DOLY décrypte une
génération d’acquéreurs plus rationnelle, loin des réflexes post-confinement.
Le rêve immobilier des Français a changé de visage. Fini l’achat dicté par l’urgence post-confinement, place à une quête plus lucide, plus stratégique, presque chirurgicale.
À travers son étude propriétaire, DOLY
décrypte une évolution nette des critères de recherche à Paris : les acheteurs
ne fantasment plus, ils arbitrent.
Au lendemain du Covid, l’extérieur était devenu un totem. Terrasse,
balcon, jardin : plus de 70 % des acquéreurs en faisaient une priorité absolue.
Aujourd’hui, ils ne sont plus qu’un tiers à déclarer vouloir un espace
extérieur, souvent un simple balcon suffit. Et beaucoup sont prêts à y renoncer
pour un meilleur emplacement ou un plan optimisé. Le télétravail, autre moteur
de la période post-pandémie, influence également moins les décisions. La ville
reprend ses droits, et avec elle, le goût du quartier.
Les données internes de DOLY montrent que la demande se concentre
désormais sur des surfaces comprises entre 30 et 60 m², avec un budget moyen
situé entre 400 000 et 700 000 euros. Dans ce contexte de prix élevés, chaque
mètre carré devient stratégique. Les acheteurs analysent les plans au
millimètre, traquent les pertes d’espace, privilégient les configurations
fluides et les volumes bien pensés. L’étage compte plus que jamais : un
rez-de-chaussée ou un premier étage peut freiner une décision, tandis qu’un
étage élevé valorise immédiatement le bien.
« Nous observons un véritable changement de posture chez les acheteurs.
Après une période très émotionnelle post-Covid, la décision est aujourd’hui
beaucoup plus réfléchie. Nos clients ne cherchent plus simplement un coup de
cœur, ils cherchent un bien cohérent avec leur mode de vie, leur budget et la
réalité du marché. L’emplacement reste roi, mais chaque mètre carré, chaque
étage, chaque détail de copropriété compte. Cette maturité nouvelle crée un
marché plus sain, plus transparent, où la donnée et l’analyse prennent le pas
sur l’impulsion. » note Aaron Taieb,
fondateur de DOLY.
L’emplacement reste la pierre angulaire de toute recherche. Le 10ᵉ
arrondissement, notamment autour de Strasbourg–Saint-Denis, séduit pour son
énergie créative. Le 11ᵉ, avec Saint-Ambroise et Faidherbe-Chaligny, attire
pour son équilibre entre vie de quartier et dynamisme. South Pigalle, dans le 9ᵉ,
Jules-Joffrin, dans le 18ᵉ ou encore Pyrénées et Jourdain, dans le 20ᵉ,
incarnent ces micro-territoires en pleine ascension, où authenticité et
potentiel de valorisation se rencontrent. Les quartiers historiques comme
Saint-Germain-des-Prés, le Marais ou les 7ᵉ, 8ᵉ et 16ᵉ arrondissements
demeurent quant à eux des signatures intemporelles du luxe parisien.
Enfin, le DPE s’impose comme un critère de réflexion, mais sans
dogmatisme. DOLY observe une décote sur les biens classés G, particulièrement
sur les petites surfaces. Pourtant, nombre de primo-accédants acceptent ces
biens lorsqu’ils sont destinés à être habités et non loués. Les négociations
s’ouvrent plus facilement et la réforme du mode de calcul, entrée en vigueur en
juillet 2024 et pleinement appliquée depuis janvier 2025 pour les logements de
moins de 40 m², a déjà changé la donne : 140 000 petits logements sont passés
de G à F en France, redonnant de l’oxygène à un segment clé du marché parisien.
À travers cette étude, DOLY met en lumière une génération d’acheteurs plus consciente du marché, attentive à la qualité de la copropriété, à la cohérence du prix et à l’équilibre global du bien. L’immobilier parisien ne se pense plus comme une projection idéale, mais comme un choix de vie précis, rationnel et aligné avec les usages réels. Une approche plus mature, plus lifestyle aussi, où l’on cherche moins à posséder qu’à habiter intelligemment la ville.


