Le Snitem publie les résultats de son 3ème Baromètre RSE, réalisé en partenariat avec le cabinet d’étude Alcimed.
Cette nouvelle édition, présentée lors du 4ème
colloque RSE du Snitem, confirme une montée en puissance de la RSE dans la
filière, désormais considérée comme un levier stratégique de compétitivité,
d’innovation et d’accès au marché.
La RSE : au cœur des
stratégies des industriels
La RSE s’impose
aujourd’hui comme un enjeu majeur pour les entreprises du dispositif médical :
plus de 80% d’entre elles la considèrent comme prioritaire, contre environ 60% en 2023.
Cette progression
s’accompagne d’une structuration accélérée :
• Plus de 70 % des entreprises disposent d’une
stratégie RSE formalisée,
• Plus de 70 % ont mis en place des indicateurs
de suivi,
• Plus de 75 % ont désormais une ressource
dédiée à la RSE.
Au-delà de la
conformité réglementaire, les motivations évoluent : attentes des clients et
des établissements de santé, mobilisation interne, attractivité des talents et
accès au financement deviennent des moteurs déterminants.
Des pratiques en forte
progression, mais encore hétérogènes
Côté entreprises :
Le baromètre met en
évidence une dynamique réelle, mais encore contrastée selon la taille des
entreprises et leur maturité. Parmi les pratiques les plus répandues, les
démarches d’éco-conception et la mise en place d’outils de diagnostic. Plus de
50 % des entreprises ont ainsi déclaré avoir réalisé un bilan carbone et plus
de 60 % une analyse de cycle de vie (ACV).
Cependant, le manque de
ressources humaines, la complexité de collecte des données et surtout la
difficulté à valoriser les actions RSE, citée par plus de 50 % des industriels,
demeurent les principaux freins identifiés par les entreprises du DM.
Côté établissements de
santé :
La RSE est un sujet
important bien qu’encore en structuration pour les établissements de santé, qui
soulignent parfois un manque de référentiel commun et de soignants impliqués
pour intégrer au mieux la démarche. Aussi, pour les acheteurs hospitaliers, la
RSE s’impose progressivement comme un critère structurant des achats. Elle est
désormais intégrée dans les appels d’offres, avec une pondération pouvant
atteindre 5 à 20 % des critères de sélection, et pourrait à terme devenir un
prérequis d’accès au marché.
A noter toutefois que
les attentes des établissements portent essentiellement sur les produits et
leur impact environnemental (éco-conception, cycle de vie, recyclage ou
valorisation des déchets). Les actions «corporate» sont secondaires et sont
rarement discriminantes pour les appels d’offre.
Vers une RSE plus
collective, plus lisible et plus opérationnelle
Les résultats du baromètre confirment une transformation profonde de la filière du dispositif médical.
La RSE n’est plus un sujet périphérique : elle devient un facteur clé
de différenciation, de compétitivité et d’innovation.
Pour franchir une
nouvelle étape, les entreprises du dispositif médical et les établissements de
santé appellent à :
• harmoniser les
référentiels,
pour faire converger les coûts engagés par les industriels et la valorisation
de la RSE des établissements.
• mutualiser les outils et renforcer les
démarches collectives, à l’image de l’Index DM Durable.
L’Index DM Durable
(IDMD) : un outil prometteur pour structurer la filière
Dans ce contexte,
l’Index DM Durable (IDMD), lancé par le Snitem et le C2DS il y a près d’un an,
apparaît comme un levier structurant pour répondre aux attentes des acteurs de
santé. Il est perçu à la fois comme un outil adapté aux spécificités du secteur,
comme un référentiel de comparaison entre dispositifs mais aussi comme un
facilitateur d’évaluation pour les acheteurs hospitaliers.
Le baromètre montre que
:
Côté entreprises du DM
:
92% connaissent l’IDMD, mais seuls 63 % l’utilisent aujourd’hui, signe d’un outil encore en phase d’appropriation.
Côté
établissements de santé :
76% connaissent l’IDMD, et 70 % se disent convaincus de son intérêt.


