Cushman &
Wakefield, leader mondial de l’immobilier d’entreprise, publie les résultats de
son étude annuelle qui analyse les stratégies, arbitrages et perspectives des
investisseurs institutionnels sur le résidentiel en Europe : European Living
Investor Survey 2026.
Dans un environnement
encore marqué par l’incertitude, le résidentiel confirme son rôle de valeur
refuge pour les investisseurs européens.
Une conviction forte et
appelée à durer
Le résidentiel s’impose
durablement comme un pilier des stratégies immobilières en Europe.
66 % des
investisseurs interrogés détiennent déjà plus de 20 % de leurs portefeuilles
immobiliers en actifs résidentiels, tandis que 96 % anticipent une hausse de leurs
allocations au cours des cinq prochaines années, dont plus de la moitié de
manière significative.
Alors que
l’environnement macroéconomique reste incertain et volatil, le secteur est
avant tout plébiscité pour la stabilité de ses performances : 74 % des
investisseurs la citent comme principal facteur d’attractivité, devant les
dynamiques démographiques (67 %). Cette lecture du résidentiel est renforcée
par l’amélioration des performances récentes du secteur, avec des rendements
européens autour de
6 % en 2025.
Les grandes typologies
restent dominantes, mais le jeu s’élargit
Les logements locatifs institutionnels (Private Rental Sector- PRS / Build-to-Rent - BTR) et les résidences étudiantes (PBSA - Purpose Built Student Accommodation) restent largement dominants dans les portefeuilles et intentions d’investissement. Pour 2026, 41 % des investisseurs identifient le PRS/BTR comme le segment le plus performant, devant les résidences étudiantes (22 %) et le logement
abordable
(22 %).
Cushman & Wakefield
met également en évidence un intérêt croissant pour des typologies
alternatives : logement abordable, coliving et formats flexibles, qui gagnent
progressivement en parts de marché. Côté stratégies, la prudence reste de
mise : 46 % des investisseurs indiquent que 80 à 100 % de leurs portefeuilles
résidentiels sont composés d’actifs existants, et les acquisitions d’actifs
stabilisés (30 %) ainsi que les joint ventures (22 %) sont privilégiées.
Un marché français aux
fondamentaux solides, porté par le résidentiel géré et des stratégies
sélectives
Sur le plan
géographique, les investisseurs continuent de privilégier les grands marchés
européens matures. Le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Espagne arrivent en tête
des préférences pour 2026.
La France se situe en cinquième position, en léger retrait par rapport à l’an dernier. Toutefois, cette évolution intervient dans un contexte de reprise marquée du marché résidentiel français, qui a totalisé
4,3 Mds€ de volumes d’investissement en
2025, en hausse de 29 % sur un an.
Cette performance repose sur deux dynamiques
complémentaires : une activité particulièrement soutenue sur le résidentiel
géré, avec 1,7 Md€ investi, et un niveau d’engagement toujours significatif sur
le résidentiel classique et intermédiaire, qui totalise 2,6 Mds€, marqué par le
retour de transactions d’envergure supérieures à 100 M€.
« Le marché français reste majoritairement animé par des stratégies value add, tant sur l’existant que sur les résidences gérées, en particulier étudiantes. Ce segment s’est imposé comme le principal moteur de la reprise avec 1,4 Md€ investi en 2025, porté par plusieurs cessions de portefeuilles d’envergure. En parallèle, les capitaux core poursuivent leur déploiement de manière ciblée sur des actifs existants de grande qualité. Cette dynamique confirme la solidité des fondamentaux du marché français, tout en traduisant une approche plus sélective et exigeante des investisseurs. » commente Alexandra Paulin, Directrice Résidentiel & Santé, Capital Markets France.


