Trésorerie sous tension, retards de paiement et
outils inadaptés : la gestion fi nancière reste en décalage avec la réalité du
terrain
Qonto publie avec
OpinionWay une étude inédite sur les enjeux de la digitalisation et les besoins
numériques des dirigeants du BTP. Menée auprès de 300 dirigeants de TPE du
secteur, elle met en lumière une réalité structurelle : dans un secteur où tout
se joue sur le terrain, la gestion administrative et fi nancière reste un
facteur de ralentissement majeur, encore trop souvent sous-estimé. Dans le BTP,
elle est devenue un facteur direct de performance opérationnelle.
Un temps administratif
qui détourne les dirigeants du terrain
Les dirigeants du BTP
consacrent en moyenne 13h21 par semaine à la gestion administrative et fi
nancière, et un sur deux y passe plus d’une journée entière. Ce temps, loin
d’être marginal, empiète directement sur l’activité : suivi des chantiers,
coordination des équipes, relation client ou développement commercial. Dans des
structures souvent petites, où le dirigeant cumule les rôles, chaque heure
mobilisée sur l’administratif se traduit par une perte de capacité
opérationnelle. Le paradoxe est net : un secteur orienté terrain, encore freiné
par des contraintes de gestion.
Une trésorerie sous
tension, gérée dans l’urgence
Cette charge
s’accompagne d’une fragilité fi nancière persistante. 60 % des dirigeants ont
déjà connu des difficultés financières, et 38 % ont été confrontés à des
blocages de paiement récents. Dans ce contexte, la gestion de trésorerie repose
encore largement sur des réflexes défensifs : relancer les clients, négocier
des délais, ajuster les dépenses à court terme. Peu d’outils permettent
aujourd’hui d’anticiper les flux ou d’avoir une vision consolidée en temps réel
des entrées et sorties. Résultat : une trésorerie subie plus que pilotée, qui
limite directement la capacité des entreprises à maintenir leur activité et à
absorber les aléas.
Des frictions financières qui ralentissent directement les chantiers
Dans le BTP, les
tensions fi nancières ne restent pas théoriques : elles se traduisent
immédiatement sur le terrain. Lorsqu’ils surviennent, les blocages de paiement
génèrent :
● un stress important
pour 53 % des dirigeants,
● une perte de temps
significative pour 28 %,
● des retards
fournisseurs pour 22 %, et
● des impacts
directs sur l’avancement des chantiers.
Ces situations
résultent autant de décalages de trésorerie que de processus bancaires encore
trop peu réactifs et flexibles, mal adaptés à des environnements où les
décisions doivent être prises immédiatement. Dans ce secteur, un flux financier
bloqué peut suffire à ralentir, voire arrêter, un chantier.
Une digitalisation
encore incomplète face à la facturation électronique
Si 68 % des entreprises
utilisent un logiciel de facturation, 22 % fonctionnent encore via des outils
manuels ou des tableurs. Pour autant, ce niveau d’équipement ne préjuge pas de
leur préparation à la facturation électronique, qui impose des formats
structurés et une intégration aux plateformes agréées. Ce décalage s’explique
en partie par la complexité des usages du secteur - acomptes, situations de
chantier, devis transformés - mais il devient critique à l’approche de la
réforme. Avec la facturation électronique, la question n’est plus seulement de
s’équiper, mais de maîtriser des flux de bout en bout. Sans cette continuité,
la réforme risque de créer autant de frictions qu’elle en supprime.
Transition
environnementale : un enjeu encore contraint par le quotidien des entreprises
Dans le BTP, la
transition environnementale reste freinée par des contraintes très concrètes.
Si près d’un dirigeant sur trois a engagé ou prévoit des actions, la majorité
n’a pas encore franchi le pas, en raison du coût, du manque de temps et de
priorités opérationnelles plus urgentes. Dans ce contexte, la digitalisation
des flux joue un rôle pragmatique : en réduisant le papier, les ressaisies et
les tâches administratives, elle permet de gagner du temps et de limiter
certaines inefficiences. Mais le principal levier reste fi nancier : la
capacité à investir sans déséquilibrer la trésorerie, dans un contexte où les
marges de manœuvre restent limitées.
Repenser la gestion fi
nancière au rythme du chantier
L’étude met en lumière
un désalignement structurel : des entreprises très opérationnelles, mais encore
équipées d’outils fi nanciers conçus pour des usages de bureau. Dans le BTP, la
performance dépend directement de la capacité à s’adapter au rythme du chantier,
c’est-à-dire à :
● encaisser rapidement
pour sécuriser la trésorerie,
● anticiper ses flux
pour éviter les tensions, et
● ne pas être bloqué dans ses achats de matériaux ou ses paiements L’enjeu n’est donc plus
seulement
de digitaliser, mais de disposer d’une gestion financière fluide, réactive et
adaptée aux contraintes du terrain.
« Dans le BTP, la
gestion financière n’est pas un sujet de support : c’est un sujet d’exécution.
Un paiement qui tarde ou qui se bloque, c’est un fournisseur qui att end, un
chantier qui ralentit - voire qui s’arrête - et des décisions qui se décalent.
Aujourd’hui, beaucoup d’entreprises composent encore avec des outils et des
processus trop rigides pour leur réalité. L’enjeu est donc de rendre les flux
plus simples, plus rapides et surtout plus adaptés au terrain, pour redonner
aux dirigeants de la maîtrise sur leur activité » explique Philippine
Rougevin-Baville, Directrice Générale Europe de l’Ouest chez Qonto.
Pour répondre à ces enjeux, Qonto développe une approche intégrée de la gestion fi nancière, pensée pour les contraintes du terrain :
● Facturation adaptée au BTP, incluant acomptes, situations de chantier et facturation électronique
● Création, envoi et
suivi des factures depuis le terrain, avec visibilité en temps réel sur les
paiements
● Encaissement simplifié,
via liens de paiement ou Tap to Pay directement sur chantier
● Compte professionnel
et facturation connectés, pour réduire les délais entre émission et
encaissement et limiter les ressaisies
● Paiements et plafonds
conçus pour les besoins du BTP : plafonds ajustables en temps réel, virements
instantanés, pour ne plus être bloqué
● Pilotage de
trésorerie en temps réel, avec une vision claire des flux entrants/sortants et
solution de souplesse (débit différé, avance sur facture, financement selon
éligibilité)
● Gestion des dépenses
des équipes terrain, avec cartes paramétrables, justificatifs automatisés et
contrôles (plafonds, règles d’usage, validations)
● Automatisation des tâches administratives (rapprochement, catégorisation, export comptable).


