Un rapport de
monCVparfait révèle une frustration croissante : les chercheurs d’emploi
mentent sur leurs candidatures, postulent en dehors de leur secteur et se
sentent invisibles.
La recherche d’emploi
est plus difficile que jamais, et les systèmes de recrutement numériques
laissent les candidats frustrés et ignorés. Une enquête de monCVparfait,
un service de création de CV en ligne, révèle que 59 % des chercheurs d’emploi
estiment que moins d’un quart de leurs candidatures sont examinées par un
recruteur humain, illustrant une frustration croissante face aux systèmes de
suivi des candidatures (ATS).
Le rapport Difficultés
de la recherche d’emploi, basé sur les réponses de plus de 1 000 salariés
américains ayant recherché un emploi au cours des 12 derniers mois, met en
lumière la réalité frustrante de la recherche d’emploi aujourd’hui. 27 %
admettent avoir menti dans leurs candidatures, 42 % postulent à des emplois
pour lesquels ils sont surqualifiés, et 71 % postulent en dehors de leur
secteur dans l’espoir d’être embauchés.
Principaux
enseignements
·
Près
de 6 travailleurs sur 10 (59 %) pensent qu’un recruteur voit moins de 25 % de
leurs candidatures.
·
Seul
1 sur 5 estime que la majorité de ses candidatures parvient réellement à un
recruteur humain.
·
27% ont menti sur leurs candidatures par désespoir.
·
71% ont postulé à des emplois en dehors de leur secteur, faute de trouver des
postes pertinents.
·
42% sont prêts à accepter des emplois pour lesquels ils sont surqualifiés
simplement pour décrocher un emploi.
Le désespoir pousse à
des comportements risqués dans la recherche d’emploi
Face à des opportunités
qui semblent hors de portée, les chercheurs d’emploi prennent des risques :
·
27% admettent mentir sur leur CV ou dans leurs candidatures pour augmenter leurs
chances.
·
71% élargissent leur recherche en postulant en dehors de leur secteur malgré des
taux de réussite plus faibles.
·
42% sont prêts à accepter des postes en dessous de leurs qualifications afin
d’éviter un chômage prolongé.
Les systèmes ATS créent
un « trou noir » pour les candidatures
La perception que les
candidatures disparaissent dans un vide numérique est en hausse :
·
31% pensent que moins de 10% de leurs candidatures sont vues par un humain.
·
28% estiment que seulement 11 à 25% sont examinées, ce qui reflète un
scepticisme profond quant à l’efficacité des ATS.
·
Moins
de 1 sur 5 (19%) pensent que plus de la moitié de leurs candidatures
parviennent à un recruteur.
Les outils de
candidature rapide ne tiennent pas leurs promesses
Malgré les promesses de
simplicité et de rapidité, la fonctionnalité « Easy Apply » de LinkedIn et
d’autres options de candidature rapide déçoivent les chercheurs d’emploi
·
41% n’ont jamais obtenu d’entretien à travers ces outils.
·
Seuls
10% déclarent avoir réussi à plusieurs reprises grâce à ces outils.
·
19% évitent complètement les candidatures rapides, doutant de leur efficacité.
Changement de carrière
et surqualification : une nouvelle norme
La concurrence accrue
sur le marché de l’emploi pousse les candidats à adopter des parcours non
conventionnels :
·
71% ont postulé à des emplois en dehors de leur secteur précédent, mais seulement
24% ont réussi à changer de domaine.
·
42% sont surqualifiés pour les postes auxquels ils postulent, prêts à ralentir
leur progression professionnelle pour obtenir un emploi.
« L’essor des systèmes ATS et des fonctionnalités de candidature rapide était censé faciliter la recherche d’emploi, mais les candidats se sentent aujourd’hui plus déconnectés et moins confiants quant à la visibilité de leurs efforts, explique Jasmine Escalera, experte carrière chez monCVparfait. Avec les systèmes ATS qui filtrent de plus en plus les candidatures avant toute évaluation humaine, les chercheurs d’emploi doivent adapter leurs stratégies en optimisant leurs CV avec des mots-clés pertinents afin d’augmenter leurs chances d’être remarqués. »


