Quel est le profil type de l’entrepreneure française ?
À l'occasion du 8 mars,
Dougs - cabinet d'expertise comptable en ligne - publie une analyse du
profil de l’entrepreneuriat féminin, basée sur les données réelles de 4 129
entrepreneures clientes du cabinet.
Extrait
Le premier enseignement
est que l’entrepreneure française a accumulé expérience et crédibilité
professionnelle, puisqu’elle a entre 35 à 44 ans. Cette génération
charnière est également plus exposée aux plafonds de verre persistants dans les
entreprises. L’entrepreneuriat représente donc pour certaines une seconde
carrière mais aussi un modèle plus flexible.
Le Chiffre d’affaires médian annuel s’élève à 26 330€ ; tandis que le CA moyen annuel est de
61 979€. L'écart entre médiane et moyenne révèle une forte hétérogénéité des profils : une majorité d'activités à taille humaine coexiste avec une minorité d'entreprises à CA élevé qui tire la moyenne vers
le haut.
Au niveau national, les femmes privilégient majoritairement le statut de micro-entreprise (67% – INSEE). Lorsqu’elles font le choix de structurer davantage leur activité – notamment en étant accompagnées d’un expert-comptable – elles se tournent plus souvent vers la SASU que vers l’EURL (45% des profils féminins analysés par Dougs).
Ce statut traduit une volonté de structurer, de faire évoluer l’activité et de conjuguer autonomie, protection et crédibilité - loin d’une image d’entrepreneuriat précaire.
« On parle encore trop souvent de l'entrepreneuriat féminin comme d'un sujet de société. Ces données montrent que c'est d'abord un sujet économique et il est temps de le traiter comme tel. L’enjeu aujourd’hui n’est plus de savoir si elles entreprennent, mais de leur apporter les conditions de croissance et d’accès aux financements nécessaires. », conclut Sarah Jaouani, cofondatrice et Head of Compta de Dougs.


