Alors
que la France vient de connaître un nouvel épisode de canicule précoce,
l’annonce gouvernementale de réduire le fonds vert, soutenant les collectivités
territoriales dans leurs investissements au service de la transition
écologique, relance le débat sur les moyens consacrés à la résilience du pays
face aux risques climatiques.
Cette orientation
intervient pourtant dans un contexte où les entreprises sont de plus en plus
nombreuses à intégrer les enjeux climatiques dans leur stratégie, sous l'effet
des cadres réglementaires mais aussi des attentes des investisseurs et de
l'accélération des impacts physiques du dérèglement climatique sur leurs
activités. Selon la dernière étude de Tennaxia, et au-delà de la publication
d’un rapport de durabilité réglementaire, 89% des entreprises utilisent ces
informations pour répondre aux sollicitations de parties prenantes.
« Réduire les budgets
consacrés à l’adaptation climatique au moment où les événements extrêmes se
multiplient est une approche qui ne peut aucunement être bénéfique sur du long
terme. Dans les entreprises qui cherchent à gagner en résilience, nous observons
au contraire une montée en puissance de ces sujets, qui ne sont plus considérés
comme des dépenses de conformité mais comme des investissements stratégiques, explique Solène
Garcin-Charcosset, Directrice Conseil ESG chez Tennaxia, éditeur de logiciels
et cabinet de conseil HSE, ESG et carbone.
Anticiper les risques
climatiques, évaluer les vulnérabilités de ses activités, renforcer la
résilience de ses actifs et de sa chaîne de valeur et mesurer les impacts
financiers potentiels des aléas climatiques sont désormais des enjeux
stratégiques pour les entreprises.
Les organisations les plus avancées en matière d’ESG ont compris que le coût de l’inaction sera bien supérieur à celui de la préparation, et qu’il peut aller jusqu’à une hausse significative des coûts d’assurance, voire une inassurabilité de certains actifs exposés. L’adaptation doit être envisagée comme un investissement créateur de valeur, pour l’Etat également, au même titre que l'innovation. »


