8 candidats sur 10 ont le sentiment de devoir
faire leurs preuves pour décrocher un logement
À l’approche de la
rentrée, trouver une location est une véritable épreuve. Deux études leboncoin
immo, menées auprès de locataires et de professionnels, permettent de croiser
les regards sur un marché locatif sous tension.
Aujourd’hui, les
candidats doivent redoubler de réactivité et savoir se démarquer – 82,6% ont
ainsi le sentiment de devoir « se vendre » pour obtenir une location, à l’image
d’un recrutement.
Locataires et
professionnels : un diagnostic partagé
68,7% des candidats
jugent difficile de trouver un logement correspondant à leurs besoins et à leur
budget. Les professionnels dressent le même constat : 67,4% estiment qu'il est
plus difficile d'accéder à une location qu'il y a deux ans.
Des critères de
sélection de plus en plus exigeants
Dans ce contexte, la
réactivité devient essentielle. 64,3% des candidats tentent de contacter
l’annonceur dans l’heure, dont près d’un tiers (31,9%) dans les quinze
premières minutes. Les professionnels confirment cette accélération : 76,7%
constatent qu’au moins un quart des candidatures arrivent dans les premières 24
heures.
Mais être rapide ne
suffit pas, il faut ensuite parvenir à se démarquer. Interrogés sur ce qui fait
la différence entre plusieurs candidats, locataires et professionnels citent en
premier lieu la stabilité des ressources (65,8% côté locataires / 58,1% côté
pros) et la présence d’un garant ou d’une garantie adaptée (57,4% / 62,8%). Les
professionnels pointent également une autre difficulté, celle de la qualité des
dossiers reçus. Sur 10 candidatures reçues, ils estiment que 3,7 seulement sont
en moyenne immédiatement complètes et exploitables.
Du studio à la maison,
la tension gagne tout le marché
La pression locative ne
concerne pas seulement les petites surfaces ou les publics étudiants. Côté
candidats, les logements principalement recherchés sont les T3 (25,8%), les
maisons (24,3%) et les T2 (22,6%), devant les studios/T1 (16,2%). Côté professionnels,
ce sont les T2 (59,3%), les T3 (51,2%) et les maisons (51,2%) qui génèrent le
plus de demandes.
Face à cette pression,
les candidats sont nombreux à revoir leurs exigences. Près de 7 sur 10 ont déjà
accepté ou envisagé de chercher un logement plus petit, tandis que 60,3% ont
déjà accepté ou envisagé de s’éloigner géographiquement. Plus d’un sur deux a
également accepté ou envisagé de dépasser son budget initial.
Une tension qui pèse
sur les projets de vie
Et lorsque la recherche
devient trop difficile, les conséquences dépassent largement le logement. Parmi
les candidats rencontrant des difficultés, 83,5% citent au moins une
conséquence concrète - notamment rester dans un logement devenu trop petit ou
inadapté (32,9%) ou envisager de changer de ville (28,7%).
Pour les
professionnels, la tension vient d’abord d’un problème d’offre. Parmi ceux qui
constatent une dégradation du marché, 67,2% citent la diminution du nombre de
logements disponibles, loin devant la hausse de la demande (31%). Les
contraintes liées au DPE et à la rénovation énergétique sont citées par 36,2%
des professionnels.
La baisse de l’offre finit ainsi par freiner la mobilité. 83,7% des professionnels observent des locataires qui restent plus longtemps dans leur logement par peur de ne pas en retrouver. Moins de déménagements, c’est alors moins de logements qui se libèrent et une tension qui se maintient.


