Syrtals,
cabinet de conseil spécialisé dans les paiements et services financiers, a publié la
9 ᵉ Saison de son étude annuelle sur les néo-banques qui dresse un panorama
des acteurs, tendances, innovations, enjeux à l’échelle internationale.
Syrtals explore la diversité des protagonistes sur les segments BtoB et BtoC, la variété des contextes/marchés entre pays matures ou en voie de
développement, ainsi que les impacts des évolutions réglementaires et technologiques
dont l’incontournable Intelligence Artificielle.
Un mix de maturité,
consolidation et de manœuvres continues
Depuis 15 ans, les
néo-banques ou banques digitales ont bouleversé le paysage mondial, en imposant
de nouveaux standards et en accélérant les changements grâce à leur agilité et
rapidité d’exécution.
Pourtant, leurs
parcours quels que soient leurs origines (start-up, banque, géants du web ou
des réseaux sociétés, opérateurs telco…) n’ont rien d’un long fleuve tranquille
: entre succession de naissances, disparitions, rachats et pivotements,
recherche de rentabilité jusqu’à des réussites éclatantes
Cette étude révèle
notamment :
• L’avènement de leaders nationaux ou
internationaux (ex : Webank, Nubank, Revolut, Chime, Qonto, Kakaobank, Nequi,
Monzo…)
• La persistance de disparités régionales
• Les leviers d’innovation comme nouveaux
moteurs de croissance : intelligence artificielle, cloud, blockchain, data
• L’incursion de nouveaux larrons issus des
paiements, des cryptos et autres stablecoins
• La nécessité de se différencier en permanence
pour conserver son avance ou ne pas se laisser distancer (individualisation des
expériences, extension d’offres, internationalisation, agréments idoines,
taille critique…).
Dans un contexte
concurrentiel exacerbé et de multi-bancarisation généralisée, l’enjeu ne réside
plus uniquement dans l’acquisition des clients, mais dans la capacité des
acteurs à devenir leur partenaire financier de référence au travers d’une offre
fluide, ciblée et constamment enrichie.
Angelo Caci, Directeur
général de Syrtals Cards, souligne : « Les néo-banques ont prouvé qu’elles
pouvaient capter des dizaines de millions de clients et générer des revenus
voire des profits significatifs. Un classement s’est fait jour désormais entre
les « best in class », les poids moyens et la cohorte de poursuivants désirant
à tout prix ne pas basculer dans la catégorie des déchus ».
La France, un marché
dynamique et concurrentiel
Comme dans d’autres
pays, les néo-banques d’origine française ou étrangère ont indéniablement
bousculé l’establishment de par la variété des segments et services couverts.
Toutefois, les acteurs classiques n’ont pas manqué de contre-attaquer et
disposent de capacités, ressources, voire de véhicules ad hoc leur permettant
de résister.
La tension monte
immanquablement du fait des niveaux de risques accrus et des parts de marché
conquis par les challengers dont les plus aguerris disposent de positions
enviables. De surcroît, ils ne manquent pas d’ambitions pour désarçonner leurs
aînés, d’autant plus si demain, ils glanent toute
« l’honorabilité requise »
grâce à des agréments bancaires.
« En France, la bataille fait rage entre néo-banques et établissements traditionnels, dans un marché arrivé à maturité où seuls les acteurs capables de conjuguer volumes, innovation et solidité tireront durablement leur épingle du jeu », conclut Angelo Caci.


