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[Expertises] Hausse des défaillances d'entreprises : quels outils pour passer le cap des 3 premières années ?

Les 5 conseils de La Ruche aux créateurs d’entreprise et futurs entrepreneurs pour garantir
leur survie.

 

Le nombre d’entreprises en difficulté en France n’a jamais été aussi élevé : 71 100 entreprises ont fait défaut depuis le 1er trimestre 2025. C’est ce que confirme une étude récente publiée par le cabinet Altares.


Ce chiffre interroge : comment éviter les défaillances d’entreprise dans les 3 premières années ? Quel est véritablement le taux de survie des entreprises après 3 ans de création d’entreprise ?

 

Alors que La Ruche – réseau d’incubateurs d’entreprises à impact - affiche un taux de survie de 82% des entreprises accompagnées après 3 ans de création d'entreprise (contre environ 66% pour la moyenne nationale selon l'INSEE), elle se propose de faire le point sur le sujet de la défaillance des entreprises.

 

Que mettre en place pour sécuriser la trajectoire des jeunes pousses ? Sophie Vannier, Présidente de La Ruche délivre des conseils concrets aux jeunes entrepreneurs et futurs entrepreneurs pour optimiser leur lancement et assurer leur pérennité.

 

1.  Ne pas créer son entreprise trop tôt : « Il ne faut pas déposer ses statuts dès l’idée, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, cela permet d’éviter de payer des charges sociales et fiscales sans CA. Puis, en créant ses statuts, on fige un modèle encore instable. Il est préférable d’attendre des premiers clients ».

 

2.  Ne pas s’enfermer dans une idée initiale : partir du problème, pas de la solution. « Il s’agit en réalité d’appliquer le concept du design thinking qui repose sur la compréhension du besoin et des usages avant toute solution. L’erreur fréquente que l’on peut noter c’est que beaucoup d’entrepreneurs sous-estiment l’importance de l’étude de marché et de la validation du besoin réel avant de se lancer. Concrètement, il faut dès le départ expérimenter et interroger ses utilisateurs avant de construire son offre, grâce à des interviews terrain par exemple. ».

 

3.  Maîtriser son plan de trésorerie (pas juste son chiffre d’affaires…) : « Cela consiste à anticiper des décalages de paiement et les régularisations de charges qui surviennent en année 2 ou 3. Et également de faire des prévisionnels financiers réalistes et actualisés régulièrement, tout en identifiant les risques dès le départ (solvabilité des clients, charges fixes trop élevées, dépendance à un seul client ou à un financeur…) ».

 

4.  Tester et accepter de pivoter : « Même si cela peut paraître du bon sens, il faut expérimenter rapidement son idée pour ajuster son offre aux besoins réels terrain. L’approche est itérative : prototype, test et toujours dans un principe d’amélioration continue ».

 

5.  Sortir de l’isolement dès le premier jour : « L’isolement des entrepreneurs est un enjeu majeur pour préserver leur santé mentale. Intégrer un incubateur ou une communauté permet de partager ses doutes, de trouver des solutions collaboratives et de briser la solitude du dirigeant, facteur majeur d'abandon. L’occasion également de partager entre pairs et de rencontrer de bénéficier de mentorat permettant d’éviter certaines erreurs classiques. »

 

« Aujourd'hui, la pérennité se construit sur l'agilité. Au sein de La Ruche, le taux de survie des entreprises accompagnées est de 82%. Il repose sur un principe simple : ne pas figer un modèle trop tôt. En testant le terrain avant de déposer leurs statuts et en brisant leur isolement, les entrepreneurs transforment leur vulnérabilité en résilience. L’enjeu n’est plus seulement de créer, mais de bâtir des structures capables de résister aux secousses économiques dès leurs premiers pas. » conclut Sophie Vannier, Présidente de La Ruche.

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