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[Etudes] Growth mindset : 73 % des Français actifs n’en ont jamais entendu parler

 - Alors que 85% des Français actifs adhèrent au concept, mais seulement 24% le vivent au travail.

 

- Changement en entreprise : 61 % des salariés ont déjà eu le sentiment de devoir changer trop vite, trop souvent ou sans comprendre pourquoi.

 

- Performance durable : seuls 7 % des Français actifs pensent que les entreprises la privilégient vraiment.


 

Et si le principal frein à la transformation et à l'évolution des entreprises était avant tout culturel ? Comment demander aux salariés d’apprendre en continu, de s’adapter à l’IA, aux nouveaux modes de travail ou aux enjeux environnementaux, si seuls 18 % estiment être clairement accompagnés face aux changements ?

 

Fasterclass a interrogé 3 218 Français actifs pour mesurer la perception des Français face au growth mindset, à la conduite du changement, à l’apprentissage continu et à la capacité des entreprises à construire une performance à la fois collective, durable et humaine.


 

Selon Raphaël Maisonnier, conférencier et auteur, TEDx speaker, CEO de Fasterclass :

« Les Français croient massivement à la capacité de progresser, d’apprendre et de développer leurs compétences, mais ils ont encore trop souvent le sentiment que les entreprises leur demandent de s’adapter sans leur donner le cadre, le temps et l’accompagnement nécessaires.

Le growth mindset ne peut pas être seulement un slogan managérial. Il doit devenir une culture concrète, dans laquelle l’erreur est acceptée, l’apprentissage est valorisé et la performance se construit collectivement sur le long terme. »

 

Un terme quasi inconnu

 

Le growth mindset reste encore très largement méconnu en France : seuls 8 % des Français savent précisément ce que signifie cet état d’esprit de développement, tandis que 73 % déclarent n’en avoir jamais entendu parler.

 

La notion parle davantage une fois expliquée que par son nom anglais. Le terme « growth mindset » reste technique, mais son idée centrale, apprendre de ses erreurs, progresser par l’effort et développer ses compétences, rejoint des préoccupations primordiales pour la formation, l’adaptabilité et l’évolution professionnelle.

 

Savez-vous ce qu’est le « growth mindset », ou état d’esprit de développement ?

Réponses

Pourcentages

Oui, je sais précisément ce que cela signifie

8 %

Oui, j’en ai déjà entendu parler, mais je ne saurais pas vraiment l’expliquer

15 %

Non, je n’en ai jamais entendu parler

73 %

Je ne sais pas / je ne souhaite pas répondre

4 %

 

 

Peu connu mais apprécié

 

Même si le terme reste inconnu, une très large majorité des Français adhère à l’idée d’un état d’esprit

de développement : 85 % estiment que les compétences peuvent progresser au cours de la vie professionnelle, même si 30 % y voient certaines limites.

 

Selon vous, dans le monde du travail, les compétences sont-elles plutôt innées ou peuvent-elles se développer tout au long de la vie ?

Réponses

Pourcentages

Elles peuvent fortement se développer avec l’apprentissage, l’expérience et les retours

55 %

Elles peuvent évoluer, mais seulement dans certaines limites

30 %

Elles dépendent surtout de la personnalité et du talent de départ

7 %

Elles évoluent peu une fois adulte

3 %

Je ne sais pas / je ne souhaite pas répondre

5 %

 

 

Une peur de l’échec toujours trop forte

 

Dans le monde du travail, l’erreur reste un sujet très dépendant de la culture managériale : 36 % des Français estiment que sa perception varie surtout selon le manager ou l’équipe.

 

Seuls 24 % associent spontanément l’erreur à une occasion d’apprendre et de progresser, alors que

32 % la perçoivent d’abord comme une faute à éviter ou comme un risque pour leur réputation ou leur évolution professionnelle. Cette vision de l’échec montre que le « growth mindset » reste encore loin d’être installé dans toutes les cultures d’entreprise.

 

Dans votre environnement professionnel actuel ou passé, l’erreur est-elle plutôt perçue comme une occasion d’apprendre ou comme une faute à éviter ?

Réponses

Pourcentages

Une occasion d’apprendre et de progresser

24 %

Cela dépend beaucoup du manager ou de l’équipe

36 %

Une faute qu’il vaut mieux éviter

19 %

Un risque pour sa réputation ou son évolution professionnelle

13 %

Je ne travaille pas / je n’ai jamais travaillé

3 %

Je ne sais pas / je ne souhaite pas répondre

5 %

 


Un accompagnement peu présent

 

Seuls 18 % des Français estiment que leur entreprise les accompagne clairement face aux changements, en formant, en expliquant et en donnant les moyens de s’adapter.

 

42 % des répondants auraient le sentiment que les changements sont surtout imposés ou que chacun doit se débrouiller seul. Cela montre que l’adaptation au travail ne dépend pas seulement de la formation disponible, mais aussi de la manière dont les transformations sont expliquées, accompagnées et rendues acceptables au quotidien.

 

Avez-vous le sentiment que votre entreprise, ou votre ancienne entreprise, vous aide réellement à vous adapter aux changements ?

Réponses

Pourcentages

Oui, clairement : elle accompagne, forme et explique

18 %

Oui, mais de manière insuffisante

29 %

Non, les changements sont surtout imposés

26 %

Non, chacun doit se débrouiller seul

16 %

Je ne suis pas concerné(e)

5 %

Je ne sais pas / je ne souhaite pas répondre

6 %

 

Mieux comprendre le changement et s’y adapter

 

À la question « Avez-vous déjà eu le sentiment de devoir changer trop vite, trop souvent, ou sans comprendre pourquoi dans votre travail ? », 61 % des Français répondent par l’affirmative. L’enjeu n’est donc pas seulement la capacité à changer, mais la manière dont les transformations sont expliquées, accompagnées et rendues acceptables.


C’est précisément là que le « growth mindset » peut jouer un rôle : aider les collaborateurs à comprendre le changement, à apprendre progressivement et à ne pas vivre chaque évolution comme une contrainte subie.

 

Avez-vous déjà eu le sentiment de devoir changer trop vite, trop souvent, ou sans comprendre pourquoi dans votre travail ?

Réponses

Pourcentages

Oui, très souvent

18 %

Oui, parfois

43 %

Non, rarement

22 %

Non, jamais

8 %

Je ne suis pas concerné

4 %

Je ne sais pas / je ne souhaite pas répondre

5 %

 

 

La performance durable reste surtout un discours

 

Pour une majorité de Français, les entreprises restent dominées par une logique de court terme :
24 % estiment qu’elles privilégient surtout les résultats immédiats, et 35 % considèrent qu’elles parlent de performance durable tout en agissant surtout à court terme.

 

Seuls 7 % perçoivent les entreprises comme clairement orientées vers la performance durable. La performance durable est ainsi perçue comme une ambition ou un discours et non comme une réalité installée.

 

Selon vous, les entreprises françaises privilégient-elles aujourd’hui la performance durable ou la performance immédiate ?

Réponses

Pourcentages

Elles privilégient clairement la performance durable

7 %

Elles essaient de concilier les deux

29 %

Elles privilégient surtout les résultats à court terme

24 %

Elles parlent de performance durable, mais agissent surtout à court terme

35 %

Je ne sais pas / je ne souhaite pas répondre

5 %


 

Une performance collective peu valorisée

 

52 % des Français estiment que les réussites collectives ne sont clairement pas reconnues dans leur entreprise actuelle ou passée.


Il existe donc un réel décalage entre les discours sur l’esprit d’équipe et les pratiques de reconnaissance réellement vécues au travail qui restent centrées sur l’individu.

 

Dans votre entreprise actuelle ou passée, la performance collective est-elle vraiment valorisée ?

Réponses

Pourcentages

Oui, les réussites collectives sont clairement reconnues

13 %

Oui, mais moins que les performances individuelles

29 %

Non, les objectifs individuels restent prioritaires

27 %

Non, la collaboration est demandée mais peu récompensée

25 %

Je ne suis pas concerné

4 %

Je ne sais pas / je ne souhaite pas répondre

2 %

 


Ça va trop vite
? 

 

Face aux grandes transformations du travail, les Français ne sont pas massivement hostiles, mais beaucoup demandent à être accompagnés. En effet, 35 % se disent curieux, à condition d’être guidés. Néanmoins, 41 % expriment une forme de tension face aux évolutions actuelles, entre inquiétude parce que les changements vont trop vite (24 %) et fatigue face à leur enchaînement (17 %).

Le défi auquel sont confrontés les salariés n’est pas seulement technologique ou organisationnel, il est aussi culturel et managérial. Les entreprises doivent aider les salariés à apprendre, comprendre et se projeter, plutôt que de leur demander de s’adapter en permanence sans cadre clair.

 

Face aux grandes transformations actuelles, comme l’intelligence artificielle, les nouveaux modes de travail ou les enjeux environnementaux, vous vous sentez plutôt…

Réponses

Pourcentages

Enthousiaste : ce sont des opportunités pour apprendre et évoluer

14 %

Curieux, mais j’ai besoin d’être accompagné

35 %

Inquiet, car les changements vont trop vite

24 %

Fatigué, car les transformations s’enchaînent sans pause

17 %

Indifférent

5 %

Je ne sais pas / je ne souhaite pas répondre

5 %

 


Un temps de déconnexion révolu
? 

 

Les congés ou les périodes de pause ne semblent plus être seulement des moments de déconnexion. Ainsi, pour plus de huit Français sur dix, elles sont aussi un temps de réflexion sur leur évolution professionnelle, leur envie d’apprendre ou leur capacité à changer.


81 % des salariés s’interrogent au moins parfois sur leur trajectoire professionnelle pendant l’été ou les périodes de pause, et 27 % en font souvent un vrai moment de remise en question.

 

Pendant l’été ou les périodes de pause, vous arrive-t-il de vous interroger sur votre évolution professionnelle, votre capacité à changer ou votre envie d’apprendre ?

Réponses

Pourcentages

Oui, c’est souvent un moment de remise en question

27 %

Oui, mais seulement quand je suis insatisfait de ma situation

21 %

Parfois, sans que cela mène forcément à une action

33 %

Non, je préfère couper totalement avec ces sujets

16 %

Non, je ne me sens pas concerné(e)

2 %

Je ne sais pas / je ne souhaite pas répondre

1 %

 

 

 

Formation hors temps de travail : les Français partagés entre curiosité, pression et déconnexion

 

L’apprentissage hors temps de travail concerne une majorité de Français, mais reste surtout occasionnel. En effet, 52 % déclarent apprendre de nouvelles choses liées à leur vie professionnelle en dehors du travail, mais seuls 17 % le font régulièrement par curiosité personnelle.

 

À l’inverse, 46 % refusent cette logique, principalement pour préserver leur repos et leur déconnexion

(33 %) ou parce qu’ils estiment que l’entreprise doit organiser ces temps d’apprentissage (13 %).

 

En dehors de votre temps de travail, vous arrive-t-il d'apprendre de nouvelles choses en lien avec votre vie professionnelle ?

Réponses

Pourcentages

Oui, régulièrement et par curiosité personnelle

17 %

Oui, régulièrement car je me sens obligé(e) de rester compétitif(ve)

12 %

Oui, occasionnellement, selon les opportunités

23 %

Non, je réserve ce temps au repos et à la déconnexion

33 %

Non, je considère que c’est à l’entreprise d’organiser ces temps d’apprentissage

13 %

Je ne sais pas / je ne souhaite pas répondre

2 %

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