Les directions financières
rationalisent leurs solutions tandis que l’IA continue de s’imposer
dans les
usages.
Spendesk, la plateforme européenne de gestion des dépenses et des achats alimentée par l'IA pour les PME et ETI, publie son « Baromètre des outils CFO 2026 », réalisé par CFO Connect, la plus grande communauté de responsables financiers en Europe et animée par Spendesk.
S’appuyant sur les réponses de 215
DAF et dirigeants financiers, ce rapport analyse leurs préférences d'outils
financiers par catégories : comptabilité cloud, ERP (Enterprise Resource
Planning), FP&A (Financial Planning & Analysis), gestion des dépenses,
facturation et comptes clients (Billing & Accounts Receivable),
approvisionnement (Procurement), paie et RH, trésorerie et gestion de la
liquidité, et outils d’intelligence artificielle. Les tendances identifiées
démontrent que la fonction finance devient plus ciblée et plus connectée,
notamment grâce à l'IA.
Les entreprises disposent désormais d’un socle d’outils relativement
concentré et semblent moins enclines à multiplier les solutions. Par ailleurs,
l’intelligence artificielle s’installe rapidement dans les usages quotidiens,
non pas comme une catégorie d’outils supplémentaire, mais comme une capacité
supplémentaire venant enrichir les
systèmes existants.
L’IA devient un nouveau pilier de la fonction finance
L’adoption de l’IA a fortement accéléré : 67 % des directions
financières utilisent désormais au moins un outil d’IA, contre 56 % en 2025 et
31 % en 2024. Claude arrive en tête avec 41% des personnes interrogées
déclarant l’utiliser, devant Copilot, ChatGPT et Gemini.
Les principaux cas d’usage concernent directement le travail financier :
l’analyse financière (20 %), le reporting (12 %), la modélisation et les
prévisions (12 %), les rapprochements (9 %), les requêtes de données (8 %) et
l’automatisation des workflows (8 %).
L’IA devient ainsi progressivement une couche transverse des outils
financiers. Elle permet notamment d’interroger et d’analyser des informations
issues de différentes sources (tableurs, systèmes financiers ou documents) tout
en accélérant certaines tâches répétitives. Cette évolution pourrait également
contribuer à transformer la manière dont les entreprises font évoluer leur
environnement technologique : plutôt que de répondre à chaque nouveau besoin
par l’ajout d’un outil spécialisé, les équipes peuvent désormais chercher à
exploiter davantage les systèmes déjà en place grâce à l’automatisation et à
l’IA.
Selon Pauline Babel, Directrice Financière de Spendesk : « Il est évident que les équipes financières ne cherchent plus
nécessairement à multiplier les outils. Elles souhaitent disposer d’un
environnement technologique unique qui rende leur travail plus clair et plus
facile à gérer. L’IA soutient véritablement cette évolution en s’intégrant aux
workflows quotidiens, en prenant en charge les tâches manuelles et en
permettant aux équipes de consacrer davantage de temps aux décisions à forte
valeur ajoutée. »
Des directions financières qui privilégient désormais la maîtrise de
leurs outils
Les équipes financières tournent la page de l'ère de la prolifération
des outils. Après plusieurs années marquées par la multiplication des solutions
SaaS, elles optent désormais pour la simplification.
Plus de 90 % d'entre elles
utilisent six outils ou moins, ce qui témoigne d'une évolution claire vers des
environnements plus légers et mieux ciblés.
Ceci est déjà le cas pour de nombreuses équipes : 41% utilisent entre un
et trois outils et 50% entre quatre et six. Près d’un quart prévoit d’aller
encore plus loin en regroupant plusieurs processus au sein d’une même
plateforme.
Cette évolution marque un véritable tournant dans la manière dont les
équipes finance perçoivent leurs outils technologiques. L'objectif n'est plus
simplement d’accumuler des solutions, mais de créer un écosystème connecté
capable d'évoluer au rythme de l'entreprise et d'offrir aux équipes la
visibilité dont elles ont besoin pour agir plus rapidement.
Des niveaux de digitalisation encore très différents selon les usages
Le niveau de digitalisation d’une équipe finance à l’autre reste inégal.
Si certaines briques sont désormais largement installées dans les
organisations, d’autres processus restent encore fortement dépendants d’outils
généralistes ou de pratiques manuelles.
Les solutions de comptabilité cloud constituent ainsi un socle désormais
central pour les fonctions finance. Le choix des plateformes varie toutefois
selon la taille et la complexité des entreprises. Les organisations les plus
petites privilégient davantage des solutions de comptabilité adaptées à leurs
besoins immédiats. Les plus grandes entreprises vont plutôt s’orienter vers des
solutions capables de gérer davantage d’entités, de devises, d’intégrations et
de processus.
La situation est différente pour la catégorie FP&A. Malgré la
multiplication des solutions spécialisées, les tableurs restent encore l’outil
de référence pour 76 % des répondants, auxquels s’ajoutent 7 % qui déclarent ne
disposer d’aucun outil dédié. Cette dépendance aux tableurs demeure forte
quelle que soit la taille de l’entreprise. Ce constat se vérifie pour la
trésorerie et de la gestion de la liquidité, pour lesquelles 55 % des
répondants utilisent encore des tableurs et 17 % ne disposent d’aucun outil
dédié.
La catégorie d’approvisionnement, pour la première fois intégrée à
l’étude, constitue une autre zone de maturité inégale : 64 % des répondants
n’utilisent pas de plateforme dédiée aux achats. Le rapport souligne également
que les entreprises peuvent préférer intégrer ces processus à une plateforme
financière existante plutôt que d’adopter un outil supplémentaire.
À l’inverse, la paie et les RH apparaissent comme une catégorie beaucoup
plus mature : 87 % des entreprises utilisent une plateforme dédiée. La
facturation et le recouvrement illustrent une autre tendance à la consolidation
: 41 % des répondants déclarent ne disposer d’aucun outil dédié, tandis que de
nombreuses entreprises utilisent les fonctionnalités déjà intégrées à leur
solution comptable ou à
leur ERP.
La gestion des dépenses (spend management) apparaît également comme un
levier de structuration des processus financiers. Les plateformes dédiées
permettent de centraliser la gestion des cartes d’entreprise, des dépenses, des
approbations et des remboursements, tout en donnant aux équipes finance
davantage de visibilité et de contrôle sur les dépenses engagées. Cette
approche répond notamment aux besoins des entreprises en croissance, pour
lesquelles le suivi des dépenses via des tableurs ou des cartes partagées
devient progressivement moins adapté.
Le rapport met toutefois en évidence une marge de progression importante
: 24 % des entreprises interrogées déclarent ne disposer d’aucune solution de
gestion des dépenses, contre 10 % en 2025. Cette proportion élevée souligne
que, malgré la volonté croissante de rationaliser et de connecter les processus
financiers, certaines entreprises continuent encore de s’appuyer sur des
processus traditionnels ou d’intégrer la gestion des dépenses à d’autres
systèmes financiers.
Pour la quatrième année consécutive, les résultats du baromètre confirment la position de Spendesk comme référence des PME et ETI en gestion des dépenses.


