Etude Natixis
Interépargne
À l’occasion de la
Journée internationale des droits des femmes et de la semaine de l’éducation
financière, Natixis Interépargne a interrogé ses clientes épargnantes afin de
mieux comprendre leurs perceptions et comportements face à l’épargne.
Les résultats mettent
en lumière une implication croissante des femmes dans la gestion de leur
épargne, mais aussi des freins persistants liés à un manque de confiance et à
des connaissances financières insuffisantes.
Un intérêt croissant et
régulier pour l’épargne
L’épargne est perçue
comme un sujet central pour une large majorité de femmes. Près de 9 femmes sur
10 se déclarent concernées par cette question et 76 % indiquent épargner
régulièrement, même lorsqu’il s’agit de montants modestes.
Pour autant, des écarts persistent. En 2025, l’encours moyen des femmes demeure inférieur d’environ
36
% à celui des hommes, et la part des femmes parmi l’ensemble des épargnants
n’évolue que lentement, passant de 38 % à 40,5 % sur dix ans.
Un déficit de confiance
et de connaissance qui freine les décisions financières
L’étude met en évidence
une confiance financière limitée. Elles sont ainsi 62 % à estimer que leur
niveau de connaissance en matière d’épargne est insuffisant, et 72 % déclarent
n’avoir jamais bénéficié d’une formation dédiée à ces sujets.
Ce manque de repères
conduit une partie d’entre elles à l’attentisme : 58 % déclarent renoncer
parfois à investir par crainte de faire le mauvais choix, alors même qu’elles
jouent un rôle actif dans la gestion du budget du quotidien et se projettent
dans la préparation de l’avenir, notamment pour l’épargne de précaution ou la
retraite.
La sécurité au cœur des
choix d’investissement
Face à ces
incertitudes, la sécurité reste le premier critère de choix dans les arbitrages
financiers.
61 % des femmes privilégient la sécurité, contre 43 % le rendement.
Cette approche prudente
se reflète dans la composition des portefeuilles : plus de la moitié des
encours détenus par les femmes sont investis dans des fonds mixtes ou
monétaires, ce qui traduit une stratégie orientée vers la préservation du
capital.
Des comportements qui
évoluent vers davantage de diversification
Malgré cette prudence
structurelle, l’enquête révèle une évolution progressive des comportements
d’investissement. Depuis 2020, la part des encours investis en actions est
passée de 13 % à 19 %, tandis que les titres d’entreprise progressent de 12 % à
17 %.
À l’inverse, les
supports mixtes reculent de 36 % à 28 %, signe d’une diversification accrue des
placements et d’une ouverture progressive des épargnantes vers des actifs plus
dynamiques.
Dominique Dorchies, directrice générale déléguée de Natixis Interépargne, souligne : « Cette étude met en lumière un paradoxe : les femmes épargnent régulièrement mais leur faible connaissance en matière de finance se répercute sur leurs décisions financières. Notre ambition est de renforcer notre accompagnement et nos outils pédagogiques, afin de leur donner toutes les clés pour épargner avec maîtrise et confiance. »


