Ubiq, leader de la recherche de bureaux en France, publie une analyse inédite de la demande placée sur la fin de l’année 2025.
Un indicateur clé pour lire le marché actuel : en six mois, l’activité progresse de +24,3 %, avec un équilibre stable entre bureaux traditionnels et flexibles. Une dynamique qui ne relève plus de l’anticipation : elle se prolonge déjà sur les premiers mois de 2026.
+24,3 % EN SIX MOIS :
LE SIGNAL D’UNE REPRISE CONCRÈTE
Entre le S1 et le S2
2025, le volume total de la demande placée passe de 432 000 m² à 537 000 m²,
soit une progression de +24,3 % en seulement six mois. Cette hausse concerne
l’ensemble du marché : les bureaux traditionnels progressent de 335 000 à 419 000
m² (+25 %), tandis que le flexible (coworking et bureaux opérés) passe de 97
000 à 118 000 m² (+21,6 %). Ce point est clé : la croissance n’est pas isolée à
un segment. Elle est globale, ce qui traduit une reprise réelle de l’activité
et un retour des décisions immobilières.
UN MARCHÉ QUI
S’ACCÉLÈRE EN FIN D’ANNÉE… ET QUI NE RALENTIT PAS
Ce rebond s’inscrit
certes dans une logique saisonnière, le second semestre concentrant
historiquement les signatures, mais son amplitude en 2025 en fait un véritable
indicateur avancé. Contrairement aux années précédentes, il ne s’agit pas d’un
simple décalage des projets dans le temps : les volumes sont en hausse nette.
Et surtout, cette dynamique ne s’est pas arrêtée au 31 décembre.
« Ce que nous
observons, c’est que l’accélération du second semestre 2025 ne s’est pas
interrompue. Elle s’inscrit dans la continuité sur les premiers mois de 2026,
avec des entreprises qui reprennent leurs décisions immobilières. », souligne Mehdi
Dziri, Directeur général d’Ubiq.
22 % : LE FLEXIBLE
ATTEINT SON POINT D’ÉQUILIBRE
Malgré la hausse
globale des volumes, la part du flexible reste remarquablement stable autour de
22 % de la demande totale entre le premier et le second semestre. Ce niveau
constant est un indicateur stratégique : il marque la fin d’une phase
d’expansion déséquilibrée et l’entrée dans un modèle stabilisé. Le flexible ne
gagne plus du terrain en surcroissance, il évolue désormais au même rythme que
le reste du marché. Autrement dit, il est pleinement intégré dans les
stratégies immobilières des entreprises.
Dans le détail :
- Coworking : 58 000 →
70 000 m² (+20,7 %)
- Bureaux opérés : 39
000 → 48 000 m² (+23 %)
FIN DU MATCH : LE
MARCHÉ BASCULE DANS UNE LOGIQUE D’HYBRIDATION
Le principal
enseignement de cette analyse n’est pas la croissance en elle-même, mais la
synchronisation des dynamiques. Le bureau traditionnel accélère, le flexible
progresse au même rythme, sans prise de part de marché supplémentaire. Ce
mouvement marque une bascule : le marché ne fonctionne plus en opposition entre
modèles, mais en complémentarité. Le sujet pour les entreprises n’est plus de
choisir entre traditionnel et flexible, mais de définir la bonne combinaison
entre les deux, en fonction de leurs usages, de leur temporalité et de leurs
contraintes opérationnelles.
PLUS DE 215 000 M² : LE
FLEXIBLE S’INSTALLE DURABLEMENT
Sur l’ensemble de
l’année 2025, le flexible dépasse les 215 000 m² placés. Ce volume confirme son
ancrage dans le paysage immobilier et traduit une adoption durable par les
entreprises. Derrière ce chiffre, trois tendances se dégagent clairement : une
recherche d’agilité immédiate via le coworking, une montée en puissance des
offres clé en main avec le bureau opéré, et une logique d’optimisation des
surfaces plutôt que d’expansion massive. Le bureau devient un outil ajustable,
piloté en fonction des besoins réels.
CE QUE ÇA CHANGE
CONCRÈTEMENT EN 2026
La lecture de la fin d’année 2025 permet de comprendre très concrètement le marché actuel. Les entreprises reprennent leurs décisions immobilières, mais avec davantage de précision. Elles privilégient des stratégies hybrides, recherchent des solutions immédiatement opérationnelles et arbitrent leurs surfaces avec plus de finesse. Le marché ne redémarre pas au sens classique. Il se réorganise autour d’un nouvel équilibre, plus agile, plus piloté, et durablement structuré par la coexistence des modèles.


