Par Ludovic Huzieux, co-fondateur d’Artémis courtage.
Début mars, le «
printemps de l’immobilier » représente une période propice à l’achat marquée
traditionnellement par les recherches et les visites, les transactions
s’accélérant dès le mois de mai et juin. Les conditions sont encore
relativement favorables pour les emprunteurs avec des taux moyens de crédit en
très légère hausse (3,30% sur 20 ans ou encore 3,40% sur 25 ans), des banques
qui prêtent volontiers à ceux qui bénéficient de bons dossiers et, enfin, des
prix immobiliers qui restent stables excepté dans certaines grandes métropoles
où ils commencent à augmenter.
Mais face aux récents
conflits qui ont éclaté au Moyen-Orient ces derniers jours, des questions se
posent sur les comportements des acquéreurs dans les prochaines semaines. Si la
guerre n’a, pour l’heure, aucune incidence sur les marchés obligataires qui
demeurent stables (les obligations assimilables au Trésor à 10 ans
s’établissaient autour de 3,40% début mars), le contexte d’incertitude
géopolitique et économique pourrait devenir relativement anxiogène pour les
emprunteurs et peser sur les obligations d’Etat, en particulier si le conflit
perdure ou s’intensifie.
Baromètre des taux de crédits immobiliers négociés (hors assurance)



