À l’aube de l’ouverture des négociations commerciales 2027, la 4ème étude* réalisée par la Banque de France pour la FEEF confirme la fragilité persistante des fournisseurs PME-ETI.
En 2025, 29 % des
entreprises restent déficitaires et leur résultat net moyen s’établit à
seulement 2,7 % du chiffre d’affaires. Surtout, cette fragilisation frappe
désormais l’emploi : les entreprises enregistrent une destruction nette
d’emplois de 2 % en 2025. Des signaux particulièrement préoccupants alors
qu’elles font face à un nouveau choc de coûts.
Destruction d’emplois
Le basculement est clair : l’étude de la Banque de France met en
évidence une destruction nette d’emplois de 2 % en 2025, alors que l’emploi
progressait encore de 3 % en 2019. En six ans, la dynamique s’est totalement
inversée : de la création à la destruction d’emplois.
1/3 des entreprises sont déficitaires
La rentabilité des entreprises reste extrêmement limitée. En 2025, le résultat net des fournisseurs
PME-ETI représente seulement 2,7 % du chiffre d’affaires, soit 2,7 euros de résultat pour 100 euros de ventes. Plus préoccupant encore, 40% des entreprises ont un résultat net inférieur à 1, soit 4 entreprises sur 10 sont aujourd’hui sans capacité d’investissement.
Et cette moyenne masque encore des situations beaucoup plus difficiles : 29 % des industriels
PME-ETI sont déficitaires en 2025. 3 entreprises sur 10
travaillent donc à perte ce qui fragilise directement leur capacité à maintenir
durablement leur activité et les emplois dans les territoires.
Un nouveau choc de coûts à l’entrée des négociations 2027
À une situation économique déjà très dégradée s’ajoute un nouveau choc
de coûts de 10 % en moyenne, sous l’effet du conflit en Iran et de la
sécheresse (dont +15,9 % sur le transport, +15,2 % sur les emballages et +8,4 %
sur les matières premières agricoles et l’énergie)**. Or, 84 % des
entreprises interrogées déclarent n’avoir encore pu répercuter aucune de ces
hausses dans leurs prix de vente à la grande distribution.
Les PME-ETI entrent ainsi dans les négociations 2027 avec des besoins
tarifaires significatifs.
« Dans ce contexte, la réponse doit être double. Les négociations 2027
avec la grande distribution doivent permettre aux PME-ETI d’obtenir un juste
prix qui tienne compte des hausses de coûts qu’elles subissent, afin de
préserver la diversité des fournisseurs. En parallèle, après le choc de
différenciation permis par l’inscription du seuil de 350 millions d’euros de
chiffre d’affaires mondial dans la loi d’urgence agricole, la FEEF appelle à un
choc de simplification pour les PME-ETI avec la mise en place de la négociation
annuelle avec tarif révisable. L’objectif est simple : mieux prendre en compte
l’évolution des coûts, permettre aux entreprises de continuer à investir et
renforcer leur compétitivité », souligne
Léonard Prunier, Président de la FEEF.
*Etude ACSEL-Banque de France pour la FEEF, septembre 2026.
**Enquête FEEF réalisée auprès de ses
1100 adhérents (alimentaire, DPH, non alimentaire) du 16 au
22 septembre 2026.


