La
Fondation Entreprendre émet 10 recommandations.
Le 9 décembre dernier, la Fondation Entreprendre a lancé l'Observatoire de l’utilité d’entreprendre, consistant en l’édition et l’actualisation régulière d’un baromètre et d’une enquête terrain.
Cet Observatoire questionne et mesure l’utilité économique,
sociale, territoriale et environnementale de l'entrepreneuriat, en confrontant
les perceptions de 3 publics distincts :
entrepreneurs, acteurs associatifs et citoyens Français.
Les résultats issus de cette première édition ont permis à la Fondation Entreprendre d’identifier
12
freins majeurs au déploiement des effets positifs du levier entrepreneurial. En
réponse, et convaincue que l'entrepreneuriat constitue un réel levier de transformation
positive de notre société, la Fondation Entreprendre formule 10 propositions
pour amplifier l’utilité d’entreprendre.
Les 12 freins au
déploiement de l’utilité entrepreneuriale
Ils reposent sur
l’analyse quantitative des données recueillies dans le cadre du baromètre, et
sur l’appréhension qualitative des acteurs associatifs accompagnant les
entrepreneurs au quotidien :
Sur le volet de la
culture entrepreneuriale
• Une vision restrictive de l’entrepreneuriat
qui limite l’égalité des chances ;
• Des acteurs publics qui réduisent souvent le
sujet à une démarche individuelle centrée sur la production de valeur
économique ;
• Des instruments de financement privés souvent
plus adaptés à projets à une forte croissance à court terme ;
Sur la reconnaissance
des acteurs associatifs d’intérêt général accompagnant les entrepreneurs
• Le rôle et les actions du secteur associatif
dédié à l’entrepreneuriat, encore trop méconnus et non reconnus ;
Sur le fonctionnement
des pouvoirs publics
• Des services étatiques parfois trop
cloisonnés ;
• Trop peu de relais d’informations sur les
dispositifs nationaux au niveau territorial ;
Sur le financement du
secteur associatif de l’accompagnement entrepreneurial
• Un cadre d’appels à projets publics et privés
qui tend à se rigidifier ;
• Des financements qui reposent encore trop sur
des logiques de « projet » ;
• Des coopérations publics – privés peu
financées ;
Sur l’offre
d’accompagnement entrepreneurial
• Un manque d’accompagnement dans les
territoires isolés et/ou fragilisés ;
• Une ingénierie d’accompagnement
entrepreneurial globalement insuffisamment valorisée et soutenue.
Les 10 propositions de la
Fondation Entreprendre émet
Ces recommandations
s’appuient sur 3 axes :
La transformation de la
culture entrepreneuriale
1. Structurer un référentiel commun de l’entrepreneuriat.
2. Démontrer l’utilité économique, sociale, territoriale et
environnementale de l’entrepreneuriat.
3. Donner à voir l’entrepreneuriat dans sa diversité de profils et
de forme.
4. Faire de l’esprit d’entreprendre une compétence clé des
politiques éducatives.
La coordination et
l’outillage de l’ensemble des acteurs de l’écosystème entrepreneurial
5. Créer des espaces de coopération territoriale
sur l’entrepreneuriat.
6. Former les décideurs publics et territoriaux au levier
entrepreneurial.
7. Soutenir des expérimentations territoriales du
levier entrepreneurial.
La sécurisation et le
renforcement des structures d’accompagnement de l’entrepreneuriat
8. Transformer les modalités de financement des
associations.
9. Financer les coopérations entre les acteurs de l’accompagnement.
10. Renforcer la
lisibilité de l’offre d’accompagnement.
Conclusion de Thibault de Saint Simon, Directeur Général de la Fondation Entreprendre: « L’entrepreneuriat est un fabuleux vecteur de valeur économique et créateurs d’emplois. Mais sa portée va bien au-delà et il dispose d’un potentiel d’impact encore méconnu. Grâce à notre Observatoire, nous documentons et démontrons factuellement l’utilité entrepreneuriale au service des individus, de la vitalisation des territoires et de la planète. Il révèle le secteur associatif comme catalyseur nécessaire à la transformation positive de la société par l’entrepreneuriat. Nous souhaitons fédérer largement autour de cet enjeu, et appelons les pouvoirs publics, les financeurs, les médias et tout l’écosystème entrepreneurial à le nourrir et à le soutenir. Il est urgent de permettre à l’entrepreneuriat de jouer pleinement son rôle d’intérêt général ! »


