Ce dimanche 26
juillet, la Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées mettra à
l'honneur le rôle des aînés dans la société. Un rôle qui ne se limite pas
seulement à la garde des petits-enfants ou à la mémoire familiale : les
grands-parents sont devenus des acteurs patrimoniaux de premier plan.
Les résultats de la 3ᵉ
édition de l'Observatoire des solidarités intergénérationnelles réalisé par
l'Ifop pour ASAC-FAPES en attestent : la transmission ne suit plus
mécaniquement l'ordre des générations. Si les enfants restent les premiers
destinataires du patrimoine (63 %), la transmission directe aux petits-enfants
ou arrière-petits-enfants gagne du terrain, atteignant 14 % (+2 points en un
an). Plus révélateur encore, un senior sur quatre (25 % des 65 ans et plus) se
dit prêt à « sauter une génération » pour transmettre directement à ses
petits-enfants.
Cette dynamique s'inscrit dans un mouvement de fond : la transmission se pense désormais avec soi plutôt qu'après soi. 62 % des Français envisagent ainsi de donner de leur vivant ou l'ont déjà fait
(+5 points). Une solidarité qui répond à un besoin
bien réel : 38 % des Français déclarent avoir reçu une aide financière d'un
parent ou d'un grand-parent au cours des cinq dernières années. Le montant
moyen des aides versées atteint 9 748 €, preuve que ces coups de pouce
représentent désormais un véritable levier d'accompagnement des jeunes
générations.
« Nous assistons à une
révolution silencieuse de la transmission patrimoniale. L'allongement de
l'espérance de vie fait qu'au moment où l'héritage est perçu, les enfants sont
souvent déjà installés professionnellement et patrimonialement. Les grands-parents
préfèrent donc de plus en plus intervenir là où leur aide aura le plus d'impact
: financer des études, un premier achat immobilier ou accompagner l'entrée dans
la vie active. Ils ne veulent plus seulement transmettre un patrimoine, ils
veulent transmettre des opportunités. Cette évolution traduit un changement
profond de philosophie : on ne donne plus uniquement parce que l'on disparaît,
mais parce que le bon moment est arrivé. Encore faut-il organiser cette
transmission. Donation, démembrement ou assurance vie permettent aujourd'hui
d'accompagner cette solidarité intergénérationnelle dans un cadre à la fois
souple, sécurisé et fiscalement optimisé », conclut Nathalie Lejeune, Directrice
générale de FAPES Diffusion (ASAC-FAPES).


