A mesure que la transition environnementale s’accélère dans tous les secteurs, les entreprises intensifient leur recherche de talents capables d’accompagner ces transformations. Pourtant, malgré une demande en forte croissance, de nombreux postes restent non pourvus. En cause : des pratiques de recrutement qui peinent à identifier et valoriser des compétences déjà présentes sur le marché.
Selon le Global Green Skills Report
2024 publié par LinkedIn, les talents disposant de compétences liées aux enjeux
environnementaux sont bien plus nombreux qu’il n’y paraît. Leur visibilité
reste cependant limitée, freinée par des critères de sélection souvent trop
restrictifs et une lecture insuffisante des parcours professionnels.
Des profils disponibles
mais difficilement identifiés
Dans de nombreux cas,
les entreprises concentrent leurs recherches sur des profils très spécialisés,
capables de cocher l’ensemble des critères techniques et sectoriels. Cette
approche réduit considérablement le vivier de candidats, alors même que de nombreux
professionnels disposent de compétences transférables directement mobilisables
dans des fonctions liées à la transition écologique.
Des experts issus de
l’ingénierie, de la finance ou encore de la gestion de projets possèdent déjà
des savoir-faire pertinents pour accompagner des stratégies bas carbone,
d’optimisation énergétique ou de transformation durable. Leur potentiel reste
souvent sous-évalué.
Des critères de
recrutement en décalage avec la réalité du marché
« L’analyse des
missions montre que les descriptifs de poste tendent à cumuler des exigences
élevées, mêlant expertise technique pointue, expérience sectorielle spécifique
et maîtrise des enjeux réglementaires. Cette accumulation de critères
complexifie les recrutements et allonge significativement les délais » souligne Laurent
Girard-Claudon, fondateur de Approach People Recruitment.
Dans un contexte de
transformation rapide, les entreprises gagnent à privilégier une approche plus
ouverte, centrée sur les compétences clés et la capacité d’adaptation des
candidats.
Repenser l’évaluation
des compétences
L’identification des
“talents verts” repose désormais sur une capacité à détecter des compétences
transversales, telles que l’analyse d’impact, la gestion de projets complexes
ou encore la conduite du changement. Ces aptitudes, déjà présentes dans de nombreux
parcours, constituent un levier essentiel pour répondre aux enjeux
environnementaux.
Cette évolution
implique de faire évoluer les méthodes d’évaluation, en intégrant une lecture
plus fine des expériences professionnelles et en valorisant les trajectoires
hybrides.
Faire appel à un
cabinet de recrutement
Un cabinet de
recrutement a pour mission de révéler des profils qui pourraient rester
invisibles dans un processus de sélection classique. L’analyse approfondie des
parcours, des expériences et des compétences transférables présentes dans les
CV, permet aux cabinets d’identifier des candidatures capables de répondre aux
enjeux de transition, y compris lorsque les intitulés de postes ou les secteurs
d’origines ne correspondent pas parfaitement aux attentes initiales des
entreprises qui recrutent. Les entretiens préalables permettent ensuite
d’évaluer la cohérence des trajectoires, la capacité d’adaptation et
l’appropriation des enjeux environnementaux au-delà des seules compétences
techniques.
Ce travail de détection
des talents apporte aux entreprises une sélection plus pertinente, construite
sur le potentiel réel des candidats et leur capacité à évoluer dans des
environnements en transformation.
« Face à l’accélération des transformations économiques et réglementaires, la capacité à mobiliser rapidement les bonnes compétences devient un facteur clé de compétitivité. Les entreprises qui sauront élargir leur grille de lecture et adapter leurs pratiques de recrutement disposeront d’un avantage décisif pour structurer leurs équipes et accompagner leur transition », conclut Laurent Girard-Claudon.


