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[Expertises] Immobilier : malgré la guerre, 53 % des porteurs de projet maintiennent leur intention d’achat

Enquête Notariat Services : entre peur et envie, les répondants n’abandonnent pas la pierre.

 

Crise géopolitique, inflation, incertitudes économiques… Dans ce contexte instable, les projets immobiliers auraient pu s’effondrer. Ce n’est pas ce que révèle l’enquête exclusive menée par Notariat Services auprès de 1 288 personnes interrogées via le portail immonot.com : face aux conflits qui s’accumulent, le réflexe dominant n’est pas de fuir l’immobilier. C’est de s’y raccrocher encore plus fort. Un marché tiraillé entre inquiétude et besoin de sécurisation.

 

L’immobilier, premier réflexe face à la crise

 

Quand on leur demande où placer 100 000 € dans ce contexte, la réponse est sans équivoque :

•   40% des répondants choisiraient l’immobilier en priorité, loin devant l’or (23 %) et l’épargne liquide

(18 %)

•   67% conservent une perception positive de l’immobilier : 25 % y voient une valeur refuge absolue,

42 % un bon placement parmi d’autres

 

La pierre ne ment pas, même en temps de guerre.

 

Une inquiétude réelle, mais pas un renoncement

 

60% des répondants se déclarent inquiets face à leurs projets financiers depuis les événements géopolitiques récents. Mais l’inquiétude ne rime pas avec paralysie :

•   Seuls 13 % affirment geler totalement leurs projets

•   42 % déclarent que leur projet reste inchangé

•   11 % disent même que le contexte renforce leur envie d’acheter

 

53% des porteurs de projet maintiennent leur intention d’achat malgré la crise. Le marché ne s’arrête pas, il ralentit.

 

Une fenêtre d’opportunité que 66 % des répondants ne voient pas

 

Les taux immobiliers se maintiennent à 3,30 % en mars 2026, en deçà du seuil psychologique de rupture fixé à 4 % par 30 % des porteurs de projet. Une fenêtre favorable, mais que la plupart ignorent :

•   66% des répondants ne connaissaient pas le niveau réel des taux

•   37% en avaient vaguement entendu parler

•   9% croyaient qu’ils avaient déjà remonté à cause du conflit

 

Pourtant, une fois informés du niveau réel, les intentions basculent : 48 % des répondants se disent favorables à un achat au printemps 2026. L’envie est là. Il manque l’information.

 

La guerre réinvente les critères d’achat

 

La crise ne transforme pas seulement les calendriers : elle transforme les projets eux-mêmes. Les attentes évoluent :

•   60 % accordent désormais davantage d’importance à la performance énergétique (DPE) depuis la crise énergétique liée à la guerre

•   25 % font de l’espace extérieur un critère non négociable

•   25 % affichent une préférence croissante pour les villes moyennes ou la campagne

•   24 % souhaitent davantage d’autonomie énergétique

 

L’immobilier de résilience est en train de s’inventer.

 

Le notaire, bouclier juridique attendu en période de crise

 

Dans un contexte incertain, le besoin de sécurisation juridique monte en puissance :

•   68% des répondants se disent prêts à consulter un notaire avant de prendre leur décision d’achat

•   47% attendent en priorité une sécurisation juridique de leur projet

•   32% recherchent un conseil fiscal et des dispositifs protecteurs en temps de crise

•   25% souhaitent une alerte sur les risques patrimoniaux

 

Fait saillant : 12% des répondants ignoraient que le notaire peut intervenir avant la signature. L’accompagnement en amont reste encore trop méconnu.

 

François-Xavier Duny, Président de Notariat Services, conclut : « Malgré un contexte mondial instable, les répondants ne tournent pas le dos à la pierre. Ils continuent d’y voir un repère et une forme de sécurité. Mais cette envie se heurte à un besoin croissant d’accompagnement et de visibilité. »

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