L’étude semestrielle
d’activité de France Invest, réalisée en partenariat avec Grant Thornton, révèle
la solidité des levées de fonds et des investissements au 1er semestre 2026
malgré un environnement politique, économique et géopolitique difficile.
Les
cessions reprennent, notamment auprès des acquéreurs industriels.
À retenir
• 14,4 Md€ ont été
investis dans 1 377 entreprises et projets d’infrastructure ;
• 16,8 Md€ ont été
levés ;
• 6,1 Md€ de cessions en valeur, en hausse de 24 % par rapport au 1er semestre 2025, pour
630
opérations réalisées.
Une activité
d'investissement qui demeure soutenue
Avec 14,4 Md€ investis
au 1er semestre 2026, le capital-investissement continue de financer massivement
les entreprises françaises malgré un environnement économique complexe. Les montants
investis sont en retrait de 8 % par rapport au 1er semestre 2025, une évolution
qui s'explique principalement par la baisse des opérations d'envergure dans
l'infrastructure.
En
capital-investissement (hors infrastructure), les montants investis atteignent
10,6 Md€, un niveau qui témoigne de la capacité du secteur à poursuivre son
accompagnement des entreprises dans leurs projets de croissance, de
transformation et d'innovation. Le venture progresse même par rapport au 1er semestre
2025, porté notamment par deux opérations majeures dans l'intelligence
artificielle.
Les investissements
dans les projets d’infrastructure ralentissent en lien avec la baisse du nombre
d’opérations sur des tickets supérieurs à 100 M€. Ce résultat à mi-année ne
permet toutefois pas de tirer de conclusions sur la dynamique annuelle. À noter
que les énergies renouvelables restent le premier secteur d’investissements
avec 2,1 Md€ investis dans 70 projets (soit 56 % des montants et 62 % des
projets d’investissements dans l’infrastructure).
Des levées de capitaux
qui confirment l'attractivité du marché français
Avec 16,8 Md€ levés au 1er semestre 2026, l'activité de collecte demeure soutenue. Les montants levés sont en baisse de 7 % par rapport au 1er semestre 2025, un recul qui s’explique notamment par la diminution des levées de fonds de continuation (0,7 Md€ au 1er semestre 2026 contre 3,3 Md€ au
1er semestre 2025) et l’absence de « méga-levée ». 46 % des capitaux ont été levés à l’international, signe de l’attractivité de l’industrie du capital-investissement français. Les souscripteurs restent très diversifiés avec un rebond notable des assureurs et mutuelles (+ 73 % par rapport au 1er semestre 2025).
Les levées des fonds d’infrastructure
progressent à 6,6 Md€, portées par deux levées d’envergure.
Les cessions montrent
des signes de reprise
Les cessions
progressent en volume et en valeur au 1er semestre 2026 avec un regain
particulier des cessions totales de portefeuille et la reprise des cessions
industrielles. Si le rythme des sorties reste en deçà des niveaux qu’il devrait
atteindre, la dynamique est positive.
Nouveauté dans l’étude, la durée moyenne de détention des entreprises cédées est désormais disponible : elle s’élève à 7 ans pour les entreprises cédées au 1er semestre 2026. Ce chiffre illustre la nature profondément long terme du capital-investissement, qui accompagne les entreprises dans la durée afin de financer leur croissance, leur transformation et leur développement.


