L'Agence régionale de la
Biodiversité d'Île-de-France, département de L'Institut Paris Region, publie le
guide de recommandations et d’évaluation : « Prendre en compte la
biodiversité dans les opérations d’aménagement ».
L’aménagement des
villes à réinventer
L'Institut Paris Region
publie aujourd'hui un guide qui propose une approche de l'aménagement passant
d’un modèle fondé sur l’artificialisation à une ville structurée par la
sobriété foncière, la pleine terre, la connectivité écologique. Il appelle à
penser à l'échelle du quartier plutôt que du bâti et invite à une mobilisation
de tous les acteurs de l'aménagement et des métiers du bâtiment (promoteurs,
aménageurs, architectes, entreprises du BTP), en première ligne face à ce défi.
Penser un nouveau
rapport aux sols
La pensée aménagiste a
longtemps artificialisé les sols et exclut la nature. Les lois Biodiversité
(2016) et Climat et résilience (2022) ont mis en lumière le déclin du vivant.
L’arrivée d’écologues et le développement de diagnostics écologiques ont replacé
la nature au cœur du projet urbain.
Il ne s’agit plus
d’intégrer la nature au projet mais les projets dans la nature. Cela suppose un
nouveau rapport aux sols, reconnus pour leurs fonctions écologiques
essentielles : infiltration de l’eau, stockage du carbone, support de la
végétation. Ce rapport implique une conception autour des arbres existants et
des structures végétales complexes et connectées ainsi qu'une gestion de long
terme.
Faire émerger une
culture commune du vivant
A chacun son métier et son rôle, un dialogue doit s'établir entre tous : le naturaliste réalise les inventaires et identifie les enjeux écologiques. L’écologue passe du diagnostic au projet et traduit en choix opérationnels. Le paysagiste pense les espaces ouverts comme des écosystèmes à part entière. L’urbaniste doit intégrer les problématiques du vivant et l’écologue travailler avec les logiques de production et de rentabilité.
Quelques points
prioritaires d’une programmation urbaine renouvelée
• Préserver des sols non artificialisés
• Préserver les friches présentant une forte
valeur écologique
• Limiter la densité urbaine pour éviter une chute de richesse naturelle.


