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[Etudes] 87 % des mères actives dissimulent leur parentalité au travail et 94 % regrettent leur choix de carrière

À l'occasion de la fête des Mères, une étude de LiveCareer révèle comment le fait d'être mère pénalise les femmes en milieu professionnel.

 

Une enquête du créateur de CV LiveCareer®, menée auprès de près de 900 salariées américaines, dresse un tableau préoccupant de ce que signifie aujourd’hui être une mère active.

Malgré des années de progrès en matière de flexibilité et d'équité au travail, la maternité reste perçue comme un désavantage professionnel, et des millions de mères s'épuisent sous la pression de devoir dissimuler une partie de

leur identité.

 

Selon l'étude La maternité en sourdine de LiveCareer, 87 % des mères actives ont évité de mentionner leurs enfants par crainte que cela ne nuise à leur carrière, et 94 % déclarent qu'elles choisiraient une carrière différente, davantage compatible avec la vie de famille, si elles pouvaient tout recommencer.

 

Enseignements clés

 

•   Le congé maternité pénalise les mères durablement : 86 % estiment que prendre un congé a freiné leur progression ou leur a coûté des promotions.

 

•   Le jugement est généralisé : 93 % des répondantes ont été critiquées pour avoir pris du temps libre pour les besoins de leurs enfants, tant par leurs employeurs que par leurs collègues.

 

•   Prouver sa valeur est un combat à sens unique : 90 % estiment devoir redoubler d'efforts pour prouver leur dévouement, bien plus que les pères.

 

•   Les frais de garde sont des tueurs de carrière : 55 % ont changé d'emploi ou réduit leurs heures à cause du coût de la garde d'enfants, et 36 % ont arrêté de travailler.


 

Les mères actives subissent critiques et préjugés

 

Malgré les discours croissants sur la flexibilité et l'inclusion, la maternité est toujours vécue comme un frein professionnel. Les données révèlent une forte culture du jugement et des discriminations implicites :

 

•   87 % des participantes ont évité de parler de leurs enfants au travail de peur de nuire à leur carrière ;

 

•   93 % des mères actives ont été critiquées pour avoir pris du temps ou quitté le travail plus tôt pour un engagement lié à leur enfant (ex : sortie scolaire, urgence, spectacle), dont :

o     60 % par leur employeur ;

o     24 % par des collègues ;

o     9 % par les deux.

 

•   96 % ont subi des remarques pour avoir quitté le travail à une heure fixe (ex : départ impératif à 17h pour la sortie d'école) ;

o     57 % de la part de collègues ;

o     24 % de la part de leur patron ;

o     15 % à la fois de la part de collègues et du patron.


 

La maternité s'accompagne de pénalités professionnelles

 

L'enquête montre que les mères actives ne doivent pas seulement gérer la parentalité, mais également faire face à des obstacles structurels persistants et à des inégalités de traitement au travail :

 

•   73 % déclarent avoir été explicitement perçues comme moins investies ou moins ambitieuses parce qu'elles sont mères ;

o     18 % supplémentaires estiment que ce biais est profondément ancré dans la culture de leur entreprise.

 

•   86 % pensent que leur congé maternité a nui à leur évolution professionnelle, entraînant des promotions manquées ou une réduction des opportunités.

 

•   95 % se sont déjà senties exclues d'opportunités de réseautage, d'événements d'équipe ou de déplacements professionnels en raison de leur maternité :

o     65 % déclarent que cela arrive fréquemment ;

o     30 % affirment que cela arrive occasionnellement.

 

•   9 mères sur 10 estiment devoir prouver leur engagement professionnel, là où les pères ne sont pas soumis aux mêmes attentes.

 


Les frais de garde poussent les mères à démissionner

 

Pour beaucoup de mères actives, la garde d'enfants n'est pas qu'un stress logistique, c'est un obstacle qui définit leur carrière.

 

Près de la moitié des participantes (49 %) dépensent plus de 20 % de leur salaire en frais de garde. Une mère sur dix consacre plus de 30 % de ses revenus uniquement pour s'assurer que ses enfants sont pris en charge pendant ses heures de travail.

 

Les principales solutions de garde varient, mais la plupart des familles s'appuient sur des proches ou des amis (46 %) ou sur des crèches et des structures périscolaires (32 %). Seules 9 % font appel à une nounou ou à une personne employée à domicile, tandis que 8 % ont un partenaire qui reste au foyer, et

5 % tentent de travailler à distance tout en s'occupant simultanément de leurs enfants.

 

Ce poids financier a des conséquences directes :

•   55% ont réduit leurs heures ou changé de travail ;

•   36% ont quitté la vie active faute de moyens ;

•   seules 9 % affirment que ces coûts n'ont pas eu d'impact sur leurs choix de carrière.

 

Ce que les mères demandent

Lorsqu'on leur demande quels changements au travail permettraient d'alléger la pression, les mères actives expriment massivement les besoins suivants :

•   des horaires plus flexibles et des options de travail à distance (74 %)

•   un soutien financier pour la garde d'enfants (60 %)

•   un changement de culture pour réduire les préjugés envers les mères (55 %)

•   des politiques de congé parental plus solides (54 %).

 

« Les mères actives ne sont pas seulement jugées sur la qualité de leur travail, mais aussi simplement pour le fait d'être mères », explique Toni Frana, experte en carrière chez LiveCareer. « Ce système ne fonctionne pas. Nous devons cesser de pénaliser les mères parce qu'elles ont des familles et commencer à créer des environnements de travail qui les soutiennent, avec plus de flexibilité, d'équité et de vraies opportunités. »

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