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[Etudes] La RSE change de dimension : les entreprises attendent désormais des profils capables de relier impact et performance

Toovalu, l’Institut d’Économie Durable (IED), Lefebvre Dalloz Compétences, Michael Page et le Pacte mondial de l’ONU - Réseau France, publient « Réussir sa prise de poste en RSE », une étude conduite auprès de 260 professionnels qui documente les défis des premiers mois en poste et collecte témoignages des professionnels et conseils des recruteurs.

Premier enseignement : malgré le contexte de « backlash écologique » et une évolution réglementaire constante, 75% des professionnels se sentent aujourd’hui soutenus par leur direction. La RSE n'est plus perçue comme une simple fonction de conformité, mais comme un levier de transformation et de performance pour l’entreprise. Le professionnel de la RSE est considéré comme un véritable business partner, capable de relier enjeux économiques, opérationnels et socio-environnementaux. L’étude met également en lumière les écueils d’une prise de poste et les conditions nécessaires pour structurer durablement la fonction au sein des organisations.

 

 

 

La RSE : une fonction essentielle qui relie performance et durabilité

 

 

L’étude révèle un glissement fondamental : pour 51% des professionnels, ce sont désormais les pressions externes (évolution du marché, demandes des clients, appels d’offres) qui constituent le premier moteur des avancées RSE en entreprise, loin devant les convictions internes et les contraintes juridiques.

 

Devenue stratégique, la fonction RSE conserve un ancrage solide au sommet des organisations avec

42 % des professionnels interrogés rattachés à la Direction Générale. Dans le cadre d’une prise de poste, un professionnel sur trois estime que le soutien de la gouvernance a été le principal facilitateur de son intégration. Un soutien qui s’inscrit dans la durée : une personne interrogée sur deux déclare avoir souhaité incarner, dès son arrivée, un rôle de « partenaire opérationnel ».

 

Avec la transformation de la fonction, les attentes à l’égard de l’expert en RSE évoluent également. La gestion de projets complexes et transversaux apparaît ainsi comme la compétence numéro un attendue des professionnels RSE (66 %), devant le leadership, la communication et l’intelligence relationnelle. La posture attendue n’est plus celle de l’expert-sachant, mais celle d’un traducteur capable de relier RSE et performance.

.

 

Une prise de poste qui s’accompagne de succès rapides

 

Cette transformation porte ses fruits rapidement. Près d'une personne sur quatre estime avoir gagné sa reconnaissance interne en moins de trois mois, et la grande majorité l'a obtenue dans l'année qui a suivi sa prise de poste. Trois facteurs déclenchent ce passage de seuil : un premier succès visible sur les projets, une communication claire et incarnée, et le soutien affirmé de la direction.

 

Ce premier succès prend deux formes dominantes : l'approbation d'une feuille de route claire (38%), ou l'obtention d'un label ou d'une certification (23 %). À l'arrivée en poste, l'enjeu n’est donc pas tant de tout transformer que de poser un cap structurant, lisible, et validé par la gouvernance.

 

L'étude souligne enfin un réflexe partagé : 85 % des professionnels ont senti le besoin de se former pour atteindre leurs priorités, et plus d'un quart identifient les groupes de travail externes comme une ressource clé pour rompre l'isolement et accélérer leur montée en compétences.

 

Les écueils de la prise de poste : entre illégitimité et complexité

 

Si la fonction se renforce, la prise de poste reste exigeante. Le sentiment d'illégitimité, cité par 47 % des répondants, reste le premier piège à l'arrivée, devant la tentation de l'isolement (35 %) et la confusion entre identité personnelle et poste (29 %).

 

Sur le terrain, trois défis se posent aux nouveaux arrivants : l’étendue du périmètre à prendre en main (citée par près d’un répondant sur deux), la culture d’entreprise résistante (42 %) et le manque de temps (41 %). Le fonctionnement complexe de l’entreprise est également cité par 39 % des professionnels parmi les principaux freins.

 

Ces obstacles sont d’autant plus marqués que 73 % des recrutements en RSE sont externes et près de 60 % correspondent à une création de poste : les nouveaux arrivants doivent souvent structurer la fonction en partant d’une page blanche.

 

« La fonction RSE se transforme et devient stratégique pour l’entreprise. C’est une attente des clients, du marché et de l’interne. Les professionnels de la RSE sont non seulement des experts mais aussi des collaborateurs qui embarquent derrière une ambition commune. Les entreprises recherchent aujourd’hui des profils capables de relier impact et performance, de dialoguer avec les métiers et d’accompagner la transformation opérationnelle. Aussi, pour qu’une prise de poste soit réussie, il est essentiel de rester attentif à l’acculturation du nouvel arrivant à son environnement. Il n’y a pas de recette magique, il faut de la reconnaissance et un peu de temps », conclut David Meyer, Directeur de l’offre ESG du groupe Lefebvre et Président de Toovalu.

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