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[Expertises] Publication du premier référentiel de compétences pour la profession d’operating partner en Europe

Alors que les aspirants à la profession d’operating partner sont de plus en plus nombreux, ce rapport de recherche-action adossé aux sciences de gestion codifie les compétences, la posture et la mesure d’impact de ces professionnels de la création de valeur économique et financière.

 

S’affranchissant de la définition américaine, il est appelé à devenir le nouveau standard de référence à l’échelle européenne.

 

Installé en mars 2026, le comité scientifique de l’Operating Partners Academy vient de publier son rapport fondateur intitulé : « Création de valeur : la voie des operating partners, l’accélérateur invisible de la performance des entreprises ».

 

Porté par un collège d’experts réunissant :

- Philippe de Fitte (senior operating partner), 

- Bruno Martinaud (responsable académique de l’entrepreneuriat à l’École Polytechnique) et 

Bertrand Blancheton (professeur d’économie et doyen de la faculté d’économie de l’Université de Bordeaux),

ce travail de recherche s’appuie sur une triangulation scientifique rigoureuse : littérature académique mondiale, données de marché exclusives et observations immersives sur le terrain.

 

Ce rapport de recherche met fin définitivement au flou sémantique qui entoure la fonction en imposant le seul et unique cadre de référence légitime élaboré à partir d’une contribution structurée, documentée et pérenne aux sciences de gestion et de gouvernance d’entreprise, et adapté à la topologie du tissu économique franco-européen.

 

Le modèle européen affirme l’accompagnement direct face au modèle américain

 

Alors que certains acteurs cherchent à restreindre la fonction d’operating partner à une vision purement directive intégrée aux fonds d’investissement (modèle américain qui ne concerne que 30% des structures en Europe) à un moment où l’ingénierie financière classique s’épuise, le comité scientifique de l’Operating Partners Academy conceptualise le modèle dual européen.

 

La grande rupture apportée par ce référentiel est de consacrer l’émergence de l’accompagnement direct, c’est-à-dire hors fonds d’investissement. Choisi et mandaté par le dirigeant de la PME ou de l’ETI, l’operating partner intervient en pur ”entrepreneur copilote d’entrepreneur“, libéré de toute logique de contrôle financier ou de reporting d’actionnaire, pour rompre l’isolement professionnel du chef d’entreprise.

 

Au sens des sciences de gestion, l’operating partner lève les limites de la « théorie de l’agence » (Jensen & Meckling, 1976) : là où un directeur d’Investissement classique (« deal partner ») régule par des contrôles juridiques ex-post, l’operating partner s’impose comme un tiers de confiance qui décode la réalité du terrain et élimine l’asymétrie d’information ex-ante.

 

Le Saint-Graal des compétences : reconnaissance de formes et profil en T

 

Le référentiel établi par le comité scientifique de l’Operating Partners Academy fixe comme principe qu'on ne devient pas operating partner par décret ou par simple vernis financier. L'exercice de la fonction exige un seuil incompressible de 15 à 20 ans d'expérience opérationnelle directe à des postes de direction de premier plan (CEO, fondateurs, comité directeur).

 

Cette légitimité repose par ailleurs sur deux piliers cognitifs majeurs :

 

1.  Le « pattern recognition » ou « reconnaissance de formes » qui désigne l'aptitude cognitive à identifier instantanément des invariants structurels et des solutions pragmatiques au sein d'une situation complexe, grâce à une mémoire organisationnelle vécue.

2.  Le « profil en T » qui confirme l’équilibre entre une vision stratégique transversale doublée d’une capacité de dialogue de haut niveau (barre horizontale du T) et une profondeur d’expertise technique permettant de descendre sur le terrain aux côtés des équipes (barre verticale de T).

 

Le référentiel formulé détaille précisément 4 savoir-faire clés (ingénierie financière, gestion de consolidation/M&A, diagnostics flash, gouvernance des données) et 4 savoir-être fondamentaux (posture de subsidiarité, empathie tactique, régulation de la solitude du dirigeant, communication d’influence).

 

Le rapport liste également les trois pathologies fatales à l’exécution : le conflit d’ingérence directive, le syndrome du consultant théorique hors-sol, et l’inadéquation technologique face à l’IA Agentique.

 

Pour mesurer scientifiquement la création de valeur : l’alpha opérationnel

 

Le comité scientifique de l’Operating Partners Academy rappelle qu'un operating partner ne facture pas son temps au taux journalier mais aligne ses intérêts financiers (Success Fees, Carried Interest) sur la performance réelle de l'entreprise.

 

Pour la première fois, la création de valeur financière brute (“Hard Value”) est isolée mathématiquement des variables exogènes du marché. L'impact d’un operating partner est mesuré à travers un indicateur : l’alpha opérationnel qui mesure l’expansion de la marge d'EBITDA endogène et l’optimisation structurelle du CRR (Cash Conversion Rate). Le cas pratique d'Alp-Industries audité dans le rapport de recherche démontre mathématiquement que 69,2% de la valeur d'entreprise créée proviennent directement de l'action de l'operating partner.

 

Cette réussite financière s'accompagne obligatoirement d'une mesure de la “Soft Value” (Capital Humain, maturité et indépendance des processus de l'entreprise après le départ de l'operating partner, et partage de la valeur avec les salariés).

 

« Le consultant vous montre une carte du désert ; l’operating partner marche à côté de vous dans le sable avec une gourde. » - Extrait des verbatims - Jean-Christian B., Fondateur de Tech-Log.

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