« Et si la vraie souveraineté n'était pas seulement que la France produise des champions, mais que les Français puissent en être actionnaires ? »
Alors que Mistral AI
pourrait doubler sa valorisation en moins d'un an, Wendy Souvannarath,
fondatrice de Carré Partners, la maison française indépendante qui ouvre
l’accès à l’investissement dans le private equity late stage aux particuliers,
met l’accent sur une face cachée du marché : la création de valeur des futures
pépites françaises se joue aujourd'hui dans le non-coté, encore largement hors
de portée des particuliers.
Tout le monde en parle
: le porte-drapeau français de l'intelligence artificielle accélère sa
progression.
En effet, Mistral AI
serait en discussions pour lever près de 3 milliards d'euros, ce qui porterait
sa valorisation à près de 20 milliards. Pour rappel, sa valorisation avait
atteint 11,7 milliards d'euros lors de la série C menée par ASML en septembre 2025.
En seulement trois ans,
l'entreprise fondée par Arthur Mensch, Guillaume Lample et Timothée Lacroix est
devenue la première décacorne tricolore, avec des revenus récurrents passés
d'une quinzaine de millions d'euros fin 2024 à plusieurs centaines de millions
début 2026.
Selon les analystes,
une éventuelle entrée en Bourse ne serait pas attendue avant 2028.
Pour Wendy
Souvannarath, fondatrice et CEO de Carré Partners, cette trajectoire pose une
question rarement formulée : « À juste titre, nous célébrons Mistral
comme une fierté nationale. Mais il faut aussi être lucides : l'essentiel de la
valeur se crée aujourd'hui dans le non-coté, dans des tours de table réservés à
une poignée de grands fonds. Le paradoxe, c'est que les citoyens français qui
applaudissent ce champion n'ont, pour la plupart, très peu de moyens de
participer directement à son ascension. Ce décalage n'a rien d'anecdotique. Car
lorsqu'une entreprise de cette envergure finit par s'introduire en Bourse, une
part considérable de son parcours de croissance a déjà été accomplie à huis
clos. Investir sur le long terme, ce n'est pas se ruer sur le premier jour de
cotation : c'est accompagner une trajectoire très en amont, avec exigence et
méthode. C'est précisément ce que nous voulons rendre accessible aux
particuliers. »
Cependant, si l'argent
ne tombe pas du ciel, il mérite d'être traité avec sérieux. Face à de telles
trajectoires, il est nécessaire de rester pragmatique tout en refusant à la
fois l'euphorie et la panique. Car une valorisation qui double en un an nourrit
autant la fierté que le vertige et c'est justement le moment d'appliquer la
discipline des investisseurs institutionnels plutôt que les réflexes de la
spéculation.
« La vraie souveraineté, ce n'est pas seulement que la France produise ses champions. C'est que les Français puissent en être actionnaires. Sinon, nous aurons bâti nos pépites pour que d'autres en récoltent les fruits. Avec Carré Partners, nous voulons précisément réconcilier les épargnants avec les grandes trajectoires de croissance, en ouvrant aux particuliers un accès — encadré et sélectif — au cercle des plus belles licornes non cotées, jusqu'ici réservé aux institutionnels. », conclut Wendy Souvannarath.


