Communiqué de la FNTR
Les mesures telles que
présentées par le Gouvernement, ce 27 mars en conférence de presse, sont
incompréhensibles. Elles ne semblent ni à la hauteur de la crise, ni adaptées
aux réalités
du terrain.
L’aide directe annoncée, sous la forme d'une aide forfaitaire exceptionnelle est équivalente à une aide de 20 cts€/l. Cette aide exceptionnelle, estimée à 50 millions d’euros et est limitée au mois d’avril 2026, se révèle avant tout être un dispositif complexe, lourd à activer et insuffisant.
- Qu'appelle-t-on une
entreprise très fragilisée ?
- Auprès de qui faut-il
constituer un dossier ?
- Quel sera le délai de
traitement ?
- Au-delà des effets
d'annonces, comment cela fonctionne-t-il de manière opérationnelle et rapide ?
Avec une mise en œuvre
limitée à avril 2026, ce mécanisme arrive déjà bien trop tardivement pour un
secteur dont la situation se dégrade depuis quasiment un mois.
La FNTR demande au
ministre des Transports, Philippe Tabarot, de clarifier les modalités de ces
annonces. La Fédération entend être partie prenante des solutions efficaces
pour les entreprises.
Sur le terrain, les
entreprises de transport font face à une flambée des coûts, à des déficits qui
se creusent et à des trésoreries exsangues. Ces annonces, loin d’apporter une
réponse rapide et opérationnelle, sont déconnectées des attentes des professionnels
du transport.
Elles ne répondent en
rien à l’urgence vitale d’un secteur qui assure chaque jour l’approvisionnement
du pays et dont les défaillances d’entreprises se multiplient.
Nous appelons à la mise
en place de mesures simples, lisibles et immédiatement mobilisables,
proportionnées à la gravité de la crise. Le secteur n’a pas besoin d’une
« usine à gaz » supplémentaire mais d’un soutien efficace, rapide et durable.
La deuxième mesure
annoncée porte sur l'électrification accélérée du parc poids lourds.
Une transition demande
du temps : prétendre passer directement des énergies fossiles au tout
électrique, ce n’est plus une transition, c’est un saut dans le vide.
L’électrique constitue certes une solution stratégique pour l’avenir mais elle
reste aujourd’hui limitée pour des entreprises déjà très fragilisées par les
crises successives et dont la trésorerie a été mise à mal par ces épisodes
répétés.
À l'heure actuelle, la
FNTR n'appelle pas à une manifestation nationale, cependant la grogne monte
fortement chez les professionnels. La Fédération ne peut exclure certains
mouvements locaux.
Dans cette période, nous appelons à la solidarité et rappelons que de nombreuses TPE et PME risquent la défaillance dans les prochaines semaines.


