À l’occasion de la Journée
internationale du café, le Collectif Café invite les consommateurs à repenser
leurs habitudes : boire moins, mais mieux.
Préserver les terres,
les producteurs et la qualité ne tient qu’à quelques centimes par tasse
Changement climatique,
déforestation, pression sur les récoltes, recul du nombre de producteurs,
hausse de la demande mondiale : derrière un geste aussi banal que boire un café
se joue aujourd’hui l’avenir de toute une filière.
Le café, 2ème boisson la plus consommée au monde après l’eau, est bu sur tous les continents
et compte parmi les produits agricoles les plus échangés au monde.
En un peu plus de 30 ans, sa consommation mondiale a augmenté de près de 90 %, selon l’Organisation internationale du café (OIC). Jamais la consommation de café ne s’est autant massifiée à l’échelle mondiale. Dans des pays comme l’Inde, la Chine ou la Corée du Sud, le café s’installe de plus en plus dans les habitudes quotidiennes.
Ce phénomène entraîne
une croissance exponentielle de la demande, qui n’est pas sans conséquences sur
les méthodes de culture, les terres, les producteurs et la qualité du café.
« On prend un café ? »
Oui, mais lequel ?
Le café est partout.
Dans nos cuisines, au bureau, au comptoir, au restaurant, à l’hôtel, « à
emporter » et dans des coffee shops dont le nombre augmente chaque jour en
France.
80 % des Français en
consomment régulièrement, à raison de près de 2 à 3 tasses par jour en moyenne. Et
alors que près de 90 % des achats de café se font en grande distribution, le
choix reste très majoritairement guidé par le prix et les habitudes, sans
réelle distinction d’origine, de terroir, de traçabilité ou de qualité.
Mais derrière ce geste
devenu presque automatique se cache une question que nous nous posons rarement
: quel café buvons-nous, à quel prix et pour quelle qualité ?
La quasi-totalité des
cafés dits « de commodité » ne donne pas d’informations sur leur provenance,
leur composition, les conditions de production, contrairement aux cafés de
spécialité, pour lesquels l’origine, le terroir, la traçabilité et la qualité
sont au cœur de la démarche.
À croire que pour
certains consommateurs, le café pousse directement en paquet dans les rayons
des supermarchés.
Face à la hausse de la
demande mondiale, répondre par toujours plus de volume et par la recherche du
prix le plus bas n’est pas une réponse durable.
Préserver l’avenir du
café doit passer par une consommation plus éclairée et responsable, qui
privilégie la qualité et une meilleure valorisation de toute la filière.
Quelques centimes de
plus par tasse peuvent tout changer
Entre un café
conventionnel (ou de commodité) et un café de spécialité, la différence de prix
se compte en centimes. La différence de qualité, elle, peut être considérable et
ces quelques centimes peuvent contribuer à faire vivre toute une filière.
Un café de spécialité
est un café sélectionné pour sa qualité, son origine et sa traçabilité, évalué
selon des critères précis de dégustation et noté au moins 80/100. À l’image du
vin, il exprime un terroir, une variété, un savoir-faire et une palette aromatique
qui lui sont propres.
Il joue aussi la carte
de la transparence :
origine, région de production, producteur ou ferme selon les cafés, variété,
méthode de traitement, profil aromatique, torréfaction… autant d’informations
qui permettent au consommateur de savoir ce qu’il achète et ce qu’il boit.
Selon une récente étude
du Collectif Café, une tasse coûte en moyenne 8,7 centimes d’euros pour un
Robusta conventionnel, 15,9 centimes pour un Arabica conventionnel et 29,6
centimes pour un café de spécialité 80+.
Ainsi, passer d’un Arabica conventionnel à un café de spécialité 80+, c’est seulement investir
13,7
centimes de plus par tasse.
Comme le vin, le café
offre une extraordinaire palette aromatique : fruitée, florale, chocolatée, épicée,
acidulée… Mais contrairement à de nombreux produits gastronomiques, cette
expérience reste particulièrement accessible : pour quelques dizaines de
centimes, une tasse de café de qualité permet de s’offrir au quotidien un
véritable plaisir gustatif.
Choisir un café de
spécialité, c’est surtout soutenir une logique de production plus raisonnée et
plus éthique, qui privilégie la qualité plutôt que la course aux volumes,
préserve davantage les terres et permet une meilleure valorisation du travail
des producteurs.
Selon Loïc Marion,
Président du Collectif Café : « On prend un café Derrière
cette phrase si banale se cache aujourd’hui une vraie question : oui mais
lequel ? Face aux défis climatiques et économiques, nous devons apprendre à
choisir notre café. Quelques centimes de plus par tasse peuvent faire toute la
différence : plus de goût, des terres mieux préservées, des producteurs mieux
rémunérés et, surtout, une filière que l’on soutient pour préserver le café de
demain. Comme on achète une bonne baguette chez un artisan boulanger, il est
temps d’acheter un bon café chez les professionnels. Tout le monde y gagne. »
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* Etude réalisée par le Collectif Café en juillet 2026. Prix relevés dans la grande distribution pour
4 références de cafés conventionnels pour les catégories robusta et arabica et chez des torréfacteurs adhérents du Collectif Café pour les cafés de spécialité (Arabica 80+ et 84+).
Coût à la tasse calculé sur la base
de 125 tasses préparées avec 1 kg de café (soit environ 8 g/tasse).


