Alors que la campagne de déclaration des
revenus 2025 bat son plein, une étude Meilleurtaux Placement/YouGov
montre que le Plan Épargne Retraite (PER) – un des produits de défiscalisation
les plus intéressants actuellement – continue de susciter un intérêt croissant
chez les Français… sans pour autant être maîtrisé par eux.
Meilleurtaux rappelle
ici les principaux avantages du PER, la baisse d’impôt de l’an prochain se
préparant dès aujourd’hui.
Déclaration 2025 : la
douloureuse comme déclic ?
Chaque printemps, la
déclaration de revenus agit comme un révélateur de la sous-utilisation des
nombreux dispositifs fiscaux existants en France : dons, investissement
immobilier défiscalisé, FCPI etc.
Parmi tous ceux-ci, le
PER dispose d’avantages uniques. Selon Patrick Thiberge, Président de
Meilleurtaux Placement : «
Contrairement par exemple aux dons ou aux investissements défiscalisés fléchés
par l’Etat (SOFICA, Outre-mer, etc) souvent risqués, l’investissement dans un
PER est un investissement personnel en vue de préparer sa retraite et sur
lequel vous pouvez gérer le niveau de risque. Le tout avec une déduction
intéressante ».
Le PER bénéficie
d’avantages majeurs :
les versements volontaires peuvent être déduits du revenu imposable, ce qui
entraîne en pratique une défiscalisation jusqu’à 45% pour les personnes les
plus aisées ; les plafonds de déduction sont confortables (jusqu’à 37 094 €),
ils sont mutualisables si on est en couple, et ils sont reportables dans les 3
années suivantes s’ils n’ont pas été totalement utilisés une année. Après la
fin du Pinel, le PER apparaît comme le grand gagnant des stratégies de
défiscalisation des particuliers.
Bientôt un Français sur
deux équipé en PER ?
Avec près de 12,7
millions de titulaires et 141 milliards d’euros d’encours, le PER est devenu en
quelques années un produit patrimonial de masse. Aujourd’hui, un quart des
Français dit posséder un PER et la même proportion (27 %) prévoit d’en
souscrire un au cours des 12 prochains mois. Un chiffre qui monte à 38 % chez
les 35-55 ans, la population « installée » dans le monde du travail qui doit
impérativement commencer à épargner pour sa retraite.
L’intérêt fiscal du PER est relativement identifié « La possibilité de réduire ses impôts grâce au PER est
– après l’aspect de préparation de la retraite (46%) – le second
avantage le plus cité par les répondants, dans 27% des cas. 30% des Français
sont cependant incapables de citer un avantage du PER », souligne
Patrick Thiberge.
Un produit aux
inconvénients exagérés
Si le PER commence à
être connu du grand public – seuls 17% des répondants disent ne jamais en avoir
entendu parler – sa compréhension concrète reste très partielle : 51% en ont
déjà entendu parler sans savoir ce que c’est précisément. Seul un tiers des répondants
pense pouvoir expliquer ce qu’est un PER.
Parmi les principaux
freins évoqués par les répondants, 34% considèrent que « l’argent est bloqué
jusqu’à la retraite » ; 17% pointent des frais parfois jugés élevés et 20%
craignent la fiscalité à la sortie.
« Ces freins existent,
mais peuvent être largement jugulés : le blocage de l’argent jusqu’à la
retraite, même s’il bénéficie d’exceptions, plaide pour des versements avec un
montant raisonnable (sans sacrifier les projets plus proches) mais réguliers,
au plus tôt dans la vie active ; les frais sont largement évitables en
choisissant des bons contrats en ligne. Quant à la fiscalité à la sortie, elle
est à relativiser car le départ à la retraite s’accompagne en général d’une
baisse de rémunération et donc de sa Tranche Marginale d’Imposition », répond Patrick
Thiberge, Président de MeilleurtauxPlacement.
Préparer sa retraite
aujourd’hui pour moins d’impôts demain
Le PER reste perçu
comme un produit technique, parfois rigide, alors qu’il répond pourtant à un
besoin très concret : préparer sa retraite tout en optimisant sa fiscalité
actuelle.
« Préparer dès aujourd’hui sa retraite en alimentant son PER, c’est aussi préparer la baisse d’impôt du printemps prochain. L’impôt économisé pourra ensuite être reversé sur le PER pour encore baisser l’impôt l’année suivante, et ainsi enclencher un vrai cercle vertueux au service de sa retraite » conclut Patrick Thiberge.


