Sondage inédit réalisé par l’Ifop pour le Réseau Action Climat et le
Secours Catholique - Caritas France.
À 8 semaines des élections municipales, les électeurs et électrices font entendre un message
clair : les candidats doivent poursuivre la transition écologique au plus près
des Français, dans leurs communes.
La campagne pour les
élections municipales s’accélère en ce début d’année, avec une absente des
débats : la transition écologique. Pourtant, le sondage inédit réalisé par
l’Ifop pour le Réseau Action Climat et le Secours Catholique - Caritas France
est sans équivoque : les électeurs attendent de leurs candidats qu’ils portent
des mesures environnementales ambitieuses. Ce sondage confirme l’envie des
Français pour la transition écologique, contrairement à l’idée colportée d’un
large rejet généralisé des actions en faveur de l’environnement.
Document d'analyse de
l'IFOP
Les Français constatent
massivement les effets du changement climatique, et leur exposition aux
pollutions. Cela alimente fortement l’attente de réponses concrètes à l’échelle
municipale
78% des personnes
sondées constatent leur exposition à la pollution de l’alimentation, 78% à la
pollution de l’air, et d’autant plus dans les quartiers populaires
particulièrement exposés.
Une majorité de
Français estime que leur commune est mal préparée aux impacts du changement
climatique, avec un écart significatif dans les quartiers populaires (57%
contre 52% en moyenne).
Revenir sur les
politiques de transition écologique déjà engagées expose à un risque de
sanction électorale
63% des Français se
disent gênés de voter pour un candidat remettant en cause les mesures de
transition écologique déjà engagées dans leur commune. L’idée d’une transition
“de privilégiés” est démentie puisque la proportion est équivalente dans les
quartiers populaires avec 64% des habitants. Cette proportion monte à 72% chez
les habitants des villes de 100 000 habitants et plus, où les politiques de
transition menées ces dernières années ont été plus visibles et plus
structurantes.
Selon Clara Sannicolo,
Responsable Climat et Territoires du Réseau Action Climat : « Ce sondage doit
agir comme un signal d’alarme à deux mois des élections municipales. Une
majorité de Françaises et de Français, de tous bords politiques, se dit prête à
sanctionner des candidats qui proposeraient des reculs sur la transition
écologique et juste dans leur commune, y compris dans les quartiers populaires.
Ceux-ci auraient donc tout intérêt à s’engager pour des politiques
environnementales ambitieuses et intégrant des enjeux sociaux face à la réalité
du changement climatique qui est vécue au quotidien. Les politiques de
transition écologique sont perçues par les Français comme le gage d’une
meilleure qualité de vie dans la commune, d’un pouvoir d’achat renforcé, d’une
santé préservée ou encore de création d’emplois locaux. Le retour en arrière
sur les politiques de transition déjà engagées devient donc une ligne rouge. »
Les Français ont bien
compris que les politiques de transition étaient bénéfiques pour leur
portefeuille, leur qualité de vie et leur santé.
Les personnes sondées
souhaitent majoritairement que les futures équipes municipales continuent à
investir dans la transition écologique. Cette demande est encore plus présente
dans les quartiers populaires. Par ailleurs, plusieurs mesures sont perçues comme
bénéfiques pour les finances personnelles : 58% pour des repas plus sains et
locaux dans les cantines scolaires, 55% au développement des transports en
commun, du covoiturage et de l'autopartage.
Les Français ont été
interrogés par l’Ifop sur ce que la transition écologique et sociale représente
pour eux. Si le développement des énergies renouvelables est surtout associé à
la transition écologique, la rénovation des logements, l’accès aux services et
commerces à vélo ou la végétalisation des espaces publics sont d’abord associés
à la qualité de vie, et les repas plus sains et plus locaux dans les cantines,
ainsi que la lutte contre la pollution de l’air sont associés à la santé, bien
avant la transition écologique et sociale. C'est donc bien pour l'ensemble de
ces motivations que les Français soutiennent des mesures de transition
écologique et juste.
Les Français demandent
des mesures sociales et des mesures écologiques en faveur du social
68% des Français
soutiennent la priorité donnée aux plus démunis dans les politiques locales de
lutte contre les pollutions et le changement climatique. Ce soutien transcende
les clivages politiques.
On constate ainsi
l’attente de tarifs sociaux des repas plus sains et locaux dans les cantines
scolaires, avec 87% des personnes favorables.
Daphné
Chamard-Teirlinck, Responsable Transition Ecologique Juste du Secours
catholique – Caritas France, complète : Les
résultats de ce sondage sont sans ambiguïté : les Français, et plus encore les
habitants des quartiers populaires, attendent des candidats aux municipales
qu’ils s’engagent clairement en faveur de la transition écologique et sociale.
Ils savent que ces politiques répondent à des besoins très concrets — se loger,
se déplacer, se nourrir, protéger sa santé — et qu’elles peuvent améliorer leur
quotidien si elles sont justes et accessibles. L’attachement à la solidarité
perdure, en plébiscitant largement la priorité à donner aux plus fragiles.
Les chiffres clés de ce
sondage exclusif confirment l’attente des Français d’avoir des mesures
concrètes et proches du quotidien en matière de transition écologique — y
compris dans les quartiers populaires avec un fort soutien aux leviers d’action
municipaux pour la transition écologique :
• 89% approuvent la création d’espaces verts et la
protection des zones naturelles et agricoles,
• 86% souhaitent la rénovation des bâtiments
communaux face aux effets du changement climatique,
• 93% sont pour garantir une eau potable, sûre et
accessible,
• 85% sont pour développer l’offre de transports en commun accessibles à tous, le covoiturage et l’autopartage.


