Les professionnels toujours motivés à agir,
leur besoin d’accompagnement financier s’accentue.
Sylvain Vial, directeur du Développement Caisse d’Epargne, souligne : « Le contexte d’incertitude que nous vivons ne doit pas nous
détourner de l’impérative transition écologique. Les professionnels en sont
bien conscients mais ont d’autant plus besoin d’être accompagnés pour la faire
avancer. Il nous tient à cœur, en tant que banque coopérative et universelle,
de nous engager auprès de tous les acteurs de la société pour relever ce défi
collectif. Pour cette raison, nous lançons notre prêt à impact dédié aux
professionnels afin de les accompagner dans la rénovation énergétique et ainsi
contribuer à la construction d’un avenir durable pour tous, en ligne avec notre
Contrat d’Utilité. »
Synthèse du “Baromètre Caisse d’Epargne” de la transition écologique
La transition écologique, une préoccupation ancrée chez les
professionnels, qui se heurte aux contraintes économiques.
6 professionnels sur 10 restent préoccupés par la transition écologique,
malgré un léger recul depuis la précédente mesure en octobre 2023 (ils étaient
alors 66%). L’intention d’agir « en gardant le rythme » reste majoritaire : 56%
disent souhaiter cette année « en faire davantage » sur le sujet, 44% « en
faire autant ». Mais une partie des professionnels (26%) estiment que la
transition écologique est, au cours des 3 dernières années, devenue secondaire
à la faveur d’autres sujets.
Les motivations à prendre en compte la transition écologique sont
d’abord financières :
- 45% des répondants vont agir pour obtenir une « réduction
des coûts, en particulier énergétiques ».
Viennent ensuite des motivations relevant du sens :
- 36% par « souci de cohérence avec ses valeurs ou celles de
l’entreprise »,
- 27% pour « participer à une démarche vertueuse pour tous »,
- 26% pour « améliorer l’image de son entreprise ou de son
activité ».
- Seulement 20% agissent par obligation en « anticipation des
évolutions réglementaires ».
Concrètement, les professionnels souhaitent agir sur quatre fronts: en
1er lieu, la gestion des déchets pour 64% des répondants (+ 2 points vs 2023),
en 2ème l’utilisation d’énergies renouvelables pour 44 % des répondants (- 2
points vs 2023), en 3ème la réduction de l’empreinte numérique pour 38% des
répondants, en forte hausse (+8 points vs 2023), et en 4ème le fait de repenser
ses locaux (rénovation, réparation) pour 35% des répondants, en forte hausse
également (+ 9 points vs 2023).
Un besoin d’accompagnement et de financements renforcé, des attentes
fortes envers les banques
Le coût reste le principal frein identifié pour 1 professionnel sur 2. C’est un des 3 freins majeurs et qui a le plus progressé (+8 points vs octobre 2023), avec « la priorisation d’autres sujets » (36%, +9 points vs octobre 2023) et « le manque de temps » (27%, +9 points vs octobre 2023).
Il pèse
d’autant plus dans un contexte financier qui se dégrade : les professionnels
sont de plus en plus nombreux à juger insuffisantes les aides accordées pour
contribuer à la transition écologique (69%, +6 points vs octobre 2023) – alors
même que deux tiers prévoient de maintenir leurs dépenses en la matière.
Le besoin d’information se fait aussi sentir : seulement 36% des
professionnels, en nette baisse vs 2023 (-19 points), se déclarent « bien
informés sur les aides et solutions en faveur de la transition écologique ».
Deux besoins essentiels se confirment donc pour mener à bien
l’engagement écologique :
- « être mieux accompagnés sur les actions à mener », cité par 66% des professionnels
- « être mieux informés sur les différents financements possibles », cité par 61% des répondants, dont 24% qui citent ce besoin en premier.
Ces deux besoins sont ceux qui ont le plus progressé depuis 2023,
respectivement de 9 et 6 points.
Face à ces besoins, 75% des professionnels font d’abord confiance aux banques mutualistes et coopératives pour mener à bien la transition écologique, bien davantage qu’aux banques commerciales (57%) ou aux banques en ligne (44%). Leurs attentes vis-à-vis des banques consistent prioritairement à « financer leurs projets et initiatives en faveur de la transition écologique » pour 52% d’entre eux et à « financer les travaux d’isolation, d’installation de panneaux solaires sur les locaux »
pour 51%.
Pour 9 professionnels sur 10, les banques doivent prioritairement s’engager à faire des offres de prêts dédiés (pour l’achat de dispositifs de production d’énergies renouvelables ; pour la rénovation énergétique des locaux professionnels), et en particulier des formules de prêts récompensant par un taux bonifié les actions en faveur de la transition (cité par 1 répondant sur 2, en hausse de 5 points vs 2023).


