Face à
l’intensification des aléas climatiques (canicules, inondations…), les
directeurs immobiliers intègrent désormais ces risques à leurs stratégies et à
leurs cahiers des charges. Interrogés sur les leviers à activer, ils
établissent une priorité claire : mesurer l’exposition de leur patrimoine avant
de déployer les premières réponses opérationnelles.
À l'occasion de ses 30
ans, l'Association des Directeurs Immobiliers (ADI) a interrogé ses membres sur
les leviers qu'ils jugent prioritaires pour rendre leur patrimoine résilient
aux aléas climatiques.
Ce communiqué est le premier d'une série consacrée aux résultats de l'étude ADI 2026, réalisée en collaboration avec Impulse Partners, qui retrace trente ans de transformation de la fonction de Directeur Immobilier et identifie les enjeux qui façonneront son rôle dans la décennie à venir.
L’étude s’appuie sur un sondage mené auprès
d'une centaine de Directeurs Immobiliers entre janvier et mars 2026, complété
par une quinzaine d'entretiens qualitatifs et une revue de littérature conduite
par la Chaire Immobilier et Développement Durable de l'ESSEC.
La sortie officielle de
l’étude, qui synthétise l'ensemble des résultats, est prévue mi-octobre.
Selon Barbara Kiraly, déléguée générale de l’ADI : « Les Directeurs Immobiliers sont en ordre de marche pour adapter leur patrimoine. Ils ne pourront le faire seuls et ils en ont bien conscience : 32% des Directeurs Immobiliers placent la résilience climatique comme un enjeu majeur de la décennie à venir mais l'ampleur des investissements nécessaires appelle une réflexion collective.
Ils sont 68% à se
tourner vers leur bailleur pour financer l’amélioration du confort thermique et
de l’efficacité énergétique du bâtiment »
Face à
l'intensification des aléas climatiques (canicules, inondations...), le risque
climatique s'invite désormais dans les stratégies immobilières et les cahiers
des charges des Directeurs Immobiliers. Interrogés sur les principaux leviers à
activer pour répondre à ce défi, ils font émerger une hiérarchie claire, du
diagnostic vers de premières réponses opérationnelles.
4 leviers ressortent
des réponses des Directeurs Immobiliers interrogés :
•
L'analyse et la cartographie systématique des risques
climatiques (inondation,
chaleur...), citée par 88% des répondants ;
•
L'intégration de la résilience dans les cahiers des charges
(prise
à bail, rénovation, extension, restructuration...), citée par 68% ;
•
Le renforcement des plans de continuité d'activité pour protéger les
collaborateurs et l'outil de production, cité par 65% ;
• Le déploiement de solutions d'adaptation (ombrage, végétalisation, gestion de l'eau...), cité
par 56%.
« Les Directeurs Immobiliers identifient clairement les vulnérabilités de leur patrimoine et disposent de premières réponses opérationnelles. Reste à les massifier, ce qui appelle des alliances inédites et une innovation financière que le secteur doit encore inventer. L'étude ouvre une autre piste : celle de la valeur d'usage de ces bâtiments, confortables et souvent climatisés, mais vides le soir et le week-end. Leur rôle de refuge en temps de canicule est un chantier à ouvrir entre entreprises, collectivités et financeurs, pour être au rendez-vous des enjeux d'adaptation », conclut Lucas Colombies, Associé chez Impulse Partners.


