44 % des Français accepteraient une banque sans conseiller, entièrement automatisée,
tandis que 15 % utilisent déjà l'IA pour leurs
décisions d'investissement.
Tel est le résultat de
la 5ᵉ édition du baromètre « Banque de demain » réalisée par le cabinet de
conseil français et indépendant mc2i auprès de 2 001 Français.
Cette étude met en lumière une relation bancaire en pleine mutation, entre recherche de simplicité, nouvelles attentes des consommateurs et montée en puissance des usages numériques.
Alors que l'IA s'invite progressivement dans les décisions
financières des particuliers, que les nouveaux moyens de paiement gagnent du
terrain et que les enjeux de souveraineté prennent de l'ampleur, les Français
redessinent peu à peu leur rapport à leur banque.
Parmi les autres
enseignements :
• 68% des sondés jugent essentiel que leurs moyens
de paiement garantissent leur souveraineté et la sécurité de leurs données, et 50%
se déclarent favorables à l'euro numérique ;
• Les solutions de paiement entre particuliers
comme Wero ou Paylib poursuivent leur progression, notamment auprès des moins
de 35 ans, qui sont 76% à les utiliser ;
• 18% des Français souhaiteraient investir dans les
actifs numériques mais ne disposent pas d'offre adaptée dans leur banque
principale ;
• 64% des moins de 35 ans se déclarent prêts à
quitter leur banque pour des raisons environnementales ou sociétales.
« Les résultats de ce baromètre confirment une transformation profonde du secteur bancaire, marquée par une tension croissante entre attachement au modèle traditionnel et ouverture à de nouveaux usages. Les attentes des clients s’articulent désormais autour de trois piliers : la confiance, à travers la sécurité et la souveraineté des données ; l’innovation, avec l’intégration de technologies comme l’intelligence artificielle, tout en préservant le lien humain ; et l’engagement, via des pratiques plus responsables et durables. Dans ce contexte, les banques doivent repenser leur proposition de valeur pour répondre à des clients plus exigeants, plus mobiles, mais aussi plus volatils dans leurs choix », conclut Lorenzo Bertola, Directeur Général Adjoint, Directeur du Pôle Banque, Finance, Assurance chez mc2i


