Resmed, acteur mondial dans le domaine des technologies de la santé axées
sur le sommeil, la respiration et les soins de santé à domicile, publie les
résultats de sa sixième enquête mondiale annuelle sur le sommeil.
L'enquête
révèle un fossé grandissant entre la reconnaissance de l'importance du sommeil
et les actions pour l’améliorer. En
effet, si 80% des répondants français reconnaissent que le sommeil est le
facteur le plus important pour une bonne santé sur le long terme devant
l’alimentation et l’exercice (contre 53% au niveau mondial), seulement 25% se
tournent vers des professionnels de santé pour obtenir des conseils sur le
sommeil. Les résultats montrent une volonté d'améliorer l'éducation, le
dépistage et le diagnostic des troubles du sommeil, afin de permettre à
davantage de personnes d'identifier leurs troubles du sommeil plus tôt et
accéder au bon traitement.
La
bonne nouvelle est que le sommeil est de plus en plus reconnu comme un pilier
clé d'une santé à long terme : 84% des répondants dans le monde entier
estiment qu'un sommeil régulier et de qualité peut aider à prolonger
l’espérance de vie. Cependant, même s’ils ont conscience de l’importance du
sommeil, la majorité des Français (53%) déclare ne bien dormir que quatre nuits
par semaine, voire moins. Cela souligne l'écart persistant entre savoir que le
sommeil est essentiel et le prioriser dans le cadre d'un mode de vie sain.
À mesure
que la sensibilisation sur l’importance du sommeil progresse, les opportunités
de transformer l’intention d’en prendre soin en action augmentent également.
Cela se traduit notamment par :
• L’utilisation accrue des appareils portables sensibilise plus que jamais au sommeil : L'utilisation des technologies de suivi du sommeil a explosé passant de 16% en 2025 à 53% en 2026. En France, 43% des répondants français ont déjà utilisé un objet connecté pour suivre leur sommeil, mais seuls
13% le font chaque nuit.
Les
montres connectées sont en tête, avec 58% des répondants dans le monde entier
les utilisant pour suivre leur sommeil (62% en France). Parmi les utilisateurs
de dispositifs portables, 62% déclarent qu'ils consulteraient un médecin si
leur appareil signalait un risque potentiel.
• Le
suivi médical du sommeil reste limité : Bien que 66% des répondants affirment vouloir
consulter un professionnel de santé, seulement 23% l’ont effectivement fait. De
plus, moins de la moitié (46%) indiquent qu’un professionnel de santé a abordé
leur sommeil lors d’une visite de routine. En France,
35% des répondant se sont
déjà vu recevoir une prescription pour améliorer leur sommeil (54% pour des
prescriptions de somnifères, 30% pour des antidépresseurs ou anxiolytiques, 22%
pour de la mélatonine, 11% pour un appareil de PPC).
Vie
quotidienne et sommeil : un impact très fort
L'enquête
met également en lumière les pressions quotidiennes qui influencent les
habitudes de sommeil dans le monde.
• Réduire le déficit de sommeil chez les femmes
: Près
de la moitié des femmes interrogées (48%) ont du mal à s'endormir, contre 38%
en 20253. Pour 42% des femmes
interrogées, le stress et l'anxiété sont des obstacles clés à un sommeil de
qualité et constant, contre plus d'un tiers (36%) des hommes interrogés. Les
responsabilités familiales creusent encore davantage l'écart entre les sexes,
affectant négativement le sommeil pour 39% des femmes contre 33% des hommes.
• Reconnaître le sommeil comme un élément
essentiel pour la santé mentale : Un sommeil insuffisant est lié à un risque
accru d'anxiété et de dépression dans tous les groupes d'âge. Après une
mauvaise nuit de sommeil, plus d'un tiers des répondants rapportent des niveaux
plus élevés d'irritabilité (36%) et de stress (33%). Les dépressions ont
également augmenté pour un quart des répondants dans le monde (25%).
• Prioriser le sommeil au travail : Une charge de travail
élevée a un impact négatif sur le sommeil. Plus de la moitié des répondants (58%)
reconnait que leur charge de travail impacte négativement leur sommeil. Après
une mauvaise nuit, 70% déclarent prendre un jour de repos, tandis que 59%
estiment que des modalités de travail flexibles favorisent un meilleur sommeil.
• Optimiser le sommeil en partageant son lit : dormir à deux renforce
l’intimité, 53% des répondants rapportant un impact positif sur leur vie
sexuelle, contre 23% pour ceux qui dorment seuls. Cependant, le sommeil reste
souvent perturbé : 39% subissent des interruptions de leur sommeil par leur
partenaire au moins une fois par semaine, et 80% déclarent ressentir un certain
niveau de perturbation lié à celui-ci.
Selon le Dr Carlos Nunez, Directeur des affaires médicales de Resmed : « Les gens reconnaissent de plus en plus le sommeil comme la pierre angulaire de la santé à long terme, ce qui est encourageant. Cependant, la reconnaissance seule ne suffit pas. Nous devons aider les gens à passer de la sensibilisation à l'action en surmontant les obstacles quotidiens et en améliorant l'accès au dépistage, au soutien et aux soins. »


