Hébergement-restauration, agriculture, commerce de détail, industrie agroalimentaire, transports et entreposage… Face aux pics estivaux, les employeurs doivent recruter plus vite, plus massivement, et avec une conformité irréprochable. À l'heure où certaines structures voient leurs effectifs exploser en haute saison, la préparation RH devient un défi opérationnel majeur.
Au-delà des chiffres de cette enquête nationale
menée auprès de 3 075 sociétés par Staff & Go,
le SIRH français
ultra-modulaire dédié aux TPE-PME, le groupe ACA, franchisé Intersport, partage
sa méthode pour absorber jusqu'à 150 recrutements sans subir la paperasse et
diviser par 7 sa charge administrative.
Selon Fouad Sevimli,
cofondateur de Staff & Go : « En France, un grand nombre de
secteurs sont tributaires des emplois saisonniers. Nous avons souhaité lancer
une étude sur les secteurs les plus concernés : hébergement-restauration,
agriculture, commerce de détail, industrie agroalimentaire, transports et
entreposage.
Ces 5 secteurs représentent à eux seuls environ 467 600 recrutements saisonniers potentiels, soit près de 62 % de l’ensemble des projets saisonniers recensés en France. L’hébergement-restauration pèse environ 190 300 saisonniers, l’agriculture 171 700, le commerce de détail 61 400, l’industrie agroalimentaire 25 300 et les transports-entreposage 19 000 (sources BMO 2025 de France Travail).
Pour beaucoup d’acteurs qui recrutent vite, en volume, dans plusieurs métiers, avec des règles différentes, l’embauche de saisonniers fait exploser la charge administrative et le risque d'erreur. Ainsi, une entreprise qui recrute 100 saisonniers pour l'été peut passer jusqu'à 125 heures sur l'administratif, soit près de 3 semaines de travail à temps plein.
C’est exactement le cas
de figure du Groupe ACA et de ses 14 magasins Intersport, qui a réussi à
diviser ce temps par 7. Un témoignage pertinent et un exemple à suivre pour
tous les acteurs saisonniers… ou non. »
Près de 2 entreprises sur 3 anticipent des
recrutements saisonniers
61 % des entreprises des secteurs les plus saisonniers expriment des besoins de recrutement de saisonniers. Cependant, le marché est tiré par une très forte domination des besoins inférieurs à
10 postes (41 %) suivis des demandes de 10 à 49 postes (13
%). Cela montre que, même à petite échelle, les entreprises – y compris les
plus modestes – sont directement concernées par les enjeux de recrutement.
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Pour
préparer votre saison estivale 2026, combien de recrutements saisonniers
prévoyez-vous ? |
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|
Réponses
|
Pourcentages |
|
Aucun |
39 % |
|
Moins de
10 |
41 % |
|
10 à 49 |
13 % |
|
50 à 99 |
5 % |
|
100 et plus |
2 % |
47 % des entreprises n’ont pas atteint leur
objectif de recrutement
Malgré des tensions de
recrutement élevées dans les secteurs les plus saisonniers, 53% des
entreprises déclarent avoir réussi à pourvoir 100 % de leurs besoins. À
l’inverse, 47 % n’ont pas atteint leur objectif complet, le plus souvent en ne
couvrant qu’une partie des postes ouverts plutôt qu’en échouant totalement à
recruter. Cette répartition reflète un marché sous tension, où les difficultés
de recrutement freinent les embauches sans les bloquer systématiquement.
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Avez-vous
réussi à embaucher tous vos saisonniers pour cette année ? |
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|
Réponses
|
Pourcentages |
|
Oui, à
100 % |
53 % |
|
Oui, à 75 % |
21 % |
|
Oui à 50 % |
13 % |
|
Oui à 25 % |
5 % |
|
Non, pas du tout |
8 % |
La proximité reste le premier levier de
recrutement
Pour les entreprises
qui recrutent effectivement des saisonniers, un trio de tête ressort clairement
des différents canaux utilisés :
● 49 % réembauchent d’anciens saisonniers
● 42 % bénéficient de candidatures spontanées
● 38 % profitent du bouche-à-oreille local
Les entreprises
s’appuient d’abord sur des canaux de proximité, des viviers connus et des
relations personnelles, puis complètent avec les canaux numériques et les
intermédiaires.
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Quels
canaux utilisez-vous pour recruter vos saisonniers pour l’été 2026 ? (Plusieurs réponses possibles) |
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|
Réponses
|
Pourcentages |
|
Réembauche
d’anciens saisonniers |
49 % |
|
Mobilité ou renfort
en interne |
17 % |
|
Candidatures
spontanées |
42 % |
|
Cooptation /
recommandation |
27 % |
|
Bouche-à-oreille
local |
38 % |
|
Site carrière de
l’entreprise |
15 % |
|
Réseaux sociaux |
25 % |
|
France Travail |
21 % |
|
Sites d’emploi
généralistes |
22 % |
|
Sites d’emploi
spécialisés |
11 % |
|
Agences d’intérim |
12 % |
|
Cabinets de
recrutement |
5 % |
|
Écoles / CFA /
universités |
4 % |
|
Forums emploi / job
datings / salons |
10 % |
|
Réseaux
professionnels |
11 % |
|
Réseaux locaux /
collectivités / missions locales |
13 % |
|
Plateformes ou
applications de recrutement |
17 % |
|
Prestataires
externes / sous-traitance |
3 % |
|
Autre |
5 % |
Une gestion administrative très chronophage
Les formalités
d’embauche d’un saisonnier mobilisent beaucoup de temps. Au total, 67 % des
recruteurs estiment y consacrer plus de 30 minutes par embauche, signe que ces
formalités restent loin d’être anecdotiques. Seuls 6 % déclarent y passer moins
de 10 minutes, un niveau qui s’explique surtout par des cas très standardisés,
notamment en agriculture avec le Tesa simplifié.
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Combien
d'heures estimez-vous consacrer uniquement à la gestion administrative pour
l’embauche d’un(e) saisonnier(e) ? |
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|
Réponses
|
Pourcentages |
|
Moins de 10 minutes |
6 % |
|
10 à 30 minutes |
27 % |
|
31 à 60
minutes |
34 % |
|
61 à 90 minutes |
22 % |
|
Plus de 90 minutes |
11 % |
Des entreprises qui redoutent les erreurs
administratives
Le principal risque
d’erreur se concentre clairement au démarrage du recrutement : 27 % des
entreprises citent la rédaction et l’envoi des contrats, et 22 % la DPAE et les
formalités préalables. Cette hiérarchie reflète le poids des obligations
légales les plus immédiates, à réaliser dans des délais courts et sans marge
d’erreur. Les entrées, sorties et soldes de tout compte restent aussi des
points sensibles, car ils cumulent plusieurs opérations administratives en fin
de contrat.
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Parmi
les étapes suivantes, laquelle vous expose le plus au risque d'erreur ou
d'oubli ? |
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|
Réponses
|
Pourcentages |
|
Rédaction
et envoi des contrats |
27 % |
|
DPAE et formalités
préalables |
22 % |
|
Collecte des pièces
justificatives |
10 % |
|
Gestion des mineurs |
9 % |
|
Gestion des
entrées/sorties et soldes de tout compte |
17 % |
|
Congés, modulation,
suivi RH pendant la saison |
15 % |
Une gestion des
saisonniers encore très artisanale
Plus d’une entreprise recruteuse de saisonniers sur deux gère encore les contraintes administratives
avec un suivi manuel (54 %), tandis que près de 4 sur 10 s’appuient sur leur
expert-comptable. Seulement 29 % utilisent un logiciel RH ou un SIRH.
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Comment
gérez-vous les contraintes administratives ou réglementaires liées au
recrutement de saisonniers ? Plusieurs réponses possibles |
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Réponses
|
Pourcentages |
|
Avec un logiciel RH
ou un SIRH |
29 % |
|
Avec un suivi
manuel, via Excel, papier ou outils internes |
54 % |
|
Avec l’aide d’un
expert-comptable |
39 % |
|
Avec l’aide d’un
juriste ou d’un conseil externe |
9 % |
|
Nous ne disposons
pas de solution particulière |
16 % |
|
Autre |
5 % |
C’était mieux avant ?
À la question « Est-ce plus difficile de trouver des saisonniers cette année vs/ les années
précédentes ? », la perception d’un durcissement du recrutement
saisonnier domine, mais sans totalement basculer.
49% des entreprises
jugent qu’il est plus difficile de trouver des saisonniers cette année, contre
44% qui ne partagent pas ce ressenti. Le marché est donc tendu, mais contrasté
selon les secteurs, les bassins d’emploi ou les métiers recherchés. Le fait que
seuls 18 % répondent « oui, tout à fait » montre que la difficulté progresse
surtout de façon diffuse plutôt que spectaculaire.
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Est-ce
plus difficile de trouver des saisonniers cette année vs. les années
précédentes ? |
|
|
Réponses
|
Pourcentages |
|
Oui, tout à fait |
18 % |
|
Oui,
plutôt |
31 % |
|
Non, plutôt pas |
29 % |
|
Non, pas du tout |
15 % |
|
Ne sait pas / ne se
prononce pas |
7 % |
Un contexte
politico-économique peu favorable
Cette année,
l’actualité chargée ajoute une difficulté supplémentaire aux embauches pour la
saison estivale. Le contexte politico-économique apparaît comme un facteur
aggravant dans le recrutement saisonnier pour 56 % des entreprises.
Les entreprises ne font
pas seulement face à une pénurie de candidats, mais aussi à un climat général
d’incertitude qui complique davantage leurs anticipations.
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Pensez-vous
que le contexte politico-économique pose un problème supplémentaire pour
l’embauche des saisonniers cette année ? |
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|
Réponses
|
Pourcentages |
|
Oui, tout à fait |
22 % |
|
Oui,
plutôt |
34 % |
|
Non, plutôt pas |
21 % |
|
Non, pas du tout |
12 % |
|
Ne sait pas / ne se
prononce pas |
11 % |
L’embauche de mineurs
peut-elle faire partie de la solution ?
Pour contrer la pénurie des saisonniers, il est également possible de recruter des mineurs. Mais le
non-recours aux mineurs tient d’abord à des contraintes très concrètes
d’organisation : 43 % des entreprises citent le poids des obligations légales
et administratives, 38 % l’incompatibilité des missions proposées et 35 % des
horaires inadaptés.
Ces freins montrent que
le sujet dépasse largement la seule question de la volonté de recruter. Dans
des emplois saisonniers souvent physiques, exigeants ou peu supervisables, les
besoins d’autonomie, d’encadrement et de disponibilité limitent mécaniquement
le recours aux mineurs. Pour beaucoup d’employeurs, ce public apparaît moins
comme un vivier inexploité que comme une solution difficilement mobilisable
dans les conditions actuelles.
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Si vous
avez du mal à trouver des saisonniers, pourquoi ne recrutez-vous pas des
mineurs ? Plusieurs
réponses possibles |
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|
Réponses
|
Pourcentages |
|
Nous recrutons déjà
des mineurs |
25 % |
|
Les missions
proposées ne sont pas compatibles avec ce public |
38 % |
|
Les
contraintes légales ou administratives sont trop importantes |
43 % |
|
Les horaires de
travail ne sont pas adaptés |
35 % |
|
Les postes demandent
trop d’autonomie ou d’expérience |
29 % |
|
Nous ne pouvons pas
assurer un encadrement suffisant |
23 % |
|
Les mineurs ne sont
pas disponibles sur toute la saison |
28 % |
|
Les difficultés de
transport ou de logement sont un frein |
19 % |
|
Nous privilégions
d’autres profils de candidats |
33 % |
|
Nous ne souhaitons
pas recruter de mineurs |
12 % |
|
Autre |
4 % |
Témoignage de Julie Ferras, Gestionnaire RH chez SARL ACA / Franchise Intersport : « La difficulté ne se limite pas à attirer des candidats : il faut aussi absorber les flux, les documents, la conformité et le bon timing administratif. À lui seul, le recrutement de 100 saisonniers peut représenter 125 heures d’administratif, soit plus de 3 semaines de travail à temps plein consacrées à des tâches non productives.
À cela s’ajoutent les
risques d’erreurs sur la DPAE, les contrats, les pièces obligatoires, la
gestion des mineurs, les entrées-sorties et les soldes de tout compte.
Cette complexité est
encore renforcée par les pics d’activité, la coexistence de plusieurs
conventions collectives et les règles spécifiques de certains publics ou
secteurs.
Sur certaines périodes,
les saisonniers représentent jusqu'à 80 % de nos recrutements, avec des pics
allant jusqu’à 150 recrutements. Nous devions sécuriser nos contrats,
fiabiliser les DPAE et arrêter de perdre un temps considérable dans des tâches
répétitives. En structurant notre méthode avec les outils développés par Staff
& Go, nous avons divisé par 7 le temps consacré à l'administratif.
Au final, moins d'erreurs, plus de fluidité pour les managers, plus de sérénité RH et une meilleure fidélisation des bons saisonniers. »


