Baromètre Palatine-METI du 17 au 24 juin 2026 auprès de 1 700 ETI + Enquête trimestriel Trendeo-METI sur l'emploi.
Confrontées à un champ de contraintes inédit, les ETI temporisent sur l’emploi
Les dernières enquêtes
de conjoncture confirment une situation très dégradée pour les ETI au 2ème
trimestre 2026, sous l’effet de l’accumulation de chocs conjoncturels et
d’ajustements structurels.
Crise après crise,
budget après budget, l’équation pour les ETI qui produisent et travaillent en
France s’est durablement compliquée. Notre dernier Baromètre du financement des
ETI comme la note de Trendéo sur l’emploi et l’investissement dans les ETI
dessinent un même scénario : les coûts ne cessent de croître et l’activité de
décroître. Prises en étau, les ETI
doivent arbitrer : elles maintiennent l’investissement mais temporisent sur
l’emploi.
Un vrai changement de stratégie par rapport aux créations d’emplois des années 2009-2016 qui peut être vu comme un pari sur l’avenir ; la question est de savoir si ce pari sur l’avenir demeurera encore le pari du travailler, produire et investir en France.
En synthèse
1. L'activité se
dégrade
• Plus d'1 ETI sur 2
juge que la situation de son secteur d’activité s'est détériorée sur un an ;
seules 12,2 % perçoivent une amélioration.
• 44% font état d'un
carnet de commandes moins rempli qu'il y a un an (vs 29 % en mars).
• 50% constatent une
dégradation de leur rentabilité sur un an.
2. L'investissement
résiste, mais tend à se détourner de la France. Si le volontarisme est là, des
arbitrages s'imposent.
• 72 % ont engagé ou
prévoient un projet de croissance organique en 2026 (vs 56 % en mars) ;
l’envie
d'investir est manifeste.
• Mais 1 ETI sur 3 a
arrêté, suspendu ou réorienté tout ou partie de ses projets en France.
3. L'emploi et
l'apprentissage décrochent
• Le solde net
d’emplois créés par les ETI tombe à + 1189 sur le trimestre, en recul de 66 %
en trois mois et de 58 % sous sa moyenne triennale, sous l’effet d’une envolée
des suppressions (+ 255 %).
• Plus de 7 ETI sur 10
ont réduit leurs recrutements d'apprentis en 2026 (vs 2024)
• 54 % déclarent que la
hausse du coût du travail (SMIC + gel des allègements) pèsera sur le maintien
de l'emploi, le recrutement ou la rémunération
Conclusion : L'activité se
contracte sous l’effet des contraintes (structurelles et conjoncturelles) qui
s'amoncellent
=> Les ETI veulent toujours investir mais temporisent sur la France
=> L'emploi et l'apprentissage sont les premières variables d’ajustement.


