bunq, la deuxième plus grande néobanque d’Europe, publie son rapport annuel Global Living Report 2026, qui met en évidence un paradoxe frappant : alors que près de 62 % des professionnels français vivant à l’étranger déclarent être plus heureux et bénéficier d’un meilleur mode de vie, plus de la moitié (57 %) admettent souffrir de troubles de santé mentale.
Cette étude,
basée sur un sondage mené auprès de 1 000 Français nomades ou vivant à
l’étranger, brosse un tableau nuancé de la vie au-delà des frontières, marquée
par des opportunités, mais aussi par des sacrifices émotionnels et personnels.
La curiosité, moteur du bonheur
Près de la moitié (49 %) des personnes interrogées indiquent que leur
principale motivation pour vivre à l’étranger est le désir de découvrir
d’autres cultures, ce qui l’emporte largement sur l’insatisfaction financière
ou politique dans leur pays d’origine. Les opportunités professionnelles et le
climat pèsent dans la balance, révélant une tendance de fond : s'installer à
l'étranger est devenu un choix de vie à part entière, bien plus qu'une
nécessité économique.
Les résultats suggèrent que, à bien des égards, ce changement en vaut la
peine. Près des deux tiers des personnes interrogées déclarent être plus
heureuses à l'étranger, tandis que la moitié d'entre elles font état d'un
meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Beaucoup
bénéficient également d'avantages concrets en termes de mode de vie, allant
d'un meilleur logement et d'une vie sociale plus riche à davantage de temps
pour leurs loisirs et leurs activités personnelles.
Les compromis liés à une vie à l'international
Ces avantages s'accompagnent de compromis difficiles. Un tiers des
répondants déclare avoir manqué des événements familiaux importants tels que
des mariages ou des funérailles. D'autres indiquent avoir reporté, voire
abandonné complètement, des projets de vie à long terme, comme l'achat d'un
logement ou la fondation d'une famille. La mobilité internationale a aussi son
revers silencieux. Pour nombre d'expatriés, elle a impliqué de longues
séparations avec leur partenaire. Autant de sacrifices personnels que l'image
souvent idéalisée de l'expatriation tend à occulter.
Santé mentale : le prix de la liberté
Malgré un niveau de bonheur élevé, 57 % des personnes interrogées
reconnaissent avoir des difficultés sur le plan de la santé mentale, les jeunes
générations faisant état des niveaux de stress émotionnel les plus élevés. Ces
résultats suggèrent que le bonheur et le bien-être ne vont pas toujours de
pair.
Les déménagements à répétition, l’éloignement des réseaux de soutien et
l’adaptation culturelle peuvent avoir un impact psychologique, même lorsque la
vie quotidienne semble enrichissante.
Joe Wilson, Chief Evangelist chez bunq, déclare : « Vivre à l’international offre une liberté sans précédent, mais nos
recherches montrent que cela transforme aussi profondément la vie des gens. Les
sacrifices sont évidents : beaucoup manquent des événements familiaux et
repoussent même leurs projets de vie à long terme. »
« À l’échelle mondiale, nous avons constaté que la principale motivation
pour adopter un mode de vie international provient du désir de découvrir
différentes cultures.
Les gens souhaitent enrichir leur vie d’expériences
enrichissantes qui transforment leur façon de penser et de vivre au quotidien
», ajoute Joe Wilson.


