Guide des salaires 2026 de Robert Half.
Face à l’émergence de l’IA et aux différentes transformations technologiques dans le monde professionnel, la question de l’employabilité a pris une place croissante dans les attentes des salariés français. La formation est devenue ces dernières années un pilier central, tant du côté des salariés que des dirigeants. Robert Half, leader mondial de conseil en recrutement et stratégie d’entreprise, identifie
3 grandes tendances en formation et développement pour 2026 :
• l’engouement des
salariés français pour les formations externes,
• l’importance
croissante pour les dirigeants français de la synergie de compétences IA et
soft skills, et
• la mobilité interne
comme levier stratégique.
Noëmie Cicurel, Directrice de la Formation des équipes Robert Half en Europe, partage ici son analyse appuyée par les résultats de l’enquête réalisée dans le cadre du Guide des salaires 2026 de Robert Half.
1/ Les formations
externes fortement plébiscitées par les salariés français
Si 65% des programmes
de formation proposés par les entreprises sont internes, les salariés montrent
une nette préférence pour les formations externes, qu’ils jugent plus
enrichissantes et en phase avec la réalité de leur fonction.
Trois motivations
principales ressortent :
• Tisser des relations
et développer son réseau : le networking est un facteur clé de progression
professionnelle.
• Obtenir des
certifications ou diplômes : une preuve tangible de compétences reconnues.
• Découvrir de nouvelles
pratiques :
apprendre en dehors de l’entreprise permet de compléter son expérience et
d’élargir son expertise.
Pour Noëmie Cicurel, « les professionnels plébiscitent davantage les formations externes car ils souhaitent non seulement optimiser leurs compétences pour leur poste actuel, mais également rester employables et alertes sur le marché. Contrairement aux idées reçues, les formations internes, largement proposées par les entreprises, ouvrent également de nouvelles portes comme la mobilité interne et permettent une mise à jour continue sur l’utilisation d’outils propres à la fonction et à l’entreprise. Pour les dirigeants français, l’enjeu sera en 2026 de réinventer leurs programmes de formation, en les rendant plus ouverts, certifiants et alignés avec les attentes générationnelles, tout en mesurant l’impact réel de chaque investissement ».
La formation est aujourd’hui le 2ème levier activé par les entreprises françaises (à 71%) pour compenser une rémunération inférieure aux attentes des candidats, faisant de la montée en compétences un atout stratégique pour attirer et fidéliser les meilleurs talents. Le1er levier étant le bonus annuel, considéré par 76% des entreprises.

En face, 57% des
salariés français considèrent la formation comme un avantage qui pourrait
compenser un éventuel écart de salaire. Les professionnels de la Gen Z y
accordent encore plus d’importance (à 65%), bien au fait de l’importance de
rester employables.
2/ L’importance
croissante de la synergie entre Soft skills et IA
Les résultats de
l’étude du « Guide des Salaires 2026 » de Robert Half révèlent que plus de 30%
des entreprises valorisent désormais les compétences des salariés en
intelligence artificielle pour ajuster les salaires, toutes fonctions
confondues (finance, tech, juridique, fonctions support).
Un décalage
générationnel se dessine cependant sur les attentes en termes de formation :
• La Gen Z privilégie
les formations externes et l’acquisition de compétences IA et soft skills,
• tandis que les
collaborateurs plus expérimentés se tournent davantage vers les programmes
internes et techniques.
« Maîtriser certains
outils IA est un atout rassurant aux yeux des recruteurs. Cela démontre la
curiosité des talents et leur goût pour l’innovation. Mais pour réellement
faire la différence en termes d’employabilité, il s’agira de conjuguer les
connaissances IA au développement des soft skills. Ces derniers restant
indispensables au monde de l’entreprise pour collaborer efficacement,
convaincre ou gérer des projets. Se former de manière complémentaire en IA et
soft skills représente le combo gagnant pour rester employable en 2026 » complète Noëmie
Cicurel.
3/ La mobilité interne, un levier pour moderniser les programmes de formation et plébiscitée par
1
salarié français sur 2
D’après les résultats
de l’étude, la mobilité interne émerge comme une tendance complémentaire,
proposée par 37% des entreprises françaises et plébiscitée par 50% des salariés
français.
« Pour beaucoup d’entreprises, les programmes internes restent trop souvent sous-exploités et mal communiqués aux collaborateurs. Pour les salariés, cette mobilité constitue une manière de diversifier leurs expériences et de progresser sans changer d’employeur, en phase avec la volonté de rester employables », conclut Noëmie Cicurel.


