Baromètre PAYT / IPSOS BVA.
Une entreprise
française sur deux menacée par les impayés
Payt, leader européen
des solutions de gestion des créances clients, dévoile les résultats de la première vague de son
baromètre exclusif réalisé avec l’institut Ipsos bva du 24 au 26 mars 2026.
L’étude dresse un
constat sans appel : le retard de paiement n’est plus un simple aléa comptable,
mais une menace vitale qui déstabilise l’économie réelle et fragilise
l’ensemble de la chaîne de valeur.
Un risque vital pour 53
% des entreprises
Alors que les
défaillances d’entreprises connaissent une progression constante, l’enquête
révèle que 53 % des dirigeants ont vu la pérennité financière de leur structure
menacée par des impayés. Pour 20 % d’entre eux, cette menace est qualifiée de «
sérieuse » ou « très sérieuse ».
Derrière ces chiffres
se cachent des situations de trésorerie critiques : découverts bancaires,
sacrifices d'investissements et, dans les cas les plus graves, reports de
salaires.
L’effet domino : une
menace pour la souveraineté économique
Le baromètre met en
lumière la mécanique de la « cascade fournisseurs » :
● 49% des entreprises ont déjà dû retarder le
paiement de leurs propres fournisseurs ou le versement des salaires à cause
d'un client en retard.
● Pour 7% des répondants, cette situation est
devenue une récurrence, survenant plusieurs fois par an.
La faillite client : un
choc frontal sans préavis
L'étude souligne une
lacune structurelle dans la surveillance du risque : 30 % des dirigeants ont
été surpris par la faillite ou le redressement judiciaire d'un client important
au cours des trois dernières années.
Fait marquant, seuls 22
% ont bénéficié d'alertes préalables permettant d'anticiper la perte.
Le renoncement : 42 %
des factures abandonnées par manque de moyens
Signe d'une gestion
souvent artisanale, 42 % des entreprises déclarent avoir déjà abandonné une
facture impayée. La raison ? Le coût en temps et en énergie nécessaire pour un
recouvrement manuel était jugé supérieur au montant dû.
Martin Habfast,
Directeur Général de Payt France, rappelle : « En lançant ce baromètre avec
Ipsos, nous voulions mesurer avec rigueur ce que les dirigeants français vivent
réellement. Les chiffres sont sans appel. La pérennité d'une entreprise sur
deux a été menacée. Pourtant, trois entreprises sur quatre continuent de gérer
leurs relances à la main. Ce n'est pas un problème de volonté, mais de méthode
et d'outils. Une créance bien gérée, c'est une relation client préservée. »
Sébastien Cordier, Président de l'AFDCC, conclut : « Ces résultats confirment que le crédit client est le premier levier de financement de l'économie française, mais aussi son premier risque. Trop de dirigeants subissent encore l'impayé comme une fatalité alors qu'une culture du cash, soutenue par des processus structurés, est le seul rempart efficace contre l'effet domino des défaillances. Il est urgent que la gestion du poste client devienne une priorité stratégique, et non plus une simple tâche administrative. »


