vraie question
aujourd’hui, c’est aussi celle de l’information : les Français sont-ils
réellement conscients de ces enjeux ? »
Eau potable : une
réforme européenne encore largement méconnue des Français
Bien que le renforcement des normes européennes sur la qualité de l’eau potable soit un enjeu majeur
de santé publique, près d’un Français sur deux (47 %) avoue n’en avoir jamais entendu parler, et seuls
9 % en maîtrisent réellement les
contours. Ce déficit de connaissance souligne l’importance croissante de la
pédagogie autour de la qualité de l’eau et de ses évolutions réglementaires.
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Avez-vous entendu parler du
renforcement des normes européennes sur la qualité de l’eau potable ? |
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Réponses |
Pourcentages |
|
Oui,
et je vois bien de quoi il s’agit |
9 % |
|
Oui, mais vaguement |
44 % |
|
Non,
pas du tout |
47 % |
Pour renforcer ce
constat, seuls 29 % des Français estiment être globalement informés sur le
sujet de la qualité de l’eau potable (dont 8 % très bien informés), alors que
71 % reconnaissent un niveau de connaissance faible (27 %) ou nul (44 %).
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Diriez-vous être bien informé(e) sur ce
sujet ? |
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|
Réponses |
Pourcentages |
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Très
bien informé(e) |
8 % |
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Plutôt informé(e) |
21 % |
|
Peu
informé(e) |
27 % |
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Pas du tout informé(e) |
44 % |
Des polluants et des
contrôles qui inquiètent une majorité des Français
Le renforcement de la
surveillance des polluants renforce également l’inquiétude des Français. Ainsi,
65 % de Français se déclarent inquiets face à la présence de polluants comme
les PFAS ou le bisphénol A dans l’eau potable. La perception du risque reste
donc très élevée malgré le renforcement des contrôles. Seuls 18 % se disent
rassurés.
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Face au renforcement de la surveillance
des polluants (PFAS, bisphénol A…) dans l'eau potable, êtes-vous plutôt
inquiet ou rassuré ? |
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Réponses |
Pourcentages |
|
Très
inquiet |
29 % |
|
Plutôt inquiet |
36 % |
|
Ni
l'un ni l'autre |
17 % |
|
Plutôt rassuré |
14 % |
|
Très rassuré |
4 % |
Cet effet paradoxal qui
tend davantage à inquiéter qu’à rassurer est clairement exprimé par 41 % des
Français qui avouent être aujourd’hui plus soucieux qu’avant, contre seulement
17 % plus rassurés.
Loin de lever tous les
doutes, cette volonté de transparence ravive clairement des interrogations sur
la qualité de l’eau du robinet.
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Ce renforcement des normes change-t-il
votre perception de la qualité actuelle de l’eau du robinet ? |
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Réponses |
Pourcentages |
|
Oui,
je suis plus inquiet qu’avant |
41 % |
|
Oui, je suis plus rassuré(e) |
17 % |
|
Non,
cela ne change rien |
22 % |
|
Je ne sais pas |
20 % |
Un soutien massif pour le renforcement des analyses de la qualité de l’eau
Néanmoins, 82 % des Français jugent les nouvelles analyses de l’eau potable nécessaires, dont 45 % de manière ferme. Ce consensus net confirme une attente forte de transparence et de contrôle renforcé sur la qualité de l’eau du robinet.
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Pensez-vous que ces nouvelles analyses
sont nécessaires ? |
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|
Réponses |
Pourcentages |
|
Oui,
absolument |
45 % |
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Oui, plutôt |
37 % |
|
Non,
pas vraiment |
9 % |
|
Non, pas du tout |
1 % |
|
Je ne sais pas |
8 % |
D’ailleurs, près de 85 % des Français se disent favorables au renforcement des normes européennes sur la qualité de l’eau potable. Ce soutien largement acquis est malgré tout encadré par plus d’un tiers des répondants, qui expriment la nécessité de préserver un équilibre entre exigence sanitaire et contraintes du quotidien (37 % avec des limites).
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Êtes-vous favorable au renforcement des
normes européennes sur la qualité de l’eau potable ? |
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Réponses |
Pourcentages |
|
Oui,
tout à fait |
48 % |
|
Oui, mais avec des limites |
37 % |
|
Non,
plutôt pas |
10 % |
|
Non, pas du tout |
5 % |
L’efficacité des
nouvelles normes encore discutée
Même si 64 % des
Français estiment que les nouvelles exigences amélioreront la qualité de l’eau
potable, cette confiance reste mesurée puisque seuls 25 % anticipent un impact
net. Un quart de la population demeure donc sceptique, sans doute dans
l’attente de résultats concrets et visibles.
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Selon vous, ces nouvelles exigences
vont-elles réellement améliorer la qualité de l’eau ? |
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|
Réponses |
Pourcentages |
|
Oui,
nettement |
25 % |
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Oui, un peu |
39 % |
|
Non,
peu d’impact |
17 % |
|
Non, aucun impact |
6 % |
|
Je ne sais pas |
13 % |
Une forte crainte
d’impact sur le prix pour près de deux Français sur trois
Qui dit renforcement des exigences de qualité, dit hausse du prix de l’eau pour 64 % des Français.
31 % le redoutent même de manière marquée.
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Craignez-vous que ces normes entraînent
une hausse du prix de l’eau ? |
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|
Réponses |
Pourcentages |
|
Oui,
fortement |
31 % |
|
Oui, légèrement |
33 % |
|
Non,
pas vraiment |
15 % |
|
Non, pas du tout |
9 % |
|
Je ne sais pas |
12 % |
Si 56 % des Français se disent prêts à accepter une augmentation tarifaire de l’eau pour en améliorer la qualité, cette adhésion reste largement conditionnée puisque seuls 14 % y consentiraient sans réserve et 44 % y sont opposés.
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Seriez-vous prêt(e) à accepter une
hausse du prix de l’eau pour garantir une meilleure qualité ? |
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Réponses |
Pourcentages |
|
Oui,
sans hésiter |
14 % |
|
Oui, dans une certaine limite |
42 % |
|
Non,
plutôt pas |
27 % |
|
Non, pas du tout |
17 % |
Une soif d’information
et de solutions simples
Près d’un Français sur
deux (47 %) déclare vouloir d’abord s’informer sur la qualité de l’eau dans sa
commune, suivi de près par l’utilisation de solutions de filtration (pastilles)
à 36 % ou de carafes filtrantes (32 %).
À noter que 25 % des
personnes interrogées ne prévoient aucun changement dans leurs habitudes ou
restent indécis (17 %).
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Suite au renforcement des normes sur la
qualité de l’eau potable, envisagez-vous de changer vos habitudes de
consommation ou de traitement de l’eau ? (Plusieurs réponses possibles) |
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Réponses |
Pourcentages |
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Oui,
installer un système de filtration sur robinet |
16 % |
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Oui, utiliser une carafe filtrante |
32 % |
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Oui,
installer un système de filtration plus avancé (type osmoseur) |
7 % |
|
Oui, utiliser des pastilles ou
solutions de purification |
36 % |
|
Oui, acheter davantage d’eau en
bouteille |
16 % |
|
Oui, réduire ma consommation d’eau du
robinet |
2 % |
|
Oui, faire analyser mon eau du robinet |
15 % |
|
Oui, m’informer davantage sur la
qualité de l’eau dans ma commune |
47 % |
|
Non, je ne prévois pas de changer mes
habitudes |
25 % |
|
Je ne sais pas encore |
17 % |


