Connexion
/ Inscription
Mon espace
Etudes & Enquêtes
ABONNÉS
Partager par Linked-In
Partager par Xing
Partager par Facebook
Partager par email
Suivez-nous sur feedly

[Expertises] Assurance chômage : un régime structurellement solide, mais menacé

Face à une trajectoire de désendettement fragile, l’Unédic appelle à une décision responsable par l’abandon de tout nouveau prélèvement de l’État.

 

Le 17 juin, le Bureau de l’Unédic a adopté les prévisions financières de l’Assurance chômage

à horizon 2028. Reposant sur un modèle structurellement solide, le régime serait en capacité, à partir de 2027, d’engager une trajectoire de désendettement.

 

Cette perspective demeure conditionnée à l'absence de nouveaux prélèvements de l’État.

Les organisations syndicales et patronales gestionnaires de l'Unédic alertent sur les risques du recours accru à l’endettement, dans un contexte de taux élevés, notamment pour financer

jusque-là les charges liées aux décisions étatiques passées.

 

Elles appellent à restaurer un financement stable et lisible dans la durée, afin de permettre à l’Assurance chômage de remplir pleinement son rôle d’amortisseur économique et social, spécifiquement lors de futures crises.


 


 

Bien géré par les organisations syndicales et patronales depuis près de 70 ans, le régime est structurellement sain : son modèle repose sur un nécessaire désendettement en période plus favorable, lorsque des soldes positifs sont dégagés, afin de reconstituer des marges de manœuvre et d’être en mesure d’absorber les futurs chocs.

 

Jusqu’en 2026, ce mécanisme est paralysé, malgré la baisse des dépenses réalisées à la suite des dernières réformes. À partir de 2027, les soldes positifs dégagés permettraient d’engager une trajectoire de désendettement, en l’absence de tout nouveau prélèvement.

 

Le contexte macro-économique

 

Une croissance en baisse et un choc inflationniste pour 2026

La croissance se tasserait en 2026 (+0,6%), avant une amélioration progressive en 2027 (+0,9%) et 2028 (+1,2%). Ces prévisions de croissance restent toutefois conditionnées par le conflit au Moyen-Orient et l’ampleur économique de ses conséquences, parmi lesquelles l’inflation. Alors que l’inflation prévue en mars dernier était de +1,2% pour 2026, celle-ci atteindrait +2,1% sur l’année, avant de redescendre à +1,7% en 2027 et +1,6% en 2028.

 

La poursuite des destructions d'emploi en 2026

Comme en 2025, l’emploi salarié privé reculerait en 2026 : environ -55 000 emplois. Les créations d’emploi reprendraient modérément en 2027 (+40 000) avant d’accélérer à partir de 2028 (+140 000).

En raison des effets de la réforme de 2023, le nombre de chômeurs indemnisés augmenterait modestement en 2026, pour se stabiliser aux alentours de 2,6 millions jusqu’en 2028.

Lire la suite...


Articles en relation